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Pour l’honneur de tous les miens d’Amanda Skenandore

Tu es à la recherche d’un roman historique au thème original?

J’ai ce qu’il te faut!

Aujourd’hui, je te propose un roman historique sur les traces de Amérindiens.

Grâce à mon partenariat avec les éditions Faubourg-Marigny, j’ai eu l’opportunité de lire « Pour l’honneur de tous les miens » de l’autrice américaine Amanda Skenandore.

Ce roman est une très belle découverte, pas un coup de cœur…mais un très très bon moment livresque comme je les aime.

D’abord, il y a une découverte. Celle de la plume de l’autrice dont c’est le premier roman traduit en français. Trois autres romans attendent sagement d’être traduits… Laury-Anne, directrice littéraire de la maison d’édition est une dénicheuse de pépites!

Ensuite, il y a un apprentissage. J’adore lire et apprendre en même temps. Dans son roman, l’autrice dévoile le sort réservé aux enfants amérindiens à la fin du XIXe siècle… Comme dans beaucoup de pays colonisés, ces derniers ont été assimilés.

Cela signifie que les blancs ont tout simplement tenté d’effacer l’identité, la langue maternelle, la culture, la religion de ses enfants au profit de la leur. A aucun moment, les Blancs se sont souciés de l’impact de ces agissements sur le développement des enfants.

Enfin, ce livre fait le récit de la vie d’une héroïne, une femme porteuse de convictions et en marge de ce que la société de l’époque peut attendre d’une jeune dame de sa condition. Alma est cette femme. J’adore les histoires où les femmes bousculent les codes.

Eduquée en compagnie d’enfants issus de différentes tribus autochtones, elle reste interdite et perplexe lorsqu’elle apprend que son ami d’enfance, Henri Muskat, est accusé de meurtre. Comment est-ce possible alors qu’Henri était l’élève le plus prometteur de l’établissement?

Cet établissement est celui du père d’Alma: Stover School.

Comment est-ce possible que ce bon élément de l’établissement aux vertus éducatives sans faille ait pu devenir un criminel?

Poussée par la nécessité de porter secours à son ami, elle quitte Philadelphie avec son époux avocat. Ensemble, ils ont décidé de défendre Asku alias Henri.

Ce voyage sera l’occasion pour elle de remonter le passé, d’évoquer cette période aux souvenirs ambivalents et d’ouvrir les yeux sur ce qu’elle refusait obstinément de voir.

« Pour l’honneur de tous les miens » est un très bel hommage à ces hommes et femmes privés de leurs racines au nom de l’unicité.

Amanda Skenandore écrit une fresque en deux temps…1881 et1906. Elle donne la parole à ceux dont l’honneur a été bafoué.

J’aurais voulu que ce roman soit un coup de cœur. Malheureusement, un pas si petit élément m’a empêchée d’atteindre le graal de la lecture parfaite. Ce pas si petit élément est Alma. Bizarre n’est ce pas?

Malgré un investissement certain de sa part et une ouverture à la culture amérindienne, son personnage manquait de profondeur. Je l’ai trouvée fort superficielle et comme dirait Virginie de L’échappée livresque, elle est un peu niaise…

J’espère que malgré elle, tu auras compris que ce roman mérité d’être lu! N’hésite pas à te lancer dans la lecture de « Pour l’honneur de tous les miens ». Tu ne risques rien mis à part d’ourir les yeux sur le passé peu glorieux de notre humanité.

Mais bon…je ne t’apprends rien…

Qu’en penses-tu?

Bonne lecture!

Littérature·Littérature française·Roman

Nous irons mieux demain de Tatiana de Rosnay

As-tu déjà lu Zola?

Moi non…et depuis que j’ai terminé le dernier roman de Tatiana de Rosnay, je me lancerais bien dans la découverte de cet illustre écrivain…classique du XIXe siècle. Auteur engagé.

Je n’ai pas lu toute la bibliographique de Tatiana de Rosnay. Par contre, les livres lus ont été dégusté. « Elle s’appelait Sarah » et « Boomerang » m’ont conquise.

