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Ainsi gèlent les bulles de savon de Marie Vareille

Si il y a bien une autrice à tenir à l’œil, c’est bien Marie Vareille.

Depuis quelques années, cette française résidant aux Pays-Bas est très prolifique et offre chaque année un texte de plus en plus puissant.

Depuis « Elia, passeuse d’âme » ou « Ma vie, mon ex et autres calamités », Marie a développé sa plume et écrit des histoires à chaque fois plus profondes.

J’avais adoré « La vie rêvée des chaussettes orphelines », j’ai aimé « Ainsi gèlent les bulles de savon ». Ce roman a été publié par les éditions Charleston en 2021. Il est disponible au format poche chez le même éditeur.

Un roman sur la maternité. Sur ce qu’elle a de plus beau, sur ce qu’elle a de plus difficile, sur ce qu’on n’en dit pas.

Etre maman est à la fois naturel et complexe.

A travers la vie de plusieurs femmes, Marie Vareille nous force à ouvrir les yeux sur la maternité vraie. Pas celle dictée par les valeurs, les croyances, les réseaux sociaux.

Non.

Celle qui nous broie les tripes, nous élève au meilleur et nous fait toucher le pire de nous-même.

J’ai aimé me glisser dans ce roman doux et vrai.

Retrouver Marie Vareille dans récit sensible, juste et simple m’a touchée.

Que celui qui pense que la littérature feel good est de moindre valeur me jette la première pierre. La lecture se doit d’être émerveillement. Elle émeut. Elle propose moultes découvertes. Puis surtout, elle nous fait vibrer.

Mission accomplie! Merci Marie!

Entretien·Littérature

Adeline Fleury: Amour et raison sont-ils compatibles ?

Les Frénétiques est sorti en mars dernier chez Julliard

Bonjour Adeline!.

Je suis ravie de te rencontrer aujourd’hui et d’avoir pu découvrir ton dernier livre : Les frénétiques sorti aux éditions Jullliard. Je suis une femme née dans les années 70 et ton livre m’a percutée de plein fouet. Je n’étais pas prête.

De moi-même, je n’aurais pas été vers « Les frénétiques » spontanément et finalement à la suite d’une proposition de service presse, j’en ai accepté la lecture.  Je suis entrée dans un univers qui m’a beaucoup plu.

Ton livre est un cran au-dessus de ce que je peux voir sur Instagram par exemple. Sur les réseaux sociaux, les maisons d’édition poussent vraiment certaines sorties de livres au détriment parfois d’autres qui ne déméritent pas.

Ici, nous sommes plus, à mes yeux, dans de la littérature blanche. Je lis plusieurs livres en même temps.  « Les frénétiques » est moderne et engagé. Comment en es-tu arrivée à écrire « Les frénétiques » ? Déjà le titre est très fort ?

Ce texte a bouillonné en moi pendant plusieurs mois. Moi-même, j’ai ressenti un émoi pour une jeune femme mais vraiment de manière très très furtive en Italie, en vacances. J’étais sur le bord de la piscine. J’étais vraiment scotchée au point d’y penser le soir même, le lendemain, le surlendemain. Puis, des semaines après.  Au-delà de ça, ce questionnement du pourquoi me poursuit depuis quelques temps. Moi qui suis à priori à 100 pourcents hétérosexuelle, maman, avec beaucoup d’hommes dans ma vie, pourquoi de temps en temps je suis happée par une silhouette, un regard. Est-ce que mon désir ne serait pas plus fluide finalement qu’il n’y paraît? Je crois que c’est un questionnement naturel. J’en ai parlé avec des amis. Beaucoup de femmes, à un moment donné dans leur vie, s’interrogent là-dessus peut-être même plus que les hommes. Les femmes ont un parcours plus linéaire.

Peut-être que ce questionnement est plus autorisé pour les femmes que pour les hommes. Les hommes sont toujours en lutte avec cet ascendant de la masculinité ?

