Littérature·Feelgood·Littérature française

Sarà Perché ti Amo de Serena Giuliano

Un petit peu d’évasion rien qu’en regardant cette couverture!

Déjà 4 romans pour l’autrice aux origines italiennes, Serena Giuliano.

« Sarà Perché ti Amo », son quatrième livre est une fois de plus une invitation au voyage.

Chacun de ses romans met son pays natal en avant. Que ce soit par le biais d’un cocktail à base de limoncello, de pizzas , de la ville de Naples ou de cartes postales des Cinque Terre, l’Italie est partout dans la plume de Serena.

Ce quatrième roman est sorti aux printemps chez Robert Laffont.

« Sarà Perché ti Amo », sorti au printemps aux éditions Robert Laffont ne déroge pas à la règle faisant de ce roman un voyage. Voyage sur une toute petite île au large de Naples…

L’île de Procida est le paradis d’Alba depuis l’enfance. Elle y revient chaque année s’enivrer de ses embruns, de sa sécheresse, des ses habitants, de ses odeurs…

Cette année, deux choses influent sur l’ambiance habituelle des vacances.

Cette année, Alba et son mari Valentin, sont accompagnés de leur toute petite fille née à peine quelques semaines plus tôt.

Cette année, son ami de toujours, Nino les rejoint en charmante compagnie de Gabrielle, sa nouvelle compagne.

Alors que tout devrait aller pour le mieux, Alba peine à trouver sa place au sein de sa toute jeune et frêle famille.

Le résumé de l’éditeur…

A travers l’été de 2 jeunes femmes, Serena Giuliano nous parle de la maternité. Celle que l’on rêve, celle qui s’invite, elle que l’on découvre, celle qui nous transforme.

A l’époque où les doctas sont à la femme active et parfaite, working mum aux abdos en béton armé, un livre comme celui-ci est un outil précieux. Ce livre est à offrir aux jeunes mères si elles arrivent à prendre le temps de lire…

A chaque roman, le style et la construction des romans évoluent. On sent Serena Giuliano de plus en plus en phase avec sa plume.

L’humour est bien entendu toujours présent.

Ce roman est certainement à lire au creux d’un moment de détente, pour prolonger l’été ou pour y retourner si cet hiver le besoin s’en fait sentir.

Petite mise en bouche…

Bonne lecture!

Drame·Littérature·Littérature française·Roman·Roman choral

Sur les balcons du ciel de Sophie Rouvier

Ce roman de Sophie Rouvier est sorti en mars 2020 sous le nom de Sophie Henrionnet.

Cet été, j’ai lu le dernier roman de Sophie Rouvier sorti avec le printemps dernier en poche.
« Sur les balcons du ciel » est un roman a 2 voix. La voix déjà usée d’un adolescent, Vadim et la voix d’une femme, Alma, à l’aube de la quarantaine. Sans le savoir, ils vivent sous le même toit, dans un immeuble que l’on suppose parisien.

La vie n’a pas épargné Vadim. L’amour ne fait pas de cadeaux à Alma. Vadim fait partie des victimes collatérales des attentats terroristes. Son papa est mort sous les balles des terroristes dans une salle de concert.

Alors qu’il a à peine recollé les morceaux de cette perte, son amie Valentine meurt subitement. Le deuil de l’une ravive en lui le deuil de l’autre. Vadim sombre, perd le sens de la vie…et trouve refuge sous la voute céleste, installé sur les toits.

Sa vie solitaire bascule le jour où il chute par accident sur la verrière d’Alma. Plus de peur que de mal! Par contre, le hasard de cette rencontre fortuite va amener Alma et Vadim à se découvrir…

Résumé de l’éditeur!

La plume de Sophie Rouvier est déconcertante. Elle peut désorienter le lecteur qui s’attend à quelque chose de plus léger, de plus feelgood. Forte d’intériorité, de maîtrise et de poids, elle mène le lecteur dans un univers intéressant.

Chaque mot est pesé, choisi en soutien au récit. Certains moments sont pesants malgré une touche d’humour. Lire un roman de l’autrice est s’autoriser un voyage au cœur de l’intimité des personnages.

