Audio·Fantastique·Historique·Littérature française·livre audio·Roman·Thriller

Widjigo d’Estelle Faye

En cette période où monstres et autres joyeusetés ont la côte, tu te sens peut-être l’envie de lire un petit quelque chose de différent. Si c’est le cas, fonce vers ce roman historique aux allures horrifiques et fantastiques.

« Widjigo » d’Estelle Faye est sorti il y a un an chez Albin Michel imaginaire.

Lors de cette lecture, c’est certain, tu n’échapperas ni aux frissons, ni aux sueurs froides.

Rien ne me prédestinait réellement à lire ce roman. Je dois d’ailleurs toujours lire « L’arpenteuse de rêves » de la même autrice, dans ma wishlist depuis bien longtemps. Il a suffi d’une proposition de SP de la part d’Audiolib pour que je plonge les yeux fermés dans ce roman.

Je n’ai pas pu les garder clos bien longtemps…Comme le jeune lieutenant Verdier, je me suis engouffrée dans ce vieux château breton…Pourtant, moi, je ne devais pas capturer ce fameux Justinien de Salers… Je ne suis pas en 1793…Non…non…je suis bien en 2022…enfin je crois.

Je dois avouer qu’à plusieurs reprises, j’ai voulu laisser cet audio sur le côté, j’ai moi aussi été envouté par l’ambiance oppressante, par le récit d’un voyage au cœur des terres encore vierges de Terre-Neuve.

Dans ce livre, il est question de nature, d’embruns, de mystères et de monstres… Le tout est lu avec beaucoup de talent par l’autrice elle-même. Au départ, c’est surprenant car il s’agit d’un récit conté par un homme…

Tu dois bien te douter que cette dernière sait exactement où porter l’attention, l’intonation, le questionnement. Bref, Estelle Faye offre au texte une dimension inédite et unique. L’ensemble est surprenant et prolonge l’imaginaire du texte.

Malgré cette lecture de qualité, je dois me faire une raison. L’imaginaire ce n’est pas mon monde. Les univers trop éloignés du mien me perdent en général. J’adore l’idée d’un roman historique fantastique. Ici, je n’ai malheureusement pas pu y trouver mes marques…

Ou alors, peut-être un peu trop…et je crains que le widjigo n’existe réellement…

Audio·Littérature française·livre audio·Thriller

Respire de Niko Tackian

Le dernier thriller de Niko Tackian est également disponible en grand format chez Calmann Levy.

Tout est énigmatique dans « Respire » de Niko Tackian.

Le titre…

La couverture…

L’histoire…

Depuis le temps que cet auteur me faisait de l’oeil, la proposition de mettre enfin les pieds dans son monde grâce à Audiolib et Netgalley était alléchante.

Une sympathique découverte ce « Respire ». Un thriller aux touches exotiques. Un séjour en all-in sur une île paradisiaque.

Cependant, reste sur tes gardes…car comme bien souvent, les apparences sont trompeuses.

Un séjour sur une île déserte…

C’est en tout cas ce que Yohan, écrivain sur le retour, découvre très rapidement . Au creux de la vague tant professionnellement que personnellement, Yohan a accepté une proposition incroyable.

Contre une dizaine de milliers d’euros, il a laissé sa vie passée derrière lui et a disparu totalement de la population.

Il pensait avoir fait le bon choix jusqu’à son réveil sur cette île isolée et habitée seulement par âmes aussi perdues que la sienne.

Lecture audio de qualité!

Grâce à la qualité audio, la lecture d’Antoine Tomé ainsi que le talent certain de l’auteur, j’ai plongé tête baissée dans cette histoire, un peu improbable, aux allures de Lost.

Tu te souviens de cette série?

J’avoue être passée par des moments de scepticisme. Comment peut-on émettre le désir de disparaitre et surtout de s’offrir à prix d’or cette perte totale de liberté…

Au fil de mon écoute, j’ai progressivement compris aussi dingue que cela puisse être. Il y en a même qui prétendent qu’Elvis comme Michael ne seraient pas mort mais vivraient une vie sereine loin des regards…

C’est un concept…

Après une écoute intensive et un plaisir certain de retrouver l’île, ses habitants et leurs mystères, j’ai été un petit peu déçue par le final.

Non qu’il ne soit pas bien. Non. Tout est logique. Tout se tient. J’attendais quelque chose de plus extraordinaire ou de plus tordu?

Ah mais mince…finalement, ce livre est tout bonnement humain.

Rien de plus.

Rien de moins.

Audio·Thriller

Je suis l’abysse de Donato Carrisi

Je suis l’abysse est le dernier roman de l’auteur italien à succès

Quel est le genre de livres que tu aimes écoulire?

Je choisis généralement les livres les plus longs du genre des grosses briques pour en avoir pour mon argent…et pour éviter les tendinites du poignet.

J’adore écoulire les sagas historiques ou familiales…et puis aussi les thrillers et autres livres qui me font un peu peur.

Donato Carrisi faisait partie de ces auteurs à l’aura effrayante à mes yeux sensibles. Du coup, une écoute audio m’a semblé rassurante… Bizarre, je sais… Et devine quoi?

J’ai bien fait d’accepter la lecture audio proposée par Audiolib via la plateforme Netgalley. https://www.netgalley.fr/

Je suis l’abysse existe en version audio chez Audiolib

Je suis enfin entrée dans l’univers un peu sordide de Donato Carrisi avec son dernier roman « Je suis l’abysse » sorti en octobre 2021 chez Calmann Lévy.

Si tu ne connais pas encore cet auteur italien et que le style ne t’effraie pas, maintenant que j’ai découvert son univers, je te conseille véritablement de le lire.