Peut-être oui, la virilité, le « je ne me laisse pas aller ». Je pense que les femmes ont une féminité qui se construit à tout moment. Nous n’avons pas la même féminité à 20 ans, à 35 et peut-être plus tard à 75 ans. Le féminin fluctue. Le corps féminin est tellement marqué par des étapes comme les menstruations, la maternité, l’accouchement.  

Je te rejoins. Par exemple, je constate que le fait d’avoir des filles m’a fait évoluer dans ma féminité aussi. Elles m’apportent le regard d’une autre génération.

 En vrai, je me demande si la femme ne se questionne pas plus au long de sa construction qu’un homme. C’est à vérifier bien entendu. Pour l’homme, c’est autre chose. Il y a la crise de la quarantaine d’un coup. Il va tout quitter pour une jeune femme.

Ce questionnement que tu as, il est en lien avec la crise de la quarantaine ?

Non, pas du tout. J’avais ce ressenti, ce questionnement. J’ai écrit sur le désir féminin avant ce texte. Je l’ai écrit en grosse partie en confinement.  Je me suis retrouvée enfermée dans cet appartement à Paris.  Je me suis dit qu’il fallait que j’écrive là-dessus. Le fait d’être enfermée, d’être coupée du toucher, de l’exultation des sens, du voyage, tout ça, ça a été exacerbé. J’ai mis tout ça dans le texte.

 C’est bien puissant en tout cas. Le mot correspond bien je trouve au niveau de la puissance.

Oui…ardent et frénétique !

Adeline Fleury devant le superbe Folon du patio radio de la RTBF!

 Je me suis un peu renseignée sur ton parcours. J’ai vu que tu avais un passé de journaliste.  Quelles sont les traces de ce journalisme dans ton écriture, dans tes livres ?  Ce n’est pas tout à fait le même travail.

« Les frénétiques » est très romanesque. L’écriture n’est pas journalistique. J’ai un passé de reporter de terrain. Ce passé fait peut-être que j’ai ce sens du détail. J’écris avec mes 5 sens. Quand je partais n’importe où en reportage, je n’avais pas de caméra, juste ma plume pour raconter ce que je voyais, vivais. Il faut faire passer les détails au lecteur. J’ai l’impression que ça se ressent. Après, dans mon parcours en tant qu’auteur, mon premier texte qui a été réédité « Petit traité de la jouissance féminine » est plus un livre hybride entre l’essai, plus documenté, plus journalistique et dedans il y avait des passages à la 3e personne où déjà je me lâchais un peu dans l’écriture romanesque. Le romanesque offre cette possibilité de lâcher prise. J’ai envie de n’écrire que des romans.  

Ce regard de reporter s’éloigne finalement de plus en plus ?

Oui, il fait partie de moi. Tous ceux qui écrivent en étant des journalistes, tous ces gens qui ont fait du terrain, ont quand même une propension à donner, à vivre, à voir les choses.

Un peu un côté cinématographique ?

 Oui, le roman est cinématographique.

 Il y a des moments où, en tout cas moi qui suis très visuelle quand je lis, je m’imaginais bien sur le bord de la piscine…

Je l’ai vu avant. Je vois chaque chapitre avant de l’écrire.  Quand je ne vois rien, je n’écris pas.

L’écriture est un peu dans ta famille. Quand on suit les traces d’un de ses parents, est-ce un atout ou un désavantage ?

J’ai vu mon père écrire du matin au soir. C’était un truc un peu effrayant. Il s’enfermait.

En effet j’ai vu sa page Wikipédia…

 Oui, elle est impressionnante.

Je ne le connaissais pas du tout. Dans son écriture, il rapporte aussi beaucoup de choses. Il y a aussi cette idée de reportage.

 Papa (Georges Fleury) est autodidacte. Il est spécialiste de la guerre d’Algérie. Il s’est engagé à 17 ans. Il était tout jeune. Ensuite, il a déserté. Il a eu plusieurs vies : il a été chanteur, marginal. A un moment, il est entré en écriture. Je suis née en 78 et en même temps, il écrivait son premier livre.

C’est un peu comme s’il était rentré dans les ordres ?