« Nous irons mieux demain » publié en septembre par les éditions Robert Laffont m’a immédiatement emballée. La plume de l’autrice est agréable et maîtrisée. Tatiana sait en quelques lignes harponner le lecteur.

« Nous irons mieux demain » est l’histoire d’une rencontre entre deux femmes, entre deux mondes, entre une lectrice et un écrivain.

Une rencontre brutale.

Dominique est renversée par une voiture sous les yeux de Candice. Candice, sous le choc de cette collision se rend au chevet de Dominique. Peu à peu, un lien se crée entre la mère célibataire de 28 ans et la quinquagénaire sibylline…

Entre bienveillance et incompréhension, les deux femmes vont s’entraider, se conquérir, se repousser. Entre elles surtout va s’immiscer Emile Zola, méconnu de la première et adulé par la seconde.

Entre Candice et Dominique, j’ai basculé. J’ai ressenti. J’ai vibré. Candice n’est pas seule à avoir les sens éveillé par ce fameux Emile, mort il y a 120 ans dans d’étranges circonstances.

En positionnant l’auteur entre ces 2 femmes que rien ne prédestinaient à une rencontre, Tatiana de Rosnay lui offre une nouvelle vie et un véritable coup de projecteur sur son œuvre.

Il n’est pas improbable que je m’offre « Lettres à Alexandrine » et/ou « Lettres à Jeanne Rozerot »…Je pourrais ainsi suivre les traces de Candice et m’offrir un ticket d’entrée vers l’illustre écrivain (effrayant quand même…).

Je suis certaine que je ne suis pas la seule.

Bravo à Tatiana de Rosnay d’amener ses lecteurs à cette découverte.

Il n’y a pas qu’Emile Zola dans ce roman. Il y a surtout des femmes. Fortes et fragiles à la fois. Elles font de leur mieux. Elles affrontent les moultes difficultés du quotidien. Elles peinent parfois à trouver leur place dans cette société planifiée, calculée.

Dans cet univers où il faut entrer dans les cases proposées, avoir les bons comportements, se plier aux règles, Candice peine à se plier aux dictats…tout comme Dominique. La personnalité de Dominique est forte et invasive.

Candice vit une vie loin de ses aspirations initiales. Je me suis reconnue en elle. Quelle est la place de ceux et celles qui ont le cœur sur la main? Combien de fois n’ai-je pas entendu « Protège-toi »?

Candice aussi l’entend. Elle doit se méfier de la seule personne qui est bienveillante et présente auprès d’elle alors que ses proches sont aveugles à ses souffrances.

Dominique est une personne entière. Elle se donne corps et âme. Elle empiète sur le domaine des autres. Elle semble froide et calculatrice…qu’y a-t-il derrière les apparences?

J’ai été touchée par l’humanité donnée par l’autrice à ces deux femmes.

Ce livre mérite d’être lu pour se rappeler que derrière les apparences un cœur bat, une âme palpite. Derrière une façade souriante existe le chagrin. Les cicatrices des mots, des actes des autres sont indélébiles.

Parfois, face à la carence de bienveillance de nos contemporains, il est plus simple de chercher le réconfort dans des comportements qualifiés de folie ou de troubles de l’humeur…

Et si la folie était d’ignorer la souffrance, de la laisser grandir et de ne pas voir l’étincelle d’espoir dans les yeux d’autrui?

Audio·Fantastique·Historique·Littérature française·livre audio·Roman·Thriller

Widjigo d’Estelle Faye

En cette période où monstres et autres joyeusetés ont la côte, tu te sens peut-être l’envie de lire un petit quelque chose de différent. Si c’est le cas, fonce vers ce roman historique aux allures horrifiques et fantastiques.

« Widjigo » d’Estelle Faye est sorti il y a un an chez Albin Michel imaginaire.

Lors de cette lecture, c’est certain, tu n’échapperas ni aux frissons, ni aux sueurs froides.

