Littérature·Feelgood·Littérature française

Sarà Perché ti Amo de Serena Giuliano

Un petit peu d’évasion rien qu’en regardant cette couverture!

Déjà 4 romans pour l’autrice aux origines italiennes, Serena Giuliano.

« Sarà Perché ti Amo », son quatrième livre est une fois de plus une invitation au voyage.

Chacun de ses romans met son pays natal en avant. Que ce soit par le biais d’un cocktail à base de limoncello, de pizzas , de la ville de Naples ou de cartes postales des Cinque Terre, l’Italie est partout dans la plume de Serena.

Ce quatrième roman est sorti aux printemps chez Robert Laffont.

« Sarà Perché ti Amo », sorti au printemps aux éditions Robert Laffont ne déroge pas à la règle faisant de ce roman un voyage. Voyage sur une toute petite île au large de Naples…

L’île de Procida est le paradis d’Alba depuis l’enfance. Elle y revient chaque année s’enivrer de ses embruns, de sa sécheresse, des ses habitants, de ses odeurs…

Cette année, deux choses influent sur l’ambiance habituelle des vacances.

Cette année, Alba et son mari Valentin, sont accompagnés de leur toute petite fille née à peine quelques semaines plus tôt.

Cette année, son ami de toujours, Nino les rejoint en charmante compagnie de Gabrielle, sa nouvelle compagne.

Alors que tout devrait aller pour le mieux, Alba peine à trouver sa place au sein de sa toute jeune et frêle famille.

Le résumé de l’éditeur…

A travers l’été de 2 jeunes femmes, Serena Giuliano nous parle de la maternité. Celle que l’on rêve, celle qui s’invite, elle que l’on découvre, celle qui nous transforme.

A l’époque où les doctas sont à la femme active et parfaite, working mum aux abdos en béton armé, un livre comme celui-ci est un outil précieux. Ce livre est à offrir aux jeunes mères si elles arrivent à prendre le temps de lire…

A chaque roman, le style et la construction des romans évoluent. On sent Serena Giuliano de plus en plus en phase avec sa plume.

L’humour est bien entendu toujours présent.

Ce roman est certainement à lire au creux d’un moment de détente, pour prolonger l’été ou pour y retourner si cet hiver le besoin s’en fait sentir.

Petite mise en bouche…

Bonne lecture!

Feelgood·littérature américaine·Roman

Il nous restera ça de Virginie Grimaldi

Savais-tu que le titre du dernier roman de Virginie Grimaldi: Il nous restera ça est également le titre d’une chanson de Grand corps malade?

Si tu ne le savais pas, je t’invite à découvrir ce très beau texte de Fabien sur la plateforme de streaming musical de ton coeur. ICI pour Spotify!

Fabien est un poète. Il slame…

Tu n’aimes peut-être pas la musique de ces slamers…

Ecoute les mots au delà des sons.

Imprègne-toi de ces mots…de ces maux.

Pour te parler du dernier roman de Virginie grimaldi, je vais m’inspirer du texte de l’artiste. Qu’il me pardonne mon audace.

Il nous restera ça est sorti le 4 mai dernier chez Fayard.

« Il nous restera ça » est un roman différent où Virginie croise les destins de 3 individualités.

Jeanne.

Iris.

Théo.

74…

33…

et 18 ans.

Trois générations.

Petite dédicace intégrée au livre!

« Quand ce système brutal

Qu’on essaie d’apprivoiser

nous aura vidé de nos âmes

et de nos dernières bonnes idées.

Il nous restera ça. »

Nos trois antagonistes écorchés par la vie se retrouvent colocataires…

Voici le pitch de cette histoire sûrement vue et revue à travers de nombreux romans comme « Ensemble c’est tout », « Grandir un peu ». Malgré ces ressemblances, ce roman a la patte grimaldienne.

Je sais…mon imprimante est capricieuse…et je venais de mettre une nouvelle cartouche.

Kesako?

Un mélange d’émotions à fleurs de peau et d’humour à l’image de l’autrice.

Ce sentiment de déjà-lu te passera, si tu es comme moi, certainement au dessus. Car une fois encore, démarrer un roman de Virginie ne laisse au lecteur pas d’autre choix que de s’y plonger…corps et âme.

Iris, Jeanne et Théo deviennent une part de nous, un ami, un enfant, un parent, …

Mini cadeau pour te donner envie…

Je ne sais pas si Fabien a inspiré Virginie…pourtant le texte de Fabien colle à celui de Virginie.