C’est un peu écrasant. J’ai vu papa écrire du matin au soir. Il s’est enfermé dans sa bulle d’écriture. En même temps, j’étais fascinée. Je ne voulais pas être écrivaine petite. Le journalisme c’est une façon d’écrire mais pas comme papa. Puis j’ai été rattrapée… Je ne fais pas du tout le même genre de livre que lui.  Chacun a son domaine d’expertise.  

Est-il possible d’échanger avec lui par rapport à l’écriture ?

C’est compliqué. Il lit tout ce que j’écris. Le premier sur la jouissance féminine a été quand même quelque chose de difficile. Il m’a lue et m’a dit : « Sur la forme, je n’ai rien à dire. Après sur le fond… » Ce n’est pas évident pour un père.

Pour le roman d’avant « Ida n’existe pas », je me suis inspirée d’un fait divers. Une femme qui a commis un infanticide. Il s’est interrogé sur le pourquoi.  Il s’est même inquiété en me questionnant : « Et ça va avec ton fils ? »

Pour « Les frénétiques », il l’a lu. Il l’a refermé et il m’a dit : « C’est du lourd. C’est maîtrisé. C’est un vrai roman ».

Finalement l’atout arrive plus tard ?  

Il n’écrit plus. Il a des problèmes de santé. Il a passé la main. Il a passé le relais.

Es-tu arrivée à l’écriture parce qu’il y avait ce papa qui écrivait du matin au soir ou bien avais-tu déjà une passion pour la lecture, l’écriture ?

 J’ai toujours été littéraire. Je suis fille unique. Petite fille, je passais beaucoup de temps toute seul sans en souffrir.  Je m’inventais mes jeux; dans ma solitude. Cette solitude m’a permis de développer mon imaginaire. J’ai crée pas mal de monde à moi.  Je n’ai jamais tenu de journaux intimes. J’ai beaucoup lu. J’étais bonne en rédaction. J’étais bonne en philo.  J’ai fait une classe préparatoire littéraire. Un prof d’histoire m’avait dit que je devais faire écrivain. Moi, je voulais faire du journalisme.

N’est-ce pas un peu tôt quand on aime écrire de se dire :  « Je vais devenir écrivain » quand on a 18 ans ?  N’est-ce pas quelque chose d’inaccessible ?

Il y a toujours des exceptions… Françoise Sagan, une espère de petit monstre…Je suis chez Julliard.  C’était sa maison d’édition. Elle est une figure ultra douée. Il lui fallait tout et tout de suite. Après, chacun son parcours. J’ai eu besoin de passer par les reportages. Sans le journalisme, je ne serai pas là à te parler.  

Au niveau de ta bibliographie, que je découvre, je constate que tous tes livres sont tournés vers les femmes. Pour démarrer la découverte de ton univers littéraire, y a-t-il un livre en particulier qu’il faut lire pour commencer ? Quel est le livre qui te représente le plus ? Celui qui te tient le plus à cœur ?

« Les frénétiques » est le livre qui me ressemble le plus maintenant. Mon écriture est plus fluide. Quand je relis ceux d’avant, je vois que depuis 2 livres mon écriture est beaucoup plus travaillée. J’ai passé des caps.

Celui d’avant, « Ida n’existe pas » me tient à cœur. Je me suis inspirée du fait divers de cette femme qui avait abandonné son bébé sur la plage de Berck sur Mer en 2013. Elle a été jugée et elle est en prison. Je me suis mise dans la peau de cette femme infanticide. Je n’ai pas essayé d’expliquer, de justifier son geste. J’ai voulu expliquer comment on peut en arriver là.

Il y a un peu du thriller dans sa construction. A partir de ce livre, mon écriture s’assume. Elle est plus assurée. Ida est encore plus court que « Les frénétiques ». Il n’y a pas un mot de trop. Je les travaille de plus en plus. Je les ciselle. Dans le dernier, il y a des phrases un peu plus longues par moment parce qu’on a de la description, de la nature, et cetera. J’ai beaucoup coupé aussi.