Auteur de ma génération, Donato est entre autre juriste et criminologue. Il a abandonné son métier pour écrire des scénarios et des livres.

Il faut dire que le sujet de sa thèse n’est pas moins que Luigi Chiatti, un tueur en série italien. De cette thèse, lui est venue l’inspiration pour son 1er roman: « Le chuchoteur« .

Depuis, il a écrit 11 romans… J’ai donc de quoi m’occuper maintenant que je suis certaine que j’aime cet auteur.

La lecture audio de ce thriller est palpitante!

« Je suis l’abysse » est l’histoire d’un collectionneur… Pas n’importe lequel… Un éboueur qui fouille les poubelles qu’il est sensé ramasser.

Pas n’importe quelle poubelle…celles des femmes seules…comme sa mère qui lorsqu’il était enfant le maltraitait…

Dans la même ville sur les bords du lac de Garde vit aussi cette femme…la chasseuse de mouche.

A l’instar de l’homme, elle tente de sauver toutes ses femmes en danger…

Un thriller complexe et intense…

J’essaie de ne pas trop t’en dire car je voudrais que toi aussi tu puisses découvrir ce thriller et en savourer toute la complexité.

Complexité de l’intrigue qui nous rend l’homme attachant malgré tout.

Complexité de la situation qui fait frémir alors que nous sommes sur les bords d’un lac aux vues de cartes postales.

Complexité de la réalité qui est celles de ces trop nombreuses femmes battues, isolées, perdues…

Donato Carrisi est à découvrir rapidement si ce n’est déjà fait!

Je dois avouer que Donato Carrisi a un don certain pour écrire autour de personnalités meurtières. C’est fascinant de lire les descriptions qu’il fait de ce tueur en série.

Ne te méprend pas, je ne compte pas m’inspirer de ces comportements malsains. Ce qui me fascine est de pouvoir le temps d’une lecture (7h43 en audio) découvrir les mécanismes d’une âme humaine torturée.

Benjamin Jungers https://www.leslibraires.fr/personne/benjamin-jungers/1858572/, un de mes compatriotes, lit avec habileté ce roman frémissant, entier, poétique (oui, oui) et terriblement prenant.

Autour du lac de Garde, le touriste lecteur ne se promènera plus jamais totalement serein…

Connais-tu cet auteur? Quel livre as-tu déjà lu? Lequel me conseillerais-tu?

Dis-moi tout! Tu sais bien que je suis une curieuse neus!

Littérature·Thriller

Une nuit sans aube de Benoît d’Halluin

Sorti en mars dernier, tu dois découvrir ce roman!

Quel livre t’a dernièrement empêché de dormir une nuit complète? Tu vois de quoi je parle?

Oui oui, de ces livres que tu n’arrives pas à refermer tant tu es pris.e dans l’histoire…

« Une nuit sans aube » fait partie de cette catégorie.

Sorti en mars dernier, ce roman difficile à classer dans une catégorie précise est le premier roman de Benoît d’Halluin.

L’auteur d’un très très bon premier roman à découvrir!

Débarqué dans les rayons de nos librairies, ce premier livre a eu la chance d’être publié par une grosse maison: les éditions XO.

Il faut dire que ce directeur marketing pour une grosse boite américaine de cosmétique fait fort. Son roman aux notes de thriller est presque un documentaire (en tout cas, c’est ce qu’on lui a déjà dit).

Tu te demandes bien pourquoi cette étiquette?

Je t’explique…minute papillon!

Ce livre un documentaire? Sérieux?

Un jeune français est victime d’un accident de la route dans les Catskills, montagnes au Nord de New York.

De l’autre côté de l’océan, dans une maison à quelques kilomètres de Nantes, en France, Catherine est réveillée en pleine nuit par la sonnerie du téléphon.

Un homme, qu’elle ne connait pas, lui annonce qu’Alexis, son fils, est dans le coma dans une chambre d’hôtel new-yorkaise.

L’homme, Marc, est en route pour venir la chercher. Il a déjà réservé deux places sur le premier vol vers la grosse pomme. ..

Prise d’angoisses, Catherine suit Marc sans très bien savoir qui il est. Très rapidement, le doute s’installe…Qu’est-il arrivé à Alexis? Qui est Marc?

Le vrai résumé qui devrait te convaincre…

Ce roman est une très belle surprise. Chaque page est une particule énergétique qui forme une boule stimulante. Cette énergie s’accroit au fil des pages, elle augmente en intensité.

Le récit raconte les événements de cette fameuse nuit, de ce voyage pas comme les autres. Progressivement, entre chaque moment nocturne, l’auteur nous dévoile des flashs de la vie d’Alexis…mais aussi de Marc.

Une vie d’hommes qui aiment les hommes.

Quel plaisir d’exhumer de chapitres en chapitres leur passé afin de mieux appréhender leur présent! Peut-être que c’est là que ce roman est un documentaire… Il montre au lecteur que l’homosexualité n’empêche pas d’être des gens ordinaires.

Un documentaire? Non un livre sur la vie ordinaire…

Alors oui! Il est vrai que ce roman traite d’une histoire d’amour homosexuel sans pour autant rendre cette histoire d’amour atypique.

Ce sera peut-être une découverte pour toi…J’ose à penser que cela ne sera pas un frein à ta lecture de cet excellent premier roman!

L’amour est universel.

Lire « Une nuit sans aube », c’est se rendre compte que l’orientation sexuelle n’a rien de choquant. L’homosexualité fait partie de notre société depuis toujours.

Avant elle était honteuse et tue. Au 21ème siècle, laissons de côté nos clichés et croyances. Le meilleur moyen est de s’intéresser aux autres quels qu’ils soient.

La littérature est un très bon vecteur pour offrir une normalité à des amours qui devraient l’être depuis belle lurette!