Pour reprendre les mots du premier, dans ce dernier roman, Virginie a « griffoné quelques papiers, quelques rimes à enrichir, à la face d’un monde hanté par un futur sans avenir ».

Je la devine cette fois soucieuse de « faire couler une encre honnête, avoir mal pour être soi-même ».

Je la soupçonne essayant « de se souvenir pourquoi elle a commencé ça ».

Tentant de « retrouver l’urgence d’écrire car le plus important c’est ça.

Cherchant encore et toujours d’être elle-même malgré tout, naïve, décidée, bavarde, absorbnt les mots en trop sur un bout de papier buvard ».

Parce que oui, il y a de cela chez Virginie Grimaldi.

Une femme comme nous, un coeur sur la main, parfois débordée par le succès et les attentes des « mythos d’en haut » et du système qui porte aussi bien qu’il coule.

Résumé de l’éditeur

J’ai croisé la route de Virginie Grimaldi il y a tout juste un mois.

J’ai attendu 4 heures pour recevoir quelques minutes d’échange.

J’ai eu l’occasion lors de cette rencontre de ressentir l’humain derrière la personnalité publique.

Virginie était à l’image de son écriture.

J’ai ri.

J’ai été rassurée de croiser celle qui se cache derrière la plume.

Une femme entière, drôle, disponible et sensible.

Quand Virginie me propose de mettre en évidence nos doubles, triples, multiples mentons!

Il ne doit pas être simple de gérer cette sensibilité face aux gens mécontents, aux attachés de presse sous pression, aux lecteurs frustrés de ne pouvoir échanger plus longtemps avec elle.

Merci Virginie de rester celle que tu es….avec ou sans double menton!

Ces quelques minutes sur la même longueur d’ondes, tes livres, tes partages, tes confessions, nos sensibilités, celles que nous sommes…finalement, quoi qu’il arrive…il nous restera ça…

Feelgood·Littérature française·Roman

L’immeuble de la rue Cavendish: Charlotte se cherche de Caroline Kant

Un roman à découvrir chez ton libraire grâce aux éditions Les escales

Paris en été se vide… Les Parisiens fuient la capitale pour profiter de la douceur des bords de mer, de la campagne ou de la montagne. Avec ou sans soleil, je pense que c’est le bon moment d’aller y faire un tour.

Je te suggère « L’immeuble de la rue Cavendish » si tu as envie de préparer ton voyage ou si tu as trop la flemme de bouger. Finalement le mot d’ordre pour l’été et les vacances est « Fais ce qui te plait! ».

« Charlotte se cherche » est le deuxième tome de cette série écrite par Caroline Kant démarrée en avril chez Les Escales. « L’immeuble de la rue Cavendish » est une collection pétillante et agréable à lire.

L’occasion de se mêler à/de la vie d’un immeuble des buttes Chaumont.

Nous restons au quatrième étage de l’immeuble.

Après Margaux, ce tome est consacré Charlotte, sa voisine de palier. Charlotte est la maman de Lou et de Gabriel. Mariée à Alexandre, elle bosse à son compte à la maison.

Quand l’une de ses clientes lui propose un emploi de salariée dans sa boite d’organisation de mariages, Charlotte pense avoir décroché un job en or…

Très vite, elle déchante.

Non seulement, sa collègue Laetitia aux comportements psychopathes ne sait pas la blairer mais en plus, elle ne se gêne pas pour lui mettre des bâtons dans les roues.

A la maison, l’ambiance est tendue également. Alexandre et Charlotte se disputent de plus en plus…

Dans ce climat apocalyptique débarque un nouveau voisin, Thomas…

Stop! Je m’arrête là et je te laisse déguster ce roman au bord de la piscine, de la mer ou sur une petite terrasse bien sympatoche avec vue…

Mmmmmm…

Cette tour Eiffel est d’un kitsh!

Ce livre (ainsi que son grand frère) est exactement ce qu’il te faut pour passer un bon moment de lecture et pour préparer la rentrée…

Car oui! J’ai déjà hâte… Le tome 3 sort le 7 septembre!

Quelle bonne idée! Un peu de légerté nous fera du bien pour se détendre après la reprise…

Mais chuuuuutttt…profitons d’abord de l’été!

Partant.e pour cette lecture? Déjà tenté l’aventure? Donne-moi ton avis!

Si tu veux en savoir plus sur l’autrice Caroline Kant, sur cette série ou sur ce deuxième tome, j’ai eu la chance d’avoir un entretien avec l’autrice ICI .