Les chapitres sont très courts !

Je suis à l’aise.  Ça donne un bon rythme au risque créer des ellipses parfois mais pas tant que ça finalement.  Le récit se tient sur une durée. C’est un temps.  

Un temps très court ?

Oui tout à fait !

Pourtant l’ambiance du livre donne l’impression qu’à la fois le temps est très court mais aussi qu’il dure une éternité.

Comme un film de 1h30 !

Pourtant le temps s’est arrêté sur cette ile. Je ne savais même pas qu’il y avait une île au large de Naples.

Il faut y aller !

Comme on le disait tout à l’heure, « Les frénétiques » parle de sexualité féminine. Dans notre monde en mouvement et en pleine évolution, quel est l’accueil réservé à ton roman ? Tout le monde n’est pas encore prêt à parler ouvertement de ce thème ?  Les avis doivent être très partagés sur Babelio par exemple?

Les avis vont du méga coup de cœur à c’est un livre bizarre. J’étais à un salon du livre à Metz. Les gens étaient très favorables.  J’avais fait une conférence lors de laquelle je parlais de désir assez ouvertement.  Les gens sont venus.  Puis il y a eu cette femme. Elle tourne autour du livre. Elle lit le résumé en quatrième. Elle regarde et elle a eu un geste hyper violent. Elle a rejeté le livre et s’est écriée : « Ah non, ça jamais ». Elle est partie.

Mon voisin de dédicace qui était un homme a levé les yeux au ciel. C’était d’une violence quand même. Il y a encore un regard suspicieux sur la sexualité féminine et l’homosexualité. J’aurais pu l’écrire de manière à ce qu’Eva soit un jeune garçon. Ce n’était pas le questionnement.

Il y a quand même une certaine audace en tant que femme d’écrire sur ce sujet ?

J’aime bien d’ailleurs le terme d’audacieux.  Il me va très bien en tout cas merci.

Du coup le monde actuel est-il aussi ouvert que nous voudrions le penser ?

Il y a du chemin encore mais ça évolue. Après je ne me rends pas bien compte parce que vivant à Paris dans un milieu intellectuel où ce genre de choses fait partie du quotidien. J’ai grandi en province. Il y avait tout dans le geste de cette lectrice qui a rejeté le livre. Elle avait une cinquantaine d’années. Elle n’était pas non plus d’un autre temps

Ada est une mère de famille qui est dans un contrôle, une abstinence depuis des mois. Je me suis demandé pourquoi elle s’imposait ça ?

Elle est dégoutée. Elle n’en peut plus. Sa vie tourne en rond avec les hommes. Au début, je dis et c’est fort, qu’elle ne supporte plus l’odeur de ses amants. Ce ne sont pas tant ses amants, c’est son odeur à elle avec ses amants. C’est comme si elle avait mangé un peu trop de la même pâtisserie. Elle n’en peut plus donc elle met sa vie sexuelle complètement en sommeil.

En même temps, en arrivant sur cette île, elle a envie de se réconcilier avec son corps. Pas dans l’idée de tomber sur quelqu’un comme ça, elle est à nouveau vierge de tout.

 Un peu comme une longue période de méditation ? Comme le carême ou le ramadan ? Cette abstinence est une sorte de purification ?

Oui, elle s’est purifiée pour mieux ressentir après.

Malgré cette purification, en quelques jours, elle perd pied ? Comment expliques-tu cela ?

C’est tellement brutal ! C’est comme un coup de foudre. C’est une histoire d’amour. Ce n’est pas que du désir. Elle tombre raide dingue au point de se projeter. Ada se répète que ça va bien se passer, qu’elles vont pouvoir s’installer ensemble. Finalement Paris ce n’est pas si loin. Elle trouve plein de solutions. Cet amour lui tombe dessus. Avant même de toucher Eva, elle l’a déjà dans la peau.

Eva l’a aussi dans la peau mais elle a l’innocence de sa jeunesse et elle a besoin de ce jeu du chat et de la souris.