Leurs ressentis, leurs états d’âme, leurs colères et leurs doutes, rien ne nous est épargné. Avant de démarrer cette lecture, il faut le savoir et se sentir prêt à accueillir ce package vibrant.

Une petite mise en bouche…

Au cœur de l’été, cette lecture fut pour moi en décalage complet avec la légèreté estivale. Je n’en ai pas pour autant moins apprécié le récit et l’écriture offerte.

Durant le lecture de ce roman, je suis passée par une multitude d’émotions. De véritables montagnes russes, entre incrédulité face à la situation de Vadim, désarroi de le savoir si seul, compréhension, empathie, crainte de le savoir en danger seul sur les toits, plaisir d’accompagner amitié naissante ou de découvrir l’avis de Vadim sur la vie amoureuse d’Alma.

« Sur les balcons du ciel » sera une très bonne lecture à glisser dans une pile à lire cet automne. Sous un plaid réconfortant et une boisson chaude au creux des mains, tu pourras te laisser emporter sur les balcons du ciel, le cœur en vrac mais le nez dans les étoiles.

Belle lecture à toi!

Audio·Drame·Littérature·Littérature française·livre audio·Roman

Les ailes collées de Sophie de Baere

Un coup de coeur!

Parfois, nous avons l’impression que certains avis sont surfaits, que certains retours manquent de clairvoyance ou de sincérité…

Parfois…

Parfois, je suis les avis. Parfois non. Ne pas les suivre peut être un risque. Celui de passer à côté d’une pépite.

Toi qui lit cette chronique, peut-être ne me croiras-tu pas si je te dis que tu dois absolument lire « Les ailes collée de Sophie de Baere.

Dommage pour toi!

Oui! Tu dois absolument te lancer dans la lecture ou l’écoulecture du dernier roman de Sophie de Baere.

« Les ailes collées » est publié aux éditions JC Lattès. Il a reçu le prix 2022 « Maison de la presse ». Depuis le mois de juillet, une version audio existe chez Audiolib! Elle mérite grandement le détour.

« Les ailes collées » est publié en grand format par les éditions JC Lattès ainsi qu’en audio chez Audiolib.

« Les ailes collées » est une histoire d’hommes. De ces histoires dont longtemps nous avons tu l’existence. « Les ailes collés » est une histoire d’amour, une histoire d’amour, une histoire bien plus banale qu’elle n’en a l’air.

Ce roman est empli d’humanité. Lorsque l’humanité pousse l’humain dans ce qu’il a de plus fabuleux ou de plus pervers.

Avec beaucoup de talent et de justesse, Sophie de Baere nous conte une histoire d’amour entre deux adolescents. De la rencontre entre Paul et Joseph naîtra un amour pur et beau, de celui que certains cherchent leur vie durant.

Pourtant, 1983, époque où s’aiment Paul et Joseph n’est pas prêt à vivre et à soutenir ces sentiments que la morale réprouve. Le monde des deux jeunes gens s’ébranle face à la violence et l’intolérance de leurs congénères.

Bien après, le jour de ses noces avec Ana, Paul voit ressurgir soudainement Joseph après de nombreuses années de silence. Ces retrouvailles réveillent en Paul ce douloureux passé ainsi que ses sentiments enfouis au plus profond de lui.

Une histoire d’amour entre adolescents…

Avant de parler du contenu de ce roman et de partager avec toi mon ressenti, je voulais féliciter Audiolib ainsi que Bernard Gabay pour l’excellent travail d’édition audio!

Ce roman audio est une pépite. Le lecteur restranscrit avec succès la poésie et l’émotion contenues dans l’écriture de l’autrice.

Ce roman « Les ailes collées » est une déclaration, une vitre de protection qui explose. Au fil des mots, les faits nous explosent à la figure. Les émotions aussi. « Les ailes collées » dévoile ces rêves d’ados brisés, ces amours contrariés, ces familles décousues.

Le personnage de Paul est attachant. Il porte à lui seul toutes les désillusions parentales, les erreurs de parcours, les faux-pas. Il affronte seul la violence vis à vis de sa différence.

Joseph est plus sobre et plus solitaire. Sa personnalité est plus volubile. J’ai souffert avec Paul de son inconsistance. Il est incroyable de réaliser que certains ne parviennent pas à rendre l’amour qu’ils reçoivent.