Le résumé de l’éditeur
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Une vraie mère…ou presque de Didier van Cauwelaert

Le dernier roman de Didier van Cauwelaert est sorti fin avril chez Albin Michel

Les livres sont des rendez-vous.

L’acte de lire permet de s’imprégner de la plume et de l’univers d’un auteur.

Chaque année ou presque, nous fixons rendez-vous avec les parents de nos livres chéris.

Nous retounons pour quelques centaines de pages leur faire un petit coucou.

J’ai tort?

Certaines livres éveillent en nous des souvenirs plus lointain. Des moments différents de ceux du jour. Ils vont vibrer notre âme et nous rapprochent de cel.ui.le que nous étions alors.

Didier van Cauwelaert a des origines belges. Son père est né en Belgique en 1914.

Didier van Cauwelaert fait partie de cette famille d’auteurs.

Quelle famille?

La famille de nos compagnons de route, il y a 10, 20 ou 30 ans.

Cela faisait un petit moment que nous ne nous étions pas retrouvés sous ma couette à la lueur de ma lampe de chevet.

Non, non…ce n’est pas ce que tu crois. Pour qui me prends-tu?

Un peu comme Harry & Sally, nous nous retrouvons un peu au hasard des publications, de mes envies, des services presse…

Après « L’apparition », »L’éducation d’une fée », « Jules » ou encore « J’ai perdu Albert »…j’ai eu la chance de lire « Une vraie mère…ou presque« , son dernier roman sorti fin avril chez Albin Michel.

Il est toujours en librairie, fonce le chercher si tu n’as pas encore découvert l’univers de cet écrivain.

Il est toujours disponible en librairie bien entendu!

L’essayer c’est l’adopter…en tout cas dans mon cas. Zéro déception.

Bon ok, je n’ai pas encore lu toute sa bibliographie. Et alors?

Me plonger dans « Une vraie mère…ou presque » fut une sorte de retour au source.

Oui. Véritablement.

L’écriture de Didier van Cauwelaert est marquante. Un style agréable, empli de vie, d’une touche de fantaisie, d’un peu de spiritualité, pleine d’émotions contenues et calfeutrées derrière un humour au teinte pince sans rire.

Certains y trouveront éventuellement un petit côté intello…

Perso, je kiffe!

Tu as vu cette couverture?

Déjà, au premier coup d’oeil, je suis tombée en amour avec cette couverture. Cette amie en pleine orgie festive est vraiment trop trop drôle. Elle illustre à merveille le contenu du livre…assez décalé…j’avais oublié de le mentionner plus haut.

Pierre, écrivain, utilise la voiture de sa mère décédée dans des circonstances funestes trois mois plus tôt. L’administration n’ayant visiblement pas encore mis ses fichiers à jour, il reçoit lors de ses visites à Nice de nombreuses contraventions.

Comment est-ce possible?

Disons que Pierre a l’habitude lors de ses séjours dans la ville niçoise d’emprunter la Renault Fuego maternelle. Il se laisse aller dans les tunnels profitant de cette aubaine de ne pas perdre de points.

Il paie la note à chaque fois, sans rechigner jusqu’au jour où Simone Pijkswaert est convoquée pour un stage de conduite. Elle a en effet perdu tous les points de son permis.

Pour éviter d’être démasqué, Pierre engage alors Lucie Castagnol. Comédienne à la retraite, elle accepte d’endosser à la perfection (ou presque) ce rôle.

Le résumé de l’éditeur.

Ce roman n’est pas une autobiographie à proprement parler. Il est cependant fortement influencé par la vie de l’auteur. Didier van Cauwelaert a également perdu sa maman, utilisé sa voiture et dépassé les limites de vitesse.

Je te conseille cette lecture. J’ai passé un savoureux moment.

Didier van Cauwelaert laisse sa créativité s’envoler et part dans une comédie déjantée et drôle.

Ce livre est une très belle manière de rendre hommage à sa mère.

Avec beaucoup de dérision, il exploite la fibre de l’amour d’un fils voue à sa mère. Amour bien souvent plus étouffant et proche que celui vécu avec le père.

Dans le cadre de cette lecture, j’ai eu la chance d’avoir un tête à tête avec l’auteur. Un superbe entretien hyper enrichissant et plaisant à découvrir sur le blog.

Le lien est ICI … je l’ajoute très vite!

Qu’en penses-tu?