Oui, Eva est beaucoup plus jeune. Elle est plus légère. Elle aime les filles mais elle flirte avec des garçons.  Elle voit bien que ça met Ada dans tous ses états. L’autre est jalouse.  Son comportement renforce le désir. Elle part en scooter avec un garçon… Tout ça , inconsciemment, nourrit ce désir qui va vers la folie.

Pour Ada, cet amour est passionnel mais un amour vrai avec des sentiments très forts qu’elle ne contrôle pas du tout. Pour toi, l’amour passionnel mène-t-il d’office à la folie ?

Je pense que l’amour passionnel mène à la folie.

J’ai discuté avec une copine la semaine passée et elle me disait avoir vécu l’amour passionnel. Maintenant, elle est dans une relation plus paisible. Elle s’y sent bien. Je me disais qu’un couple comme ça devait être cool.  Cette relation apaisée a un autre côté apaisant…

Oui mais d’un autre côté, on ne vibre pas. Dans l’amour passionnel, il y a quelque chose de vertigineux, de dangereux.  Il faut accepter ce danger-là.  Un danger tel que la mort rôde autour. Mais peut-être que oui, un amour apaisé doit être très agréable. C’est autre chose.

Si je comprends bien, tu n’es pas la recherche d’un amour apaisé ?

Je ne sais même pas si je suis là recherche de quelque chose.

Est-ce que l’amour raisonnable existe ?

Amour et raison sont-ils compatibles ?

Maintenant pour l’écriture d’un roman, c’est sûrement un peu fade l’amour raisonnable. Bien que si je prends « Mon mari » de Maud Ventura, là il est question d’amour raisonnable.

L’amour passion est plus romanesque.  Maud Venture fait de l’amour raisonnable quelque chose d’intéressant.

Dernière petite question…qu’en est-il au niveau des projets ? Tu es déjà repartie vers autre chose ? Tu prévois un livre par an ?

J’ai déjà bien avancé dans mon nouveau projet. Ecrire un livre par an, oui. Maintenant, il y a des agendas, des calendriers. Sortir tel livre à telle période, tout ça s’étudie avec la maison d’édition.  Le nouveau roman est écrit aux deux-tiers.  Je pense qu’il sera en librairie en 2023 ou tout début 2024 au plus tard.

Toujours autour des femmes ?

Oui mais pas du tout dans le même univers. Le récit se passe à la fin des années 80, dans un village de Basse-Normandie. J’ai grandi un peu par là-bas. Il s’agit de 2 femmes dans des milieux d’hommes. Une femme vétérinaire et une femme maréchal-ferrant.  Clairement on leur fait sentir qu’elles n’ont pas leur place dans leur milieu professionnel.

Tout à fait autre chose ?

Oui, quelque chose de très rural ! Le corps sera là mais pas de manière aussi fénétique. Il fait moins chaud en Normandie qu’en Italie.

Merci en tout cas pour cet entretien très agréable.

Feelgood

Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver de Sonia Dagotor

Quels sont les auteurs et autrices que tu as très envie de lire? Quels sont ceux que tu croises depuis un petit (ou long) moment sur les réseaux mais que tu n’as pas encore eu l’occasion de lire?

Tu te doutes que ma wishlist est grande. Chaque mois, j’essaie de faire rentrer certains auteurs dans ma pal. J’arrive aussi à en lire 2 ou 3 chaque mois. L’autrice dont je fais la chronique aujourd’hui fait partie de ces découvertes made by #insta.

Depuis mon arrivée sur #booksta en 2020, j’ai régulièrement croisé Sonia Dagotor sur son propre compte ou sur les vôtres… Comme quoi, Instagram joue bien son rôle de diffuseur d’infos et de découvreur de trésors.

Influencée par vous, j’ai proposé il y a quelques semaines un live interview à Sonia Dagotor. Sonia a accueilli ma proposition de rencontre virtuelle avec enthousiasme.

J’ai dans ma pal « Le bonheur se cache parfois dans les nuages » sorti en mai 2021 chez Robert Laffont. Pourtant, Sonia a insisté pour que je découvre son univers littéraire en lisant « Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver« .

