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Sur les balcons du ciel de Sophie Rouvier

Ce roman de Sophie Rouvier est sorti en mars 2020 sous le nom de Sophie Henrionnet.

Cet été, j’ai lu le dernier roman de Sophie Rouvier sorti avec le printemps dernier en poche.
« Sur les balcons du ciel » est un roman a 2 voix. La voix déjà usée d’un adolescent, Vadim et la voix d’une femme, Alma, à l’aube de la quarantaine. Sans le savoir, ils vivent sous le même toit, dans un immeuble que l’on suppose parisien.

La vie n’a pas épargné Vadim. L’amour ne fait pas de cadeaux à Alma. Vadim fait partie des victimes collatérales des attentats terroristes. Son papa est mort sous les balles des terroristes dans une salle de concert.

Alors qu’il a à peine recollé les morceaux de cette perte, son amie Valentine meurt subitement. Le deuil de l’une ravive en lui le deuil de l’autre. Vadim sombre, perd le sens de la vie…et trouve refuge sous la voute céleste, installé sur les toits.

Sa vie solitaire bascule le jour où il chute par accident sur la verrière d’Alma. Plus de peur que de mal! Par contre, le hasard de cette rencontre fortuite va amener Alma et Vadim à se découvrir…

Résumé de l’éditeur!

La plume de Sophie Rouvier est déconcertante. Elle peut désorienter le lecteur qui s’attend à quelque chose de plus léger, de plus feelgood. Forte d’intériorité, de maîtrise et de poids, elle mène le lecteur dans un univers intéressant.

Chaque mot est pesé, choisi en soutien au récit. Certains moments sont pesants malgré une touche d’humour. Lire un roman de l’autrice est s’autoriser un voyage au cœur de l’intimité des personnages.

Leurs ressentis, leurs états d’âme, leurs colères et leurs doutes, rien ne nous est épargné. Avant de démarrer cette lecture, il faut le savoir et se sentir prêt à accueillir ce package vibrant.

Une petite mise en bouche…

Au cœur de l’été, cette lecture fut pour moi en décalage complet avec la légèreté estivale. Je n’en ai pas pour autant moins apprécié le récit et l’écriture offerte.

Durant le lecture de ce roman, je suis passée par une multitude d’émotions. De véritables montagnes russes, entre incrédulité face à la situation de Vadim, désarroi de le savoir si seul, compréhension, empathie, crainte de le savoir en danger seul sur les toits, plaisir d’accompagner amitié naissante ou de découvrir l’avis de Vadim sur la vie amoureuse d’Alma.

« Sur les balcons du ciel » sera une très bonne lecture à glisser dans une pile à lire cet automne. Sous un plaid réconfortant et une boisson chaude au creux des mains, tu pourras te laisser emporter sur les balcons du ciel, le cœur en vrac mais le nez dans les étoiles.

Belle lecture à toi!

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Les exilés de Maïa Kanaan-Macaux

Les exilés de Maïa Kanaan-Macaux est à découvrir!

L’exil…ce thème présent partout…

Particularité de notre société, nous qui fûmes nomades à l’aube de l’humanité.

L’exil est au coeur de l’actualité depuis toujours. Il façonne et mélange nos peuples, ouvre des portes ou les ferme.

De tout temps, les exilés ont été montré du doigt, exclus, jugés responsables des pires fléaux…et aussi accueilli et aidé.

Cette rentrée littéraire nous offre plusieurs livres sur le sujet. Ce n’est pas pour autant qu’il faut en oublier les autres livres proposant cette réalité.

Les exilés est publié par les éditions Julliard!

Aujourd’hui, je te propose de découvrir un petit roman passé beaucoup trop inaperçu à sa sortie au printemps dernier.

Son titre dit tout: « Les exilés ». Ecrit par Maïa Kanaan-Macaux, « Les exilés » a été édité au printemps dernier par les éditions Julliard.

J’ai été très touchée par cette lecture. Une histoire qui devient presque banale…Qui ne le devrait pas…

J’ai également eu la grande chance et un immense plaisir de m’entretenir avec Maïa Kanann-Macaux à l’issue de ma lecture. Je t’invite à lire l’entetien qui sera publié ICI!

Petit souvenir de ma rencontre avec l’autrice.

« Les exilés » raconte l’histoire d’une rencontre. A la descente du train qui l’éloigne d’elle-même, Isabelle croise Ibrahïm. Isabelle a quitté la grisaille de sa vie. Elle a tout laissé derrière elle pour rejoindre le Sud, promesse de douceur.

Ibrahïm, lui, a quitté la lumière de la Guinée. Poussé par ses parents, il a quitté son village pour tenter sa chance en Europe. Il vient lui aussi d’arriver en ville.

Après des mois d’errance, rythmés par les difficultés et les horreurs, il trouve refuge dans le même hôtel social qu’Isabelle.

Peu à peu, Isabelle et Ibrahïm vont s’apprivoiser et s’entraider afin de surmonter leurs blessures respectives…de cet exil volontaire ou non…

Le résumé de l’éditeur

En mettant l’un à côté de l’autre ces 2 personnages aux histoires différentes, Maïa Kanaan-Macaux nous partage la réalité de ceux qui ont fui. Fuir aujourd’hui, ce n’est pas uniquement fuir un pays. C’est aussi se fuir soi-même.

J’ai été très touchée par le personnage d’Isabelle. Son départ semble incroyable et incompréhensible. Très vite, le lecteur découvre ses failles, ses douleurs, son questionnement.

Un jour ou l’autre, nous serons peut-être amenés nous aussi à fuir. Ce roman, inspiré de faits réels, nous rappelle notre humanité, notre besoin de suivre notre voie, d’accepter l’inéluctable.

Petite mise en bouche…

Aujourd’hui, notre société consacre beaucoup de moyens pour traquer et exclure ces exilés… Ces traques ont un coût social et financier.

Ne serait-il pas temps de penser à transférer temps, énergie et argent vers des iniciatives plus en adéquations avec la réalité du terrain?

Lire « Les exilés » est un premier pas…