Feelgood·Littérature·Littérature française·roadtrip·Roman

La mémoire de la mésange de Joffrey Gabriel

Joffrey Gabriel s’est glissé sur mon compte #booksta au printemps dernier avec cette fabuleuse couverture colorée et printanière.

« La mémoire de la mésange » bénéficie en effet d’une superbe couverture.

Une petite mésange…si fragile, si douce, si lumineuse est à l’image de la plume de Joffrey. Spontanée et sincère, emplie de sa personnalité, de ses valeurs, de son énergie positive.

« La mémoire de la mésange » est le dernier roman de l’auteur publié par Prisma éditions.

Derrière la mésange se cache l’histoire de Noël Beaupré. Pianiste sur le retour, Noël prend la fuite. Il n’a plus rien à perdre.

Lors d’une visite à sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer , il l’embarque dans un roadtrip vers la maison de son enfance…demeure familiale…

Au passage, il embarque plusieurs personnes en quête elles aussi de sens.

J’ai passé un bon moment en compagnie de Noël, Sandrine, Manon, Jeannine,… J’aime ces romans où les individualités se lient et portent vers un meilleur demain.

Lire « La mémoire de la mésange », c’est s’offrir l’opportunité de prendre du recul sur son propre quotidien.

Ce roman m’a conforté sur ma vision de la fin de vie, sur la nécessité de créer des liens entre le passé et le présent pour aller confiant vers le futur.

Joffrey Gabriel est une personnalité littéraire à ne pas manquer. Lisez-le, écoutez-le...Il pianote aussi bien qu’il n’écrit!

littérature américaine·roadtrip·Roman choral

Hadley & Grace de Suzanne Redfearn

Toi aussi certains livres te font un peu peur?

Pas peur de ne plus savoir dormir ou d’aller faire pipi en pleine nuit…Nooooooonnnnn! Peur de ce que la couverture, le résumé ou le titre te font comme effet.

Hadley & Grace est sorti en mai dernier aux éditions Faubourg-Marigny.

En tant que partenaire 2022 pour les éditions Faubourg-Marigny, je me suis engagée à lire un peu avant vous les sorties livresques de la jeune ME.

Quand j’ai reçu « Hadley & Grace », je n’étais pas méga emballée…oups…

Ca arrive, non?

La couverture est comme toujours super belle et lumineuse. Pourtant cette route, ce ciel, cette enseigne m’ont fait peur.

Peut-être un vestige du film Bagdad café que je n’avais pas trop kiffé à l’époque…cette sensation de longueurs et de calme plat.

Le résumé m’annonçait un roadtrip…

Bof bof…pas trop ma came…

Suzanne Redfearn est une autrice américaine. C’est son premier livre traduit en français.

Au vu de mon entrain, tu comprends à présent pourquoi je chronique seulement aujourd’hui ce roman de Suzanne Redfearn sorti il y a un mois.

D’ailleurs, aujourd’hui sort « Hôtel Portofino », le roman Faubourg-Marigny du mois de juin…je suis en pleine lecture…

Retour à « Hadley & Grace »…

Finalement, j’ai démarré ma lecture. Il m’a fallu un peu de temps pour entrer dans l’histoire pourtant rythmée et assez drôle (oui,oui…j’ai souri).

Et puis, et puis, et puis…la mayo a pris et je l’ai terminé en quelques jours (en lisant 2 autres livres en même temps).

Le roman alterne les points de vue des deux femmes.

Premier constat, « Hadley & Grace » n’a absolument rien à voir avec le film précité. Le point fort de cette course contre la montre?

Ses personnages!

Deux femmes et leurs enfants réunis par un contretemps plutôt original.

Lis le livre si tu veux savoir lequel!

Un agent du FBI à leurs trousses…

Un mari pas très comique et catholique uniquement en apparence.

Hadley veut le fuir. Elle a préparé son départ tant elle est lassée de l’attitude de son conjoint. A la quarantaine, elle ne supporte plus que ses faits et gestes soient contrôlés. Il lui faut prendre la poudre d’escampette.

Pourtant Hadley est plus une princesse qu’une aventurière. Je l’ai imaginée en véritable américaine. Manucure et brushing impeccables! Plus intéressée par sa garde-robe et sa ligne que par l’avenir de la planète.

Les 460 pages se dévorent une fois que tu as pris le train de l’histoire…

Grace, quant à elle, est une jeune femme déjà marquée par la vie. Depuis longtemps, elle a appris à se débrouiller seule. Sa vie est assez calme depuis un petit moment. Elle a même eu un petit garçon avec son compagnon.

Il est peu présent car il est militaire. Cependant, il a un énorme penchant pour le jeu et Grace n’en peut plus de bosser pour rembourser ses dettes. Il vient d’ailleurs de dilapider les quelques économies de Grace.

Son patron étant un véritable c********, elle sent la fin de son contrat approcher et décide, elle aussi, à quitter cette vie dans laquelle elle se sent à l’étroit… Grace est un personnage plus distant qu’Hadley.