Qu’en penses-tu? Es-tu dérangé quand les histoires d’amour traitent d’homosexualité? Peux-tu exprimer ce qui te dérange?

Ce roman est un livre grand public accessible à toute personne souhaitant passer un très bon moment de lecture.

Si tu le souhaites, tu trouveras sur Spotify un album à écouter pour accompagner ta lecture. Alejandra Pesantez a composé 16 morceaux intrumentaux.

Ils accompagneront « Une nuit sans aube » et lui donneront une dimension encore plus grande.

Prêt.e pour ta nuit blanche?

PS: Tu trouveras également une interview de l’auteur sur le blog.

Thriller·Young Adult

Inheritance games de Jennifer Lynn Barnes

Quel est le dernier livre que tu as acheté et lu parce que tes copines #bookstagrammeuses t’en vantaient les mérites?

Pour moi, ce fut entre autre « Inheritance games » de Jennifer Lynn Barnes

Premier tome d’une duologie, ce roman est présenté comme le roman événement de l’année par PKJ, sa maison d’édition.

« Inheritance games » est sorti le 3 février dernier. Pour une fois, grâce au groupe de lecture commune #wingardiumlibriosa, aussitôt acheté, aussitôt lu…

Alors, tu te demandes quel est mon verdict…

Très, très, très bonne lecture pour un Young Adult du haut de mon âge de Grand Schtroumpf!

Déjà, le pitch est super interpellant…

Une ado de 17 ans, Avery, hérite d’un pactole considérable, d’une maison époustoufflante, d’une fondation, d’un empire financier…

Déjà là, tu te dis: « Waouh le rêve! ».

Oui tu as raison, c’est le pied sauf qu’il y a quand même un hic.

Avery est plutôt du genre sans le sous, son avenir dépend d’une bourse. Orpheline, elle n’a pas de réelle famille mis à part sa soeur aînée.

Elle ne sait absolument pas d’où vient se fameux Tobias Hawthorne qui a eu la gentilesse de coucher son nom sur son testament. Enfin, gentilesse, c’est beaucoup dire car pour faire d’Avery son héritière, il a eu l’audace de deshériter sa descendance.

Comme une telle aubaine se refuse rarement, Avery accepte et démarre une nouvelle vie au manoir Hawthorne…parce que oui, pour hériter, elle doit y vivre pendant un an avec toute la famille du défunt comme colocataires.

Tu te doutes bien que ces derniers ne sont pas ravis de l’arrivée de cette arriviste dans leur famille et que leurs intentions à son égard ne sont pas des plus tendres.

Tu as raison, ça promet une intrigue intéressante et prenante!

Tout au long des 447 pages du bouquin, ça va remuer dans la chaumière…euh…enfin…plutôt dans le palace? Le palais?

Intrigue, mystère, alliances, accidents,…rien n’est oublié dans ce thriller sur fond de secrets de famille.

Je souhaite de tout mon coeur que PKJ sorte très très vite le tome 2. La version originale anglaise est sortie en septembre dernier…Je croise les doigts pour que la traduction aille vite.

Je t’avoue que perso, j’ai la flemme de le lire en VO…

La patience dans ce cas-ci peut être qualifiée de vertu.

Alors? Tu l’as déjà lu? Il t’a plu? Il te tente?

Dis-moi tout et assouvis ma soif de tout savoir. Comme tu le sais, je suis une curieuse neus!

Littérature·Thriller

Entretien avec Benoît d’Halluin: « Mon livre n’est pas un livre sombre. Il est plein de la lumière de la Méditerranée. Il est rempli d’espérances. » –

Souvenir d’une rencontre lumineuse!

En avril dernier, j’ai eu l’occasion de découvrir le premier roman de Benoît d’Halluin: « Une nuit sans aube » sorti le 10 mars dernier aux éditions XO.

J’avais rendez-vous dans un bel hôtel bruxellois. J’ai surpris Benoît au sortir de son petit-déjeuner et en plein jetlag! Il faut dire que l’auteur franco-canadien bosse vit depuis 2018 à New-York où il bosse.

Son premier roman avait été une belle et surprenante découverte. En découvrant son auteur, j’ai compris pourquoi. Benoit d’Halluin est une personnalité rayonnante et enthousiaste. Ce premier roman est positif et plein de valeurs qu’il défend avec énergie et simplicité…

Tu trouveras ci-dessous une restranscription de l’entretien. Ce dernier fut spontanné et agréable…

Bonne découverte…

« Une nuit sans aube » est sorti en mars dernier chez les éditions XO.

J’ai découvert ton premier roman et il était vachement bien.

 Ça t’a plu alors ?

 Oh oui, il est très très bien. Je ne m’attendais pas du tout à ce type de lecture.  J’ai été un peu influencée pour le découvrir et ce fut une bonne influence.  

C’est mon premier alors je découvre.

 Et bien franchement pour un premier roman, il y a vraiment du bon. Je ne l’ai pas dévoré, je l’ai plus lu en petits épisodes comme une série. Ce fractionnement est plus lié à moi qu’au livre. Mais j’avais vraiment envie de savoir la suite.

Il y a des gens qui disent que c’est un page Turner.  Certains m’ont dit qu’il ne devait pas s’appeler « Une nuit sans aube » mais plutôt « Une nuit sans fin » parce qu’ils l’ont lu en une nuit.  

Je confirme. Hier je réfléchissais déjà un peu à ma chronique. Je me disais « Une nuit sans aube » mais en fait pour le lecteur aussi ça pourrait être une nuit aube.

Une nuit blanche voilà !

Ok  mais alors on a pas envie que l’aube arrive.  On a envie de comprendre ce qui arrive à ce brave Alexis qui est quand même un gentil.