Les ailes de Paul sont collées. Arrivera-t-il à s’élever au dessus de des attentes et des difficultés d’aimer?

Ce livre est un coup de cœur. Je te le conseille tant pour son histoire que pour l’écriture agréable de l’autrice. Ce roman est brillamment bien écrit. Il se dévore!

Une chose est certaine, je lirai très prochainement un autre roman de Sophie de Baere! Son style me convient tout à fait!

Et toi? Déjà lu cette autrice? Quel livre? Note les titres en commentaire.

Tenté.e par ce roman? Dis-moi pourquoi en commentaire!

Bonne lecture!

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Les exilés de Maïa Kanaan-Macaux

Les exilés de Maïa Kanaan-Macaux est à découvrir!

L’exil…ce thème présent partout…

Particularité de notre société, nous qui fûmes nomades à l’aube de l’humanité.

L’exil est au coeur de l’actualité depuis toujours. Il façonne et mélange nos peuples, ouvre des portes ou les ferme.

De tout temps, les exilés ont été montré du doigt, exclus, jugés responsables des pires fléaux…et aussi accueilli et aidé.

Cette rentrée littéraire nous offre plusieurs livres sur le sujet. Ce n’est pas pour autant qu’il faut en oublier les autres livres proposant cette réalité.

Les exilés est publié par les éditions Julliard!

Aujourd’hui, je te propose de découvrir un petit roman passé beaucoup trop inaperçu à sa sortie au printemps dernier.

Son titre dit tout: « Les exilés ». Ecrit par Maïa Kanaan-Macaux, « Les exilés » a été édité au printemps dernier par les éditions Julliard.

J’ai été très touchée par cette lecture. Une histoire qui devient presque banale…Qui ne le devrait pas…

J’ai également eu la grande chance et un immense plaisir de m’entretenir avec Maïa Kanann-Macaux à l’issue de ma lecture. Je t’invite à lire l’entetien qui sera publié ICI!

Petit souvenir de ma rencontre avec l’autrice.

« Les exilés » raconte l’histoire d’une rencontre. A la descente du train qui l’éloigne d’elle-même, Isabelle croise Ibrahïm. Isabelle a quitté la grisaille de sa vie. Elle a tout laissé derrière elle pour rejoindre le Sud, promesse de douceur.

Ibrahïm, lui, a quitté la lumière de la Guinée. Poussé par ses parents, il a quitté son village pour tenter sa chance en Europe. Il vient lui aussi d’arriver en ville.

Après des mois d’errance, rythmés par les difficultés et les horreurs, il trouve refuge dans le même hôtel social qu’Isabelle.

Peu à peu, Isabelle et Ibrahïm vont s’apprivoiser et s’entraider afin de surmonter leurs blessures respectives…de cet exil volontaire ou non…

Le résumé de l’éditeur

En mettant l’un à côté de l’autre ces 2 personnages aux histoires différentes, Maïa Kanaan-Macaux nous partage la réalité de ceux qui ont fui. Fuir aujourd’hui, ce n’est pas uniquement fuir un pays. C’est aussi se fuir soi-même.

J’ai été très touchée par le personnage d’Isabelle. Son départ semble incroyable et incompréhensible. Très vite, le lecteur découvre ses failles, ses douleurs, son questionnement.

Un jour ou l’autre, nous serons peut-être amenés nous aussi à fuir. Ce roman, inspiré de faits réels, nous rappelle notre humanité, notre besoin de suivre notre voie, d’accepter l’inéluctable.

Petite mise en bouche…

Aujourd’hui, notre société consacre beaucoup de moyens pour traquer et exclure ces exilés… Ces traques ont un coût social et financier.

Ne serait-il pas temps de penser à transférer temps, énergie et argent vers des iniciatives plus en adéquations avec la réalité du terrain?

Lire « Les exilés » est un premier pas…

Audio·Feelgood·Littérature française·livre audio

La ritournelle d’Aurélie Valognes

La Ritournelle est le dernier roman d’Aurélie Valognes sorti en mars 2022 chez Fayard.