Rien ne me prédestinait réellement à lire ce roman. Je dois d’ailleurs toujours lire « L’arpenteuse de rêves » de la même autrice, dans ma wishlist depuis bien longtemps. Il a suffi d’une proposition de SP de la part d’Audiolib pour que je plonge les yeux fermés dans ce roman.

Je n’ai pas pu les garder clos bien longtemps…Comme le jeune lieutenant Verdier, je me suis engouffrée dans ce vieux château breton…Pourtant, moi, je ne devais pas capturer ce fameux Justinien de Salers… Je ne suis pas en 1793…Non…non…je suis bien en 2022…enfin je crois.

Je dois avouer qu’à plusieurs reprises, j’ai voulu laisser cet audio sur le côté, j’ai moi aussi été envouté par l’ambiance oppressante, par le récit d’un voyage au cœur des terres encore vierges de Terre-Neuve.

Dans ce livre, il est question de nature, d’embruns, de mystères et de monstres… Le tout est lu avec beaucoup de talent par l’autrice elle-même. Au départ, c’est surprenant car il s’agit d’un récit conté par un homme…

Tu dois bien te douter que cette dernière sait exactement où porter l’attention, l’intonation, le questionnement. Bref, Estelle Faye offre au texte une dimension inédite et unique. L’ensemble est surprenant et prolonge l’imaginaire du texte.

Malgré cette lecture de qualité, je dois me faire une raison. L’imaginaire ce n’est pas mon monde. Les univers trop éloignés du mien me perdent en général. J’adore l’idée d’un roman historique fantastique. Ici, je n’ai malheureusement pas pu y trouver mes marques…

Ou alors, peut-être un peu trop…et je crains que le widjigo n’existe réellement…

Historique·Littérature anglaise·Roman·Saga familiale

Hôtel Portofino de J.P. O’Connell

Le bébé d’été de la maison d’édition Faubourg-Marigny

Qui n’a jamais rêvé de vacances au bord de la riviera?

Une vue époustouflante, la mer bleue de la méditerranée, la dolce vita italienne. Un cocktail idéal pour l’été.

J.P. O’Connell, écrivain et journaliste anglais, te propose un voyage dans cette cité balnéaire de luxe aux portes de Gênes par l’intermédiaire de son roman « Hôtel Portofino« , le roman de l’été des éditions Faubourg-Marigny.

Une histoire de famille durant les années 20.

Il est certain que ce roman historique t’offre de nombreux atouts si tu es à la recherche d’évasion et à l’affut des joies de l’été méditerannéen.

L’hôtel Portofino prend vie au lendemain de la première guerre mondiale. Cet endroit est une pension de famille aux prétentions luxueuses. Elle est riche du savoir-vivre britannique de ses propriétaires.

Après avoir vécu les affres du conflit meurtrier, la famille Ainsworth a quitté l’île britannique afin de prendre un nouveau départ sur les bords de grande bleue. Bella, la mère, a décidé d’investir dans cet hôtel à Portofino.

Alors que les premiers clients arrivent, Bella se voit confrontée à de nombreux déboires. Même si l’époque est propice à la fête et aux excès des années folles, elle est également le terreau du fachisme et de la première crise financière.

Comment Bella va-t-elle garder le cap, tenir la barre afin d’éviter l’implosion de sa famille et de son projet ?

Le résumé de l’éditeur

Malgré une immense motivation avant de lire ce roman, la magie n’a pas opéré comme je l’aurais souhaité.

Grande adepte de Downtown Abbey, je pensais m’épanouir dans cet hôtel.

J’y ai certes passé un bon séjour. Les hôtes étaient agréables même si je dois avouer que je les ai trouvés très particuliers.

Certains personnages m’ont intriguée… D’autres comme Mr Ainsworth père m’ont immédiatement été antipathiques.

L’ambiance sur place était assurée aussi bien par les vacanciers, le personnel, les proprétaires ou encore les autochtones.

Malgré les nombreux efforts, l’ambiance fut par moment assez lourde.