Personne n’est foncièrement méchant dans ce livre.

Non ça c’est clair.  Il y en a juste certains qui sont plus perturbés que d’autres.

Je pense que c’est ce que le livre dit aussi. Il y a cette phrase : « Des chemins de son enfance, nul ne guérit jamais ». Je trouvais cette idée intéressante de voir ce que les événements de l’enfance font de nous. Dans le livre, il y a Marc.  Il a été chassé par son père qui l’a mis dehors de la maison parce que sa femme l’avait quitté.  Il était désemparé. Il cherche à prendre une revanche et cetera et cetera.  Alexis, lui, il dissimule tout parce qu’il vient d’une famille où il faut toujours un peu faire illusion. Finalement c’est devenu un peu pathologique. Il n’arrive pas à dire les choses.  

Puis il a une maman qui est tellement à l’extérieur qu’elle n’arrive pas à voir ce qui se passe chez elle. Ce détail m’a marquée.

Oui, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. C’est un peu ça ici.

Comment est-ce que Benoît d’Halluin qui vient finalement un peu de nulle part en arrive à écrire un roman ? Quel est ton parcours ?

Il y a deux trucs.  D’abord, ma personnalité.  Je suis quelqu’un qui observe beaucoup. Je ressens beaucoup de choses. Ensuite, je suis quelqu’un qui arrive bien à écrire. Souvent, je me suis rendu compte que j’arrivais à écrire, à mettre des mots sur les sentiments que les gens ressentent mais n’arrivent pas forcément à exprimer.

Par exemple, dans mon travail, je suis directeur marketing pour une grande marque de cosmétique américaine, je fais des pubs.  Il y a toujours beaucoup d’émotions. On m’appelle souvent le « story teller » (le conteur).  Les mariages s’il y a quelqu’un qui doit faire le discours, ça va toujours me tomber dessus.  Tout le monde me disait qu’il fallait que j’écrive un livre.  Moi, je voulais bien sauf que je suis assez pris dans ma vie et je n’avais pas vraiment eu le temps.

Je vivais à New York et j’ai attrapé le COVID au tout début en mars 2020.  Je l’ai attrapé salement. J’avais 41 de fièvre. J’ai dû aller à l’hôpital à Manhattan.  Là-bas, à l’époque, il faut se remettre dans la situation, il y avait deux virus.  Il y avait le coronavirus et il y avait Trump. Il disait que le virus n’existait pas, qu’il fallait avaler de l’eau de javel. Bref, c’était n’importe quoi.  Il n’y avait plus de place dans les hôpitaux.

Mes parents et mes amis m’ont dit ça suffit les conneries, tu rentres en Europe. C’est ce que j’ai fait. J’ai pris un avion sanitaire car tous les transports étaient à l’arrêt. PAF j’arrive à l’aéroport, je prends un train et j’arrive chez mes parents. Le confinement était strict. Il y avait aussi deux de mes sœurs. Je craignais d’être encore contagieux même si je ne l’étais plus. Je suis resté enfermé dans ma chambre. J’avais du temps libre comme je ne travaillais pas le matin à cause du décalage horaire parce que je commence à travailler vers 13h…

Ah oui c’était le télétravail avec New York.

Ça a commencé comme ça et ça ne s’est jamais arrêté. Ça fait 2 ans que je suis parti comme Linda de Souza avec ma valise en carton. Je n’ai pas beaucoup de vêtements. La chemise que j’ai là, c’est la même que celle qui est sur la quatrième du livre.  Du coup, j’ai eu envie de raconter ce qu’il se passait. Il y a une telle différence entre ce que j’avais vu à New York où on sort trop, on travaille trop,… Me retrouver chez mes parents avec des arbres en face des fenêtres a fait germer comme ça.

Je pense qu’on n’écrit jamais vraiment on se raconte. Il y a pas mal de points un petit peu autobiographique. L’histoire commence par un voyage en avion.  Moi, j’ai fait le voyage en sens inverse. Bien sûr, quand j’étais à l’hôpital à New York avec 41 de fièvre je me suis demandé ce qui se passerait si je mourrais et que mes parents ne pouvaient pas venir. La question était à l’ordre du jour puisqu’ils ne pouvaient pas venir et que j’étais vraiment mal.  

Voilà comment le livre a vu le jours. Je l’ai écrit assez vite. Je ne me suis jamais arrêté pour l’écrire.  Je l’ai écrit le matin.  J’ai travaillé l’après-midi.  En 2 mois et demi,  3 mois c’était fait.

 C’est donc un peu aussi « Une nuit sans aube » ?

Je ne suis pas quelqu’un du matin. Je suis comme Françoise Sagan qui dit : «  Je vois pas ce qui pourrait m’arriver de bon avant 11h du matin ».  

Donc le covid, un rapatriement sanitaire…

Et aussi ma personnalité ! Je pense qu’il y avait un terreau. Il fallait que j’écrive des choses. Je pense que j’en écrirai d’autres maintenant parce que j’ai trouvé génial d’écrire. Après j’aimerais bien que le livre marche.

 Déjà, au niveau de la maison d’édition, c’est une belle maison d’édition pour un premier roman.

 J’ai eu beaucoup de chance parce qu’en plus j’ai envoyé 8 ou 10 manuscrits, je sais plus. J’ai 3 réponses positives : XO,  Actes sud et le dernier c’était Robert Laffont.  Je voulais que ce soit un livre grand public. Je voulais que ce soit une histoire d’amour gay mais universelle pour que des gens qui ne soient pas forcément homosexuels puissent s’y retrouver. J’ai des petites mamies qui m’écrivent des messages en me disant que mon livre a changé leur regard sur les gays.  Je suis content.