Ce titre fait partie d’une grande famille de romans. Certains autoédités, d’autres publiés par Robert Laffont, City éditions ou le livre de poche. Début avril, « Sortez moi de là » est sorti en poche d’ailleurs.

Du coup, je n’ai pas encore eu l’occasion de sortir « Le bonheur se cache parfois dans les nuages ». J’espère le sortir de ma pal cet été! Je pourrai alors encore mieux vous parler de la plume de Sonia.

« Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver » fut une lecture à la hauteur de mes attentes. Ce roman est une lecture 100% plaisir! Je m’attendais à un roman dynamique et généreux. J’ai été plus que servie.

« Ceux qui s’aiment… » est un roman de femmes. Trois générations. Trois époques. Trois personnalités. Il y a Justine, Catherine et Liliane. Il y a la petite-fille, la mère et la fille.

La première fait ses premiers pas de femme. Elle expérimente l’amour. Celui du nouveau siècle. Un parcours à construire. Des choix à faire. Un besoin de comprendre les secrets de sa famille.

La deuxième est mariée avec son premier amour ou presque. Elle a consacré sa vie de femme à ses enfants et à son mari. Une vie monotone rythmée par le boulot-métro-dodo…

Le ronflement de son quotidien est éclairé de Pierre, son collègue attentionné. Oui mais…Catherine est toujours mariée… Comment va-t-elle se dépatouiller entre les impulsions du coeur et les freins de la raison?

La dernière est Liliane. Veuve depuis plusieurs années, elle est fort tracassée ses derniers temps. Ses nuits sont trop courtes, perturbées par des rêves récurents. Rêve en lien avec son amour secret et perdu il y a si longtemps.

Le résumé de la maison d’édition

Tu cernes le tableau? Je t’ai fait un topo du point de départ de ce roman qui se savoure aussi bien sur un transat au soleil que sous un plaid au coin du feu. Aucune restriction météo n’est nécessaire pour se faire du bien.

Je t’assure que l’histoire de ces 3 nanas est un bon shot de vitamines contre la monotonie et la grisaille. Le genre de livre dit feelgood qui apporte toujours un petit quelque chose de positif à ton quotidien.

Liliane, Catherine et Justine sont 3 nanas assez ordinaires. Elles pourraient être toi, ta maman ou ta grand-mère. Il m’a été facile de m’identifier à Catherine par exemple. Son personnage correspond bien à la femme, 40-50 ans, dont les poussins quittent le nid.

A tour de rôle, l’autrice donne la parole à chacune. A trois, elles écrivent l’histoire, racontent un pan de leurs vies respectives ou communes. Elles sont toutes les trois attach(i)antes avec de sacrés tempéraments.

Liliane est drôle. Catherine m’a exaspérée mais je sais que c’est parce qu’elle correspond exactement à ce que je ne veux plus être (e.a. laisser ma charge mentale guider ma vie). Justine est attentive et volontaire.

J’espère avoir réussi à donner à mes filles des racines et des ailes pour qu’elles lui ressemblent juste un peu…

Bref, j’ai aimé ce roman felelgood. Objectifs atteints: évasion, détente, plaisir…J’ai adhéré au style livresque de l’autrice. Elle parvient avec humour et pas mal de dérision à nos trois super nanas à bon port.

Son écriture est aérée. Elle ose une touche de fantastique. Elle parle sans tabou des difficultés de la vie pour les superwomans que nous sommes. Ce roman est une fenêtre ouverture vers l’amour, le couple, la place de la femme dans la société…

Que du positif!

Tu n’as aucune raison de passer à côté. Si tu ne l’as pas encore fait, il va te falloir ajouter Sonia Dagotot à ta wishlist et assez rapidement!

Pour finir de te convaincre, je te donne rendez-vous ce soir à 18h00 sur mon compte Instagram pour le live interview. Le replay sera ensuite disponible en libre service au même endroit.

Seras-tu là?