Le résumé de l’éditeur.

Elles se complètent à merveille. L’une apporte sa douceur, son sens pratique de mère et sa naïveté. L’autre est plus pragmatique et fonceuse. Leur duo est à la improbable et complémentaire.

Rien ne semble les rassembler. Pourtant, lorsque leurs vies sont liées, leur deux personnalités vont s’harmoniser et leur permettre de réaliser l’impensable.

Ce roman est une réécriture de Thelma et Louise…et il mérite d’être lu même si tu penses, comme moi, ne pas aimer cela.

En 450 pages, tu vas traverser l’Amérique, changer 450 fois de voiture, dormir dans des endroits les plus incertains, gérer des situations les plus improbables pour une mère.

Bref, « Hadley & Grace » est le roman à lire cet été pour casser ta routine lecture!

Partant.e?

Attache ta ceinture…et prend ton passeport…vaut mieux!

Historique·Littérature·roadtrip

America[s] de Ludovic Manchette et Christian Niemiec

Quand un livre te plait, es-tu du genre à lire tous les livres de l’auteur dans la foulée? Cette frénésie m’arrive de temps à autre, même si j’intercale souvent d’autres lectures entre pour ne pas me lasser et pour ne pas être trop imprégnée par l’histoire précédente.

La dernière fois, je me suis plongée dans le deuxième opus de Ludovic Manchette et Christian Niemiec: America[s]. Ce deuxième roman sorti en mars 2022 aux éditions Le cherche midi n’est pas une suite d’Alabama 1963.

America[s] est le deuxième roman du duo Manchette et Niemiec.

Le duo aux quatre mains et aux idées plein la tête nous embarque cette fois toujours dans l’Amérique du temps d’avant. Après l’Alabama en 1963, nous remontons le temps et arrivons en 1973.

Dix ans d’écarts entre les deux livres…encore quelques similitudes mais aussi déjà des diffiérences.

Nous voilà partis à la rencontre d’Amy. Pas tout à fait 13 ans. Amy vit à Philadelphie avec ses parents qui la délaissent. Sur un coup de tête, elle décidé de fuguer et de partir rejoindre sa soeur à Los Angeles.

Le roman édité par le Cherche midi est en librairie depuis le mois de mars.

Comment?

En stop, pardi! Amy a tout prévu. Elle sait que sa soeur est dans le célèbre manoir Playboy sur la côte ouest. Elle a quitté la maison de ses parents également pour réaliser son rêve, devenir playmate.

Philadelphie – LA…une sacrée trotte quand on y pense. Surtout à même pas 13 ans et avec seulement quelques dollars en poche.

Ce road trip nous décrit l’Amérique des années 70. L’Amérique et ses contradictions. L’Amérique où l’on poursuit encore les Afro-Américains ou les Hippies…mais où une enfant peut voyager sans entrave…

America[s] est un roadtrip mettant en scène Amy à peine sortie de l’enfance.

Entre liberté et puritanisme, le voyage d’Amy est bousculé par ses nombreuses rencontres. La jeune fille est à la fois naïve, innocente et forte. Son inncocente nous montre les failles de l’éducation de l’époque.

Le récit est teinté de multiples références historiques (la guerre du Vietnam, le Watergate), littéraires (L’Attrape-Coeurs), cinématographiques (Le magicien d’Oz) ou musicales (les débuts de Bruce Springsteen).

J’ai passé un très bon moment de lecture. Le sujet est surprenant pour nous. Une gamine qui fugue sans encombre, c’est quand même bizarre pour nous, parents du XXIème siècle.

Résumé de l’éditeur.

Comment est-ce possible qu’une enfant si jeune puisse traverser l’Amérique d’Est en Ouest? De nos jours, ce serait impossible. Nous, parents hyper protecteurs, harcèlerions nos ados de sms, nous contacterions la police très très rapidement.

A nos yeux, ce serait impossible…Oui surement…et encore, il ne faut jamais dire jamais.

L’intrigue tient la route. Les rencontres sont très très softs. Amy a quand même de la chance. Ce roman est plus un roman d’apprentissage qu’un livre d’action.

Ma lecture a été bercée par toutes les rencontres d’Amy. Chaque personne croisée sur son parcours l’éloigne un peu plus de son enfance et d’un monde où elle existe à peine.

Peu à peu, elle découvre les différentes facettes de son pays. La liberté mais aussi la contrainte. La bonté et l’horreur des esprits les plus pervers.

Je ne suis pas une grande adepte des roadtrips. J’ai néanmoins apprécié la lecture d’America[s]. Il se lit vite et bien. Un roman à lire en cas de besoin d’évasion ou si tu es fan de l’Amérique des années 70…

C’est dingue comme le monde a changé en 50 ans!

Je te donne rendez-vous le 8 juin en live sur Instagram pour une interview avec les auteurs. Le live sera ensuite posté en replay. Tu pourras donc le regarder à volonté et sans modération.