Pour moi, cette ouverture positive est un des atouts du livre et c’est ce qui fait son originalité. Chez un éditeur comme XO, on peut trouver ton livre partout, dans n’importe quel magasin.  Maintenant, il y aura toujours des gens à qui ça ne va pas plaire.  

Il ne sera peut-être pas dans des librairies très chics de la rive gauche.  Je pense que dans les librairies très chics de la rive gauche, on n’a pas ce besoin d’éduquer sur l’homosexualité.

Oui…enfin voilà ils devraient peut-être un peu plus…  Le but du livre n’est certainement pas une revendication et n’a pas été écrit dans l’idée de porter le drapeau LGBT+.

 Non, non, justement pour ce livre, il y a 2 cibles.  Enfin je fais du marketing là mais bon. La première cible est le grand public. C’est pour cela qu’il y a une telle tension dans l’intrigue.  J’ai envie que le lecteur rentre dans une histoire où certes les protagonistes sont gays, il y a une histoire d’amour en eux. Pourtant à la fin, le lecteur peut se dire que leur orientation sexuelle ne change rien à l’histoire.   J’en ai fait un peu des héros ordinaires. Ce faisant, discrètement, j’ai expliqué au lecteur que la complexité de l’homosexualité : le coming out, le dating, le ghosting. Je parle un peu de l’homoparentalité à la fin.

L’autre cible est un lectorat gay. J’avais envie de dire que personnellement dans la littérature actuelle, je ne me retrouve pas.  Il y a d’un côté des romans très sombres, très noirs, très glauques, un peu comme « En finir avec Eddy Bellegueule ». C’est vraiment une chose, une revendication sociale. Je ne suis pas là pour comparer. Je ne m’identifie pas.

D’un autre côté, il y a des choses sublimes comme « Call me by your name » qui a été adapté en film. Il faut absolument le découvrir. C’est une sorte de moments suspendus où ils sont dans une villa en Ligurie. Ils sont tous beaux. C’est l’été. Le temps s’écoule lentement. Le temps s’épaissit.  On sent la chaleur de l’été sur la peau des gens.  Après, on ne sait pas trop ce qu’ils font dans la vie. On ne sait pas qui paye le loyer de la maison… Je voulais que mon roman soit terre à terre.

Oui dans « L’aube sans fin », être dans le coma n’est pas lié à l’homosexualité. N’importe qui peut se faire renverser par une voiture et se retrouver dans le coma à l’autre bout du monde, quel que soit la destination.

Exactement. Je voulais que la cible hétéro découvre la problématique gay et pour la cible gay je voulais qu’ils trouvent un livre qui les décrit de façon juste.  J’ai des retours de lecteurs qui me disent qu’« Une nuit sans aube » est le livre le plus juste qu’ils aient lu sur la question. Pour moi, c’est le plus beau commentaire que l’on puisse me faire.

Personnellement, je n’ai pas beaucoup lu sur la thématique gay. Par contre, avec mon expérience perso, j’ai retrouvé dans le roman beaucoup d’émotions et une bienveillance même au niveau familial.  Le roman parle aussi de cette malveillance qui sera toujours présente. La malveillance n’est pas liée uniquement à l’homosexualité. Il arrive d’être banni d’une famille pour un choix d’étude qui ne plait pas ou un mariage qui ne convient pas. L’homosexualité peut poser un problème moral. Pour moi, ça n’en est pas un. Les gens sont comme ils sont.  Ton livre est important pour banaliser l’homosexualité mais pas dans le sens négatif. Plutôt dans l’idée que chacun fait ce qu’il veut.

Il y a des gens qui m’ont dit qu’ils avaient l’impression de lire un documentaire sur les gays. Dans le mot documentaire, il y a un petit côté documentaire animalier…Je comprends ce qu’ils voulaient dire.

Quand on ne connaît pas, quand on n’a pas les codes, quand on ne s’intéresse pas, un roman comme le tient peut révéler un intérêt sur le sujet.

Beaucoup de gens ne savent pas.

Dans ton roman, les 2 personnages dont tu racontes le parcours ont des vécus très différents.  Alexis a un parcours beaucoup plus classique alors que Marc est décrit comme beaucoup plus olé olé. Avec lui, la vie à New York a l’air beaucoup plus décadente.  Ça doit un peu chambouler les petits mamies que tu croises en salon ?

Non, elles sont très ouvertes.

Pour ton inspiration, tu me disais qu’il y avait un part d’autobiographique. Tu as brodé autour de ton expérience ?

Je me suis plus inspiré pour les lieux ou pour les personnages rencontrés. Après, je n’ai jamais été dans le coma. Je ne me suis jamais fait renverser par une voiture. Je n’ai pas vécu tout ça.  Il est plus facile de parler d’endroits connus. J’ai un appartement à Nice.  J’y ai un petit bateau de pêche.  J’adore le sud. Je ne pourrais pas vivre sans la Méditerranée.  

Mon livre n’est pas un livre sombre. Il est plein de la lumière de la Méditerranée. Il est rempli d’espérances.  J’avais choisi le titre que j’aime bien parce que ça fait référence à la nuit. Le récit se passe pendant la nuit. Le trajet pour aller au chevet d’Alexis se déroule sur une nuit. Catherine, la mère d’Alexis, la nouvelle au cœur de la nuit.

Le coma est aussi une nuit.

« Une nuit sans aube » est également toute cette période pendant laquelle Alexis n’a pas pu dire qu’il était gay.  

Pour la couverture, j’avais proposé un homme qui plonge. Il est à la fois sous l’eau et au-dessus, comme un iceberg. J’avais dans l’idée que la partie sous eau soit la nuit. J’avais une idée lumineuse de cette couverture.  Quand j’ai eu la proposition de la couverture actuelle, elle m’a semblée plombante.