Cet été, certain.es se sont rafraîchi.es grâce aux services presse ou autres beta lectures au thème dépaysant de Noël! Cela peut paraître déroutant en plein été caniculaire ou pas de se plonger dans l’univers des fêtes de fin d’année en plein milieu de celle-ci!

Perso, il m’arrive de lire un roman de Noël au cours de l’été… En général, j’en lis un par an. En pleine canicule, les bons sentiments et les chutes de neige font du bien.

Certes, c’est un peu décallé voir même plutôt conceptuel comme idée. Pourtant, j’aime bien. Fais-je partie d’une frange particulière de la population lectrice de #bookstagram?

J’ai écoulu ce roman en audio! Merci Audiolib!

Quand Audiolib m’a proposé la lecture audio du dernier roman d’Aurélie Valognes, je ne m’attendais pas à me retrouver en plein réveillon de Noël…

Ok…je n’avais pas réellement investigué…

Par expérience, je sais que je peux lire cette autrice les yeux fermés. « La Ritournelle » était une lecture safe à mes yeux. J’y ai donc été les yeux fermés. J’étais convaincue de passer un bon moment.

Résumé de l’éditeur

Le résumé en quatrième évoquait des repas de fêtes…Je n’avais pas pensé atterrir un 24 décembre dans une famille comme la mienne ou presque.

C’est incroyable comme Noël, fête chrétienne, sensée être une fête de paix est finalement une fête méga stressante.

Rien que la course aux victuailles, aux cadeaux, aux invitations.

Rien que cette obligation de se réunir chaque année avec les même personnes est une grosse source de stress pour un grand nombre de personnes. A la fois, on rêve Noël et on cauchemarde Noël.

Très souvent, Noël est loin d’être à la hauteur de nos attentes.

Dans « La ritournelle », Aurélie Valognes exploite ces fêtes gâchées, celles que nous avons tous frôlées ou vécues à un Noël ou l’autre.

J’ai passé un excellent moment d’écoulecture grâce à cette comédie aux teintes cinématographiques. Il y a dans ce roman un petit peu du film « Le prénom ».

Il est difficile de ne pas reconnaître l’une ou l’autre connaissance dans les personnages de ce repas de famille qui tourne à la catastrophe. Certains y verront des caricatures. Peut-être mais ça n’enlève en rien le plaisir de la lecture.

J’ai beaucoup souri. Mon cerveau a transformé ce récit parfaitement lu par François Berland en un film dynamique. François Berland était déjà le lecteur méritant des « Tourbillons de la vie » que j’avais apprécié l’an passé.

Je vous conseille la lecture ou l’écoulecture de ce roman. Sous des airs de comédie, il soulève certaines vérités, les encore trop nombreux non-dits encore présents dans nos familles, les différences de génération et les chocs qu’elles génèrent…

Même en pleine canicule, la légerté du dernier roman d’Aurélie Valognes te soufflera une frâicheur bien venue…et à l’approche de l’automne, un petit avant-goût des fêtes à venir!

Bonne (écou) lecture!

Feelgood·littérature américaine·Roman

Il nous restera ça de Virginie Grimaldi

Savais-tu que le titre du dernier roman de Virginie Grimaldi: Il nous restera ça est également le titre d’une chanson de Grand corps malade?

Si tu ne le savais pas, je t’invite à découvrir ce très beau texte de Fabien sur la plateforme de streaming musical de ton coeur. ICI pour Spotify!

Fabien est un poète. Il slame…

Tu n’aimes peut-être pas la musique de ces slamers…

Ecoute les mots au delà des sons.

Imprègne-toi de ces mots…de ces maux.

Pour te parler du dernier roman de Virginie grimaldi, je vais m’inspirer du texte de l’artiste. Qu’il me pardonne mon audace.

Il nous restera ça est sorti le 4 mai dernier chez Fayard.

« Il nous restera ça » est un roman différent où Virginie croise les destins de 3 individualités.

Jeanne.

Iris.

Théo.

74…

33…

et 18 ans.

Trois générations.

Petite dédicace intégrée au livre!

« Quand ce système brutal

Qu’on essaie d’apprivoiser

nous aura vidé de nos âmes

et de nos dernières bonnes idées.