Pour te donner envie d’aller plus loin…

Ce roman est un drame. Je m’attendais sûrement à une comédie beaucoup plus légère.

Le roman, tout comme son époque, offre cette illusion de légerté. Or il n’en est rien.

Tout comme les personnages du récit, le lecteur est prisonnier des vestiges du conflit européen. La mort des uns est présente. Les blessures des autres crient sous le poids des convenances.

Les coupes de cheveux, les jupes plus courtes des femmes, les vacances ne sont qu’illusions. Néanmoins, ces audaces sonnent le glas de l’ancien régime, des convenances.

Le choc des générations est fort. Les esprits s’échauffent.

« Hôtel Portofino » a été adapté en série télé. Elle sera bientôt disponible en France. Pour les Belges, comme moi, la série est déjà disponible sur RTL replay… Elle est au programme de mon été.

J’ai hâte de découvrir cette adaptation…parce que la douceur de la baie de Gênes m’appelle, j’entends l’appel des vagues et que je sens le vent doux frémir sur ma joue.

Historique·littérature américaine·Roman

La librairie des rêves ensevelis de Madeline Martin

La librairie des rêves ensevelis est sorti en 2021 aux éditions Charleston

Je suis certaine que toi aussi, il t’arrive d’avoir des déceptions livresques. Des livres que tu as vus et revus sur #bookstagram, que tout le monde encense… Du coup, tu es chaud boulette pour tenter l’expérience. Et puis…et puis…c’est un flop!

Tu auras surement remarqué qu’il m’arrive rarement de ne pas aimer un livre. Je ne suis pas une lectrice exigeante. Je trouve facilement mon bonheur et de nombreux points positifs. J’aime me laisser bercer par les récits.

Lorsque j’ai démarré la lecture de « La librairie des rêves ensevelis » de Madeline Martin sur ma liseuse Kobo, je m’attendais à une pépite. Après quelques chapitres, j’ai senti que chez moi, l’effet pépite n’aurait pas lieu.

Ce n’est pas grave.

Cela arrive.

Ce roman et moi n’avons pas réellement matcché!

Ma défection ne doit surtout pas te détourner de ce roman. Rien ne dit qu’il ne sera pas un de tes coups de coeur de l’année.

L’histoire est intéressante et pleine d’éléments qui donnent envie de s’y plonger.

Nous sommes en Angleterre, en 1939. Plus précisément à Londres. A l’aube de la guerre, Grace quitte sa campagne et s’installe à la capitale. L’accueil est plutôt froid. Sans référence, elle ne trouve pas l’emploi dont elle rêvait.

Alors qu’elle est loin d’être une férue de littérature, le seul job qu’elle parvient à décrocher est dans une librairie.

Progressivement, alors que la guerre et les bombardements s’installent, Grace trouve dans ses lectures un réconfort qu’elle n’hésite pas à partager avec un plus grand nombre.

L’idée est vraiment très prometteuse et pleine de jolies valeurs.

J’ai une foi profonde en la force magique des mots.

L’idée de Grace, de quitter sa campagne sécurisante pour la ville au moment où tout le monde tentait de faire l’inverse, m’a semblée saugrenue.

Certes…pourquoi pas.

J’ai lu énormément de romans historiques sur le sujet. Les rayons des librairies regorgent de ce type de romans. L’histoire britannique a été marquée par le blitz. Les descriptions et renseignements de la vie sous les bombes ne manquent pas.

Je pense que c’est là que chez moi quelque chose n’est pas passé.

J’ai trouvé le récit un peu léger…un petit peu comme si tout se résolvait avec facilité. A côté de cela, l’histoire est humaine.

Les livres jouent leur rôle d’assourdisseurs. Ils calfeutrent et rendent les épreuves plus légères à traverser.

C’est le message que je retiendrai de ce roman.

As-tu lu déjà lu ce roman? Te tente-t-il?

Dis-moi ce que tu en penses.

Est-ce que toi aussi, tu as plus de mal avec les coups de coeur des autres lecteurs?

Lesquels?