Ce choix de couverture ramène aux thrillers. Ton roman est quand même un thriller…Il y a une intrigue, du suspens, on a quand même envie de savoir.

Tout à fait ! Le livre est dans les codes du thriller mais ils ont mis roman. C’est comme ça.

Effectivement, la couverture ne correspond pas spécialement à 100% au contenu. Maintenant, ce sera sûrement plus adapté en poche?

Les retours que j’en ai, quand je vais regarder sur Babelio, les gens adorent tous leur lecture. Le commentaire qui revient souvent est que c’est un peu un truc inclassable.

Honnêtement oui.

Une dame a commenté que pour elle c’était un truc d’équilibriste parce que j’ai commencé avec un thriller, je retrouve ensuite avec une histoire de famille et puis, j’ai des chapitres qui sont juste une histoire d’amour.  Elle dit même qu’en général au milieu d’un thriller elle ne veut pas d’histoire d’amour parce que ça l’agace mais ici non ! Ca ne l’a pas dérangée du tout.

En effet, l’histoire d’amour nourrit le propos.  Elle nourrit l’intrigue aussi puisque le lecteur se fait trimballer. Très vite, on apprend très vite que ce n’était pas un accident.  

Ce qui est drôle aussi c’est que comme les flashbacks arrivent assez tôt pour nourrir un autre propos du livre : « Des chemins de son enfance on ne guérit jamais vraiment ». J’ai donc voulu les faire commencer tôt.  Du coup, les lecteurs sont en attente car ils savent que Marc et Alexis sont en couple.  Ils sont en attente de leur rencontre mais ce n’est pas pour tout de suite.

Ce choix de thriller était un choix voulu ou pas ?

Je suis quelqu’un qui n’a pas beaucoup de confiance en soi. J’ai toujours l’impression que ce que je dis n’est pas suffisamment intéressant. Je me suis dit que si je rajoutais une intrigue, les gens auraient envie de tourner les pages et j’en profiterai alors pour leur glisser des petites idées sociologiques que j’ai.

Comme je le disais, je voulais faire un livre grand public. C’était important à mes yeux.  Je suis content de faire un roman gay chez XO,  avec des scènes de sexes gay pour montrer que ce n’est plus un problème. Pour atteindre ces objectifs, il fallait aussi répondre à un genre littéraire. Je n’allais pas faire une fresque amoureuse ils se regardent dans le blanc des yeux. Si j’avais fait cela, mon roman aurait été d’office catégoriser gay, une sorte de telenovelas gay.

J’ai aussi souri à la présence récurrente des Mercedes classe E.  A chaque fois qu’il est question d’une voiture dans le livre, il s’agit de cette voiture et de ce modèle. Je me suis dit que tu devais avoir une passion pour cette voiture.  Est-ce que tu confirmes cette passion pour les Mercedes classe E ? Ou alors est-ce du placement de produit ?

C’est marrant parce que j’essaie de faire attention à l’environnement surtout que mon compagnon travaille dans ce secteur-là. J’essaie donc de ne pas conduire de grosses voitures. J’avoue cependant  un petit faible pour les décapotables. Du coup, en été, surtout sur la Côte d’Azure on sent l’air et cetera…La Mercedes classe E est une super quatre places. Il fallait bien une voiture qui conviennent à plusieurs personnages.

Dans ton roman, tous les personnages sont un peu paumés à un moment ou à un autre, les enfants comme les parents…

Je voulais montrer aussi qu’il est possible de réagir de plein de façons différentes à l’homosexualité de son fils. On peut passer complètement à côté bien que l’on soit un parent super concerné par son enfant. Cette annonce peut aussi arriver comme une nouvelle difficulté à affronter dans un schéma familial complexe. Le parent peut faire un clash et chasser son enfant sans se rendre compte de l’impact de cette décision à long terme. Ou encore, le parent peut voir cette annonce comme une bavure dans un avenir qu’il a créé pour son enfant. Le parent exige alors encore plus d’efforts et de travail pour compenser. Beaucoup de gays ont reçu comme message qu’ils devaient faire beaucoup d’études pour avoir un super boulot. Ce boulot doit leur plaire parce qu’ils n’auront rien d’autre dans la vie.

La maman d’Alexis, Catherine dit quelque chose d’important à mes yeux. Elle n’a rien contre le fait que son fils soit homosexuel mais elle exprime sa crainte que cela complique le chemin d’Alexis. En tant que maman, c’est exactement ce que je pense aussi.  Aujourd’hui, la société évolue et pourtant le parcours d’un LGBT+  est encore tellement compliqué. En Belgique, le mariage est autorisé, la PMA également, l’adoption se fait de manière égalitaire vis-à-vis des autres couples. C’est une bonne chose. Cependant, vivre sa vie est déjà un défi…et d’un autre côté ce n’est pas un choix.

En effet, Catherine le dit. Elle dit qu’elle n’aurait rien changé. Elle aime son fils tout autant. Elle ne pense pas que ce soit le chemin le plus simple vers le bonheur. Malheureusement, les études prouvent que même quand ils ont des enfants, l’accès au bonheur est compliqué pour les homosexuels.  J’évoque dans le livre cette étude du Washington post, la « Gay loneliness ». Des chercheurs ont étudié sur pas mal de pays et de générations les indicateurs sociaux des gays. Ils se sont rendu compte que ce soit en Scandinavie où les droits des homosexuels sont nombreux ou dans des pays où ils n’ont aucun droit, il reste toujours un plus haut taux d’alcoolisme et une plus forte tendance à la dépression.

 Attention, mon livre est positif. Il dit que l’amour sauve. Ils tombent amoureux et construisent leur relation.  L’un d’eux dit : « Je t’aime parce que je veux t’aimer ».