Il nous restera ça. »

Nos trois antagonistes écorchés par la vie se retrouvent colocataires…

Voici le pitch de cette histoire sûrement vue et revue à travers de nombreux romans comme « Ensemble c’est tout », « Grandir un peu ». Malgré ces ressemblances, ce roman a la patte grimaldienne.

Je sais…mon imprimante est capricieuse…et je venais de mettre une nouvelle cartouche.

Kesako?

Un mélange d’émotions à fleurs de peau et d’humour à l’image de l’autrice.

Ce sentiment de déjà-lu te passera, si tu es comme moi, certainement au dessus. Car une fois encore, démarrer un roman de Virginie ne laisse au lecteur pas d’autre choix que de s’y plonger…corps et âme.

Iris, Jeanne et Théo deviennent une part de nous, un ami, un enfant, un parent, …

Mini cadeau pour te donner envie…

Je ne sais pas si Fabien a inspiré Virginie…pourtant le texte de Fabien colle à celui de Virginie.

Pour reprendre les mots du premier, dans ce dernier roman, Virginie a « griffoné quelques papiers, quelques rimes à enrichir, à la face d’un monde hanté par un futur sans avenir ».

Je la devine cette fois soucieuse de « faire couler une encre honnête, avoir mal pour être soi-même ».

Je la soupçonne essayant « de se souvenir pourquoi elle a commencé ça ».

Tentant de « retrouver l’urgence d’écrire car le plus important c’est ça.

Cherchant encore et toujours d’être elle-même malgré tout, naïve, décidée, bavarde, absorbnt les mots en trop sur un bout de papier buvard ».

Parce que oui, il y a de cela chez Virginie Grimaldi.

Une femme comme nous, un coeur sur la main, parfois débordée par le succès et les attentes des « mythos d’en haut » et du système qui porte aussi bien qu’il coule.

Résumé de l’éditeur

J’ai croisé la route de Virginie Grimaldi il y a tout juste un mois.

J’ai attendu 4 heures pour recevoir quelques minutes d’échange.

J’ai eu l’occasion lors de cette rencontre de ressentir l’humain derrière la personnalité publique.

Virginie était à l’image de son écriture.

J’ai ri.

J’ai été rassurée de croiser celle qui se cache derrière la plume.

Une femme entière, drôle, disponible et sensible.

Quand Virginie me propose de mettre en évidence nos doubles, triples, multiples mentons!

Il ne doit pas être simple de gérer cette sensibilité face aux gens mécontents, aux attachés de presse sous pression, aux lecteurs frustrés de ne pouvoir échanger plus longtemps avec elle.

Merci Virginie de rester celle que tu es….avec ou sans double menton!

Ces quelques minutes sur la même longueur d’ondes, tes livres, tes partages, tes confessions, nos sensibilités, celles que nous sommes…finalement, quoi qu’il arrive…il nous restera ça…

Fantasy·Saga

Ekleipsis 1 – Les liens du sang de Mélody Gaillard

Le premier tome de la trilogie « Ekleipsis » est édité par Rebelle éditions.

Derrière cette belle couverture et ce titre mystérieux se cache tout un univers. Un univers magique. Un univers empli de mystères, de drames, d’aventures et de voyages.

Pénétrer dans Ekleipsis est un pas vers un autre monde. Ce monde de sorciers est né de l’imagination de Mélody Gaillard. Autrice du côté de Toulouse, Melody est infirmière dans le monde des Moldus.

Son adolescence a été bercée par les récits d’une certaine J.K.Rowling… Les sorciers sont naturellement à la une dans cette trilogie fantastique publiée par Rebelle éditions. Les trois tomes sont disponibles.

Dans ce premier tome, Mélody Gaillard plante un décor costaud et bien construit. Au fil des chapitres, nous découvrons Ekleipsis, une île où vivent de nombreux sorciers.

Les liens du sang est un roman fantastique.

Suite à une attaque perpétrée en 1984 par les sorciers noirs, le monde tel que nous le connaissons a été détruit. Après les pertes et souffrances endurées, les Natifs (Moldus) ont remis au gout du jour la chasse aux sorcières.

En 2020, Léa et son ami de toujours rêvent de quitter l’île le temps des vacances. La destination de leurs rêves…la France. Léa y a grandi. Une fois sur place, Léa aperçoit son jeune frère disparu quelques années plus tôt.

La jeune femme se met en tête de le retrouver quitte à mettre sa propre vie en danger.

Le résumé de l’éditeur.

Mon avis est en demi-teinte vis à vis de ce roman fantastique. Cette fois encore, je te demande de suivre ton instinct. Mon avis est informatif et personnel. Ma volonté n’est aucunement de te disuader de le lire. Loin de là!

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis pas une adepte de l’univers fantastique. Je le trouve souvent fort pourvu de descriptions en tout genre. Malheureusement, « Les liens de sang » n’a pas dérogé à la règle. Snif!

La mise en page du livre ne m’a pas aidée non plus. La maison d’édition a fait un réel travail graphique. Chaque page est illustrée de pierres. Chaque chapitre est présenté par un bandeau.

L’ensemble est joli. Cependant j’ai trouvé la mise en page du texte un peu chargée. Ma lecture aurait été plus aisée avec un espacement plus aéré. J’ai également ressenti par moment quelques longueurs ou sensations de répétitions.

Pourtant, l’écriture de l’autrice est inspirée. J’ai vraiment apprécié l’univers créé ainsi que les aventures de Léa.

Je soutiens Melody Gaillard et son très bon travail d’écriture. Je suis certaine que toi, fan du genre, tu vas adorer cette trilogie.

N’hésite pas à me partager ton avis quand tu l’auras lu.

Essai·Historique·livre audio

Les grandes oubliées: Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes de Titiou Lecoq

J’ai eu la chance de découvrir ce superbe essai grâce à Audiolib et Netgalley

Ces derniers temps, notre monde n’épargne pas les femmes. Malgré les lois, malgré les promesses, malgré les combats menés, les femmes restent encore invisibles.

Leurs cris ne sont pas entendus. Leurs douleurs ne sont pas comprises. Leurs talents ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Prends le temps de lire les commentaires en dessous des posts traitant des droits de femmes…Certains sont à vomir.

Sur l’histoire de l’Humanité, il est complexe de s’imaginer le rôle des femmes à travers les époques. Nous les imaginons dans les grottes de la préhistoire à couver leur nombreuse progéniture en même temps que le feu de la tribu.

La version papier est éditée par L’Iconoclaste.

A l’Antiquité, elles étaient lacives à Rome ou soumises à Athènes.

Au Moyen-Age, elles étaient bien à l’abri de hauts donjons, telles Raiponce, elles guettaient à travers les meurtrières le retour de leurs preux chevaliers…

Pour chaque époque, il est assez aisé de trouver une image de femmes dociles. Pourtant, il semblerait bien que la réalité des époques étaient bien différente de celle décrite dans nos manuels scolaires.

Dans son excellent essai « Les grandes oubliées, pourquoi l’Histoire a effacé les femmes » publié par L’Iconoclaste en version papier et adapté en audio par Audiolib , Titou Lecoq tente de remettre les pendules à l’heure.

La version audio est lue par l’autrice elle-même!

Elle réécrit ou rétablit l’Histoire avec succès en tenant compte de toutes ces sources et documents historiques mis volontairement de côté par la gente masculine bien pensante.

Pour ma part, j’ai eu la chance de découvrir la version audio. J’ai beaucoup aimé la lecture faite par l’autrice, elle-même. Une lecture par l’auteur.trice est pour moi un gage de réussite. Objectif atteint à la perfection!

Un fond sonore accompagne cette lecture au côté particulier. Il n’y a aucune longueur dans cet essai. Pas de temps morts. L’Histoire se déroule dans nos oreilles et la lecture en dynamise encore la véracité.

Fonce découvrir cet essai enrichissant!

A chaque écoute, j’avais l’impression d’aller rejoindre une copine ou un groupe de femmes. L’une d’entre elles nous partageait ses connaissances, ouvrait le débat, nous poussait dans nos retranchements, nos réflexions.

Ce livre est intéressant et instructif. Il me fait voir ma féminité différement. Il m’a chamboulé et a mis en mots certains choses que je devinais mais que notre monde rendait impossibles.