Mais parce que c’est aussi ça l’amour ! L’amour c’est universel !

Je suis complètement d’accord.  Oui mais la génération en dessous de la nôtre donne l’impression que ce que la société nous vante c’est du romantisme, avoir des papillons dans le ventre et que dès qu’il n’y en a plus, il faut se poser des questions, qu’il faut changer tout. On tombe amoureux. Après un moment, il y a un choix conscient de se dire qu’on ne sait pas où le train de la vie va nous emmener mais je veux faire le « ride » avec cette personne-là.  C’est ma vision des choses.

Le livre dit qu’effectivement il y a ce devenir gay, ces statistiques malheureusement plutôt négatives et qu’eux ils y échappent grâce à l’amour. Après pourquoi ces statistiques ?  Les études disent souvent les études c’est que les gays sont obligés de se conformer à quelque chose qui ne se sont pas pendant une longue période. A 5 ans, vous ne dites pas je suis gay.  Les études montrent que le problème ce serait que comme en fait, les homosexuels se sont trop longtemps conformés à ce qu’ils ne sont pas, même une fois qu’ils ont fait leur coming out, même si ça a été bien accepté, ils gardent une peur du rejet.  Ces personnes ont pris l’habitude de ne plus dire les choses et de ne plus être assertifs avec comme conséquence qu’ils ne savent pas trop s’affirmer.  

Il y a aussi tout ce côté, on le voit un peu aussi, où sans le vouloir comme ils n’ont pas d’enfants, ils deviennent aussi très autocentrés. Je les vois à New York. Comme ils n’ont pas d’enfants,  ils ne s’autorisent pas à vieillir. Ce qui compte, c’est leurs vacances, leur chien, leur appartement…

Je remercie Benoît pour cet échange très intéressant. Pour toi lecteur, il ne reste plus qu’à t’offrir ce très beau roman qui banalise toutes les formes d’amour et fait rentrer l’homosexualité dans la littérature pour tous.

Audio·Historique·Thriller

Les promises de Jean-Christophe Grangé

Chronique audio

As-tu déjà lu Jean-Christophe Grangé?

J’ai eu l’occasion de le lire et de le découvrir, il y a un petit temps déjà, dans le cadre d’un challenge livresque. Un peu comme pour Stephen King, je craignais d’avoir peur et d’être dégouté par le côté glauque de l’univers de cet auteur.

Il faut croire que je suis plus solide que je ne le pensais. J’ai plus qu’apprécié « Kaïken« . C’est donc avec beaucoup de motivation que je me suis lancée dans la lecture audio de son dernier roman sorti l’automne dernier chez Albin Michel.

La couverture du livre est la même!

Je n’ai absolument rien à redire sur la lecture audio. Comme d’habitude, l’éditeur Audiolib propose une lecture de qualité. Le lecteur François-Eric Gendron est dans le thème. Sa voix profonde et grave colle avec précision aux personnages et à l’intrigue.

Pour cet ultime roma, Jean-Christophe Grangé reste fidèle à son style de prédilection: le thriller. Il choisit ici de planter le décor dans une Allemagne nazie des années 30.

Un thiller historique dans l’Allemagne nazie

Nous voilà donc à Berlin. Plusieurs femmes sont assassinées dans la ville selon le même mode opératoire. Elles appartiennent toutes aux plus hautes sphères de la société.

Chaque victime est une promise. Elles évoluent dans les soirées et les lieux hypes nazis aux bras de leurs maris, proches d’Hitler. Comment est-ce possible? Qui ose s’en prendre à l’élite berlinoise?

Une enquête menée par un trio surprenant

Très rapidement, l’enquête sera confiée à 3 individus plutôt ordinaires:

  • un psychiatre légèrement véreux: Simon Kraus
  • un membre de la Gestapo violent: Franz Beewen
  • une riche psychiatre en hôpital psychiatrique: Mina von Hessel

Ensemble, ils tentent de percer le mystère de ces crimes. Ils découvriront les dessous du nazisme, certains secrets du régime, leurs propres limites…

Je n’ai pas adoré cette écoute. J’ai eu beaucoup de difficultés à rentrer dans l’histoire qui peine réellement à se mettre en place. Il est beaucoup question des états d’âme de nos 3 enquêteurs du dimanche.

Autant j’ai compris la nécessité pour le pouvoir en place de taire ces crimes, autant je n’ai pas compris le choix de tels energumenes pour découvrir l’auteur des meurtres.

Cependant, j’ai persévéré dans mon écoute et apprécié découvrir Berlin et les doctrines de l’époque.

Ce roman a un intérêt historique certain. Il y a certainement eu des crimes autres que ceux commis au nom de la folie d’un certain Adolf Hitler. L’histoire les a oubliés et l’idée de l’auteur est quand même plutôt originale.

Non?

Qu’en penses-tu?Envie de découvrir ce thriller? Déjà lu? Dis-moi tout!

Thriller·Young Adult

Si longue soit la nuit de Christophe Lambert

Hop hop hop un peu de course à pied par ici!

As-tu déjà remarqué que certains livres étaient plus sportifs que d’autres?

Ah non? Tu ne vois pas de quoi je veux parler?

Exercice pratique (Je ne peux être tenue responsable d’un éventuel achat livresque).

Va dans une librairie. Prend un livre au hasard. Regarde la couverture. Te sens-tu épuisé.e en lisant le titre ou en regardant l’illustration? Si tu réponds oui à cette question, c’est que ce livre est sportif. Redépose le livre (si tu l’achètes, c’est ta volonté pas la mienne hein). Recommence avec autant de livres que tu le désires…

Tu as compris le principe?