Non, les femmes n’ont pas toujours été des rôles secondaires. Non, les femmes n’ont pas toujours été dans l’ombre des hommes… Tu es comme moi? Tu t’en doutais un peu? Voir même beaucoup?

Que ce soit en audio ou sous son format papier, je te conseille de ne pas passer à côté de ce livre hyper important.

Eclairer nos croyances, améliorer nos connaissances, nous tenir informées est plus qu’indispensable dans ce monde qui modifie les droits des femmes en fonction des convictions philosophiques ou religeuses d’une poignée d’hommes.

Alors partant.e?

Littérature

Les frénétiques d’Adeline Fleury

Ecris lors du premier confinement, « Les frénétiques » parle d’évasion et de vacances.

Sens-tu la température augmenter ces derniers jours?

L’été arrive un peu avant la date annoncée…. Une petite odeur de crème solaire flotte dans l’air. Un avant goût de vacances.

Je ne sais pas toi mais je compte fermement sur l’été pour s’installer à long terme sous nos cieux. Je lui suggère de rester avec nous jusqu’à l’automne (et plus si affinité…tant qu’à subir le réchauffement climatique…bon ok je me tais).

En été, tout me semble plus léger. L’air du matin. Le petit vent remuant les feuilles des arbres. Les chants des oiseaux. Les apéros. Les bbqs avec les amis. Les petites robes. Les lectures.

Aaaahhhhh…l’été…l’évasion…

Nous, gens du Nord, aimons foncer vers le Sud.

Descendre dans le Sud pour un Nordiste est la garantie de chaleur, de farniente, de dépaysement…

« Les frénétiques » d’Adeline Fleury est sorti au printemps dernier aux éditions Julliard.

Cet été, je te propose un roman qui à lui tout seul va te rechauffer le corps et l’esprit: Les frénétiques d’Adeline Fleury publié par Julliard au printemps dernier.

Que tu sois sous le soleil des Tropiques ou sous le ciel belge, ce roman va faire monter la température…

Ne te méprend pas, il ne s’agit de rien de hot, ni d’érotique. Tout se joue dans l’ambiance et le cescendo de l’écriture d’Adeline Fleury.

Quitter Bruxelles…euh Paris est le programme estival d’Ada. Accompagnée de son fils, Nino, ils embarquent sur un ferry à Naples.

Direction?

L’île d’Ischia au large de la ville.

J’ai fait une recherche Google et maintenant je rêve de pouvoir y aller un jour.

Ischia est idylique. Ada aime y passer ses étés, loin de l’agitation et du bruit de la capitale française.

Loin de sa vie de femme active et overbookée.

Loin de ces derniers mois où lassée de tout, elle a vécu telle une novice entrée dans un couvent.

Ada a mis volontairement sa sensualité et son corps au repos par choix, par lassitude.

Ce corps voluptueux est encore en plein hiver quand elle met le pied sur ce bateau qui l’emmène vers cet ailleurs.

En voyant le port de Naples s’éloigner, Ada remarque une jeune femme rousse et attirante.

Eva est troublante et délicieusement irrésistible. Contre toute attente, Ada est inéluctablement attirée par Eva.

Résumé de l’éditeur

A travers « Les frénétiques », Adeline Fleury aborde l’attirance. Celle qui nous tombe dessus au moment le moins opportun.

D’autant plus quand cette envie est dirigée vers une personne du même sexe.

Une attirance inédite.

Une attirance qui questionne.

…Que m’arrive-t-il?…

Attirance que l’on choisit de suivre…

…Ou à laquelle on résiste.

Avec beaucoup de finesse et une plume choisie, l’autrice fait, au fil des pages, monter la pression. La température augmente.

Le Vésuve se réveille sur le continent…

« Les Frénétiques » n’est pas un simple roman d’amour. Ce roman va, toi aussi, te mettre sous tension, t’enrober, te saisir, te révolter, te chambouler, te résister, t’épuiser.

La chaleur et les tensions vont t’accabler. Les mots choisis vont te perturber puis t’embarquer. Tu vas vouloir savoir. Tu vas vouloir comprendre.

Si Eva a visiblement jeté un charme à Ada, il est plus que probable que « Les frénétiques » agissent de la sorte pour toi. Le risque est grand que tu ne puisses lâcher ce roman qu’après en avoir lu la dernière ligne.