Pour moi, certains livres ont tendance à être épuisants sans même les avoir lus jusqu’au bout de la nuit. « Si longue soit la nuit » de Christophe Lambert fait partie de ces livres sportifs.

Ce roman YA m’a été gentiment proposé par les éditions Fleurus. Je m’excuse d’avoir tant tardé à le lire… J’ai plein plein plein de bonnes excuses: ma pal déborde, les tentations sont trop nombreuses, les journées n’ont que 24h.

Mais cette fois, ça y est! C’est le moment de partager avec toi mon avis sur ce livre qui est une véritable course contre la montre…Un turnover qui se boit en quelques heures tellement le lecteur est plongé dans un état d’appréhension et de curiosité.

Comprendre le fin fond de l’histoire devient une priorité…

Ce roman n’est pas destiné aux victimes de phobies scolaires (ou alors comme exutoire). C’est une sorte de Breakfast club pour ceux qui ont la référence. Pour les autres, allez jeter un oeil sur votre ami Google.

Ici, les 5 ados ne sont pas en colle un samedi parce qu’ils ont fait tout et n’importe quoi. Ici, ils sont 5 ados prisonniers de leur lycée en pleine nuit. Ils ne savent pas pouquoi ils sont là.

Quand l’eau du fleuve monte, que des phénomènes mettent la vie du groupe en danger, les cinq ados qui ne sont que des camarades de classe et qui ne font que se cotoyer au quotidien doivent s’entraider pour survivre.

Ce thriller fantastique fut une agréable découverte. Il se lit très facilement. L’ambiance est oppressante. Malgré cela, je n’ai pas eu peur. J’éprouvais plus un sentiment de perplexité.

J’ai beaucoup aimé le dénoument. Une réelle surprise à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

« Si longue soit la nuit » est une bonne introduction aux livres de Stephen King pour les ados de 14 ans et plus pour tout ceux qui veulent se faire plaisir en frissonnant légèrement.

Pour la petite histoire, j’ai intercallé ce livre pour me détendre pendant ma lecture de « Si ça saigne » de Stephen King… Une nuit, j’ai rêvé de course poursuite…et de trucs vraiment pas cool que mon cerveau a oublié.

Ca t’arrive aussi de rêver de tes lectures? Que penses-tu de découvrir « Si longue soit la nuit »?

Thriller

Chronique littéraire: Si ça saigne de Stephen King

Le dernier Stephen King sorti en 2021

D’après un sondage auprès de mes followers sur #bookstagram, lire Stephen King fait peur. Je suis plutôt d’accord avec eux. D’habituellement, je suis de la team chocotte. C’est pour cette autre raison que pendant longtemps, j’ai hésité à me lancer dans la lecture d’un livre du maître du fantastique… Le King.

J’ai démarré il y a 2-3 ans par un thriller soft, un policier qui ne fait pas peur mais te met la pression+++ que tu en oublies de respirer. Ce roman était « Mr Mercedes« . Depuis, j’ai aussi tenté « La ligne verte » ou « 22/11/63« .

Avec « Si ça saigne« , je change un peu de catégorie et je me lance dans du Stephen King qui fait quand même un peu peur. « Si ça saigne » est le dernier livre de l’auteur américain, sorti en mars 2021 aux éditions Albin Michel.

Observe bien la couverture…. Vois-tu le trompe-oeil?

Je ne pensais pas lire ce livre. Quand j’ai eu l’opportunitéde participer au voyage d’un des livres grâce aux @thebooktrotteuses. Le concept est très sympa. Le livre part de chez l’auteur ou l’éditeur, dédicacé ou non. Il voyage chez 10 lecteurs.trices…

Chacun écrit un petit mot à l’auteur à l’issue de sa lecture. Quand le livre a terminé son voyage, il retourne à son point de départ. Sympa non? Je n’ai pas hésité à particier et j’ai gagné l’opportunité de lire le roman.

« Si ça saigne » a pris le temps de venir jusqu’à moi. J’ai pris le temps de le lire aussi d’ailleurs (je m’excuse pour les délais). Il repart en France après sa petite escale bruxelloise…

Etait-ce une bonne idée?

OUI! Clairement OUI!

Petit zoom sur la couverture…

D’abord, Stephen King écrit d’une manière incroyable. Il n’est pas le King pour rien! Même traduits, ses romans (pour ceux que j’ai lus) sont excellement bien écrits. L’intrigue à chaque fois est incroyable.

L’auteur nous trimballe au fil des pages dans des (fausses) croyances qui nous éloignent relativement du véritable coupable. Evidemment faut-il encore qu’il y ait un coupable et que nous le connaissions pas déjà).

Un véritable plaisir…même su par moment les poils se hérissent sur les bras.

Cette fois, le livre est un recueil de nouvelles. Même sous ce format, Stephen King est brillant. Quatre nouvelles au nom évocateur: Le téléphone de M. Harrigan, La vie de Chuck, Rat et Si ça saigne qui donne son nom au recueil.

Ces 4 nouvelles sont différentes et traitent de thèmes différents. Tu y retrouveras des thèmes chers à l’auteur comme un attentat, du surnaturel, l’au-delà, les médias, la technologie, la vie qui se termine…

Le résumé de l’éditeur

Ce serait mentir de prétendre que cette lecture ne m’a pas fait un peu peur. J’ai une petite confession à te faire. J’ai lu ce livre à chaque fois le matin, juste pour éviter de dormir la tête sous la couette sans oser me relever pour alller faire pipi…

Bah oui! Dieu seul sait ce que j’aurais pu croiser aux portes de la nuit…

Alors? Y at-t-il des King addicts par ici? Quel livre me conseilles-tu à présent? Dis-moi tout, mon curieuse neus voudrait savoir…

Et si tu ne l’as pas encore lu…

Bonne lecture!