Cette lecture m’a chamboulée. Elle m’a, par moment, laissée perplexe. Au sortir de ma lecture, je ne savais si je l’avais aimé ou pas.

La plume de l’autrice est peut-être un peu trop ciselée pour la lectrice avide que je suis.

Plusieurs semaines plus tard, je suis réellement ravie d’avoir eu l’occassion de lire « Les Frénétiques », une lecture originale et emplie de féminitude.

Si tu veux aller plus loin dans la découverte de ce roman, l’entretien avec l’autrice est disponible sur le blog ICI .

Bonne lecture!

Audio·Littérature

Le parfum des cendres de Marie Mangez

Le parfum des cendres fait partie de la rentrée littéraire 2021

Quelle est la dernière lecture surprenante que tu aies faite?

Lorsque j’accepte des SP, je sors très fréquemment de ma zone de confort. Je me lance dans des styles littéraires, des univers et écrits que je n’aurais pas du tout abordés toute seule comme une grande.

Ce fut le cas pour ce livre audio proposé en décembre dernier par Audiolib sur la plateforme Netgalley: Le parfum des cendres de Marie Mangez.

J’ai écoulu ce roman mais il est également possible de le lire en grand format aux éditions Finitude.

Mon regard a été attiré par cette couverture à la fois sobre et forte, aux couleurs douces et tristes.

Ce livre est classé dans la catégorie littérature.

Il a été assez discret sur nos réseaux. Il faut dire que si tout le monde a fait comme moi et a trainé dans la rédaction de ses chroniques, ce n’est pas étonnant.

Note que j’ai un peu l’impression de faire bien en parlant après tout le monde des livres sortis…parce que la vie des livres devraient continuer bien après leur date de parution.

Le parfum des cendres est une rencontre entre la mort et la vie.

« Le parfum des cendres » est le premier roman de Marie Mangez. D’habitude, Marie bosse plutôt sur sa thèse…

Tiens…tiens…tout comme Alice, elle aussi thésarde.

L’intérêt d’Alice pour le métier de thanatopracteur va l’amener à faire la connaissance de Sylvain Brognard dont c’est le métier.

A l’origine, Sylvain se vouait à une carrière de parfumeur. Avec son nom de famille qui évoque certains parfumeurs célèbres, il a pourtant changé d’avis il y a 15 ans.

Malgré ce changement d’objectif professionnel, Sylvain reste le spécialiste des parfums. Les odeurs lui permettent même de percevoir la personnalité des gens, qu’ils soient vivants…ou morts…

Les premiers contacts entre Alice et Sylvain sont complexes. L’homme est plutôt avare de conversations alors que la jeune femme, débordante de vie, est quant à elle bavarde.

Pourtant à force de temps et de patience, Alice parvient à mettre Sylvain en confiance, à lever le voile sur sa personnalité et sur son histoire.

Que cache si habilement derrière sa carapace l’embaumeur?

Comme je te l’ai dit, ce roman n’était pas à la base une évidence livresque. Au cours de ma lecture, je me suis demandée si il était vraiment pour moi.

Rencontrer la mort comme c’est le cas dans ce livre est une tâche encore compliquée pour moi. Pourtant, ce roman est un lien entre deux mondes: celui des morts et des vivants.

Après un petit moment, j’ai pris plaisir à écoulire le récit porté par la voix de Sophie Frison. Une voix vivante, forte et douce à la fois. Une voix qui sied très bien à la lecture.

Cette voix, mêlée à l’écriture de l’autrice ont eu sur moi un effet apaisant. Il y a dans ce roman une ouverture sur la finalité qui est la nôtre.

La mort n’est certainement pas ce qui est le plus embêtant dans la vie.

Ce qui fait peur est surement d’arriver à la mort sans avoir pu accomplir toutes les possibilités offertes par la vie.

Si ne rien vivre était une mort bien pire?

Ne crains pas la lecture de ce livre. Elle pourrait t’apporter sérénité et compréhension. Elle pourrait t’ouvrir les yeux sur toutes les morts que nous traversons au fil de nos vies.

Qu’en penses-tu?