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Widjigo d’Estelle Faye

En cette période où monstres et autres joyeusetés ont la côte, tu te sens peut-être l’envie de lire un petit quelque chose de différent. Si c’est le cas, fonce vers ce roman historique aux allures horrifiques et fantastiques.

« Widjigo » d’Estelle Faye est sorti il y a un an chez Albin Michel imaginaire.

Lors de cette lecture, c’est certain, tu n’échapperas ni aux frissons, ni aux sueurs froides.

Rien ne me prédestinait réellement à lire ce roman. Je dois d’ailleurs toujours lire « L’arpenteuse de rêves » de la même autrice, dans ma wishlist depuis bien longtemps. Il a suffi d’une proposition de SP de la part d’Audiolib pour que je plonge les yeux fermés dans ce roman.

Je n’ai pas pu les garder clos bien longtemps…Comme le jeune lieutenant Verdier, je me suis engouffrée dans ce vieux château breton…Pourtant, moi, je ne devais pas capturer ce fameux Justinien de Salers… Je ne suis pas en 1793…Non…non…je suis bien en 2022…enfin je crois.

Je dois avouer qu’à plusieurs reprises, j’ai voulu laisser cet audio sur le côté, j’ai moi aussi été envouté par l’ambiance oppressante, par le récit d’un voyage au cœur des terres encore vierges de Terre-Neuve.

Dans ce livre, il est question de nature, d’embruns, de mystères et de monstres… Le tout est lu avec beaucoup de talent par l’autrice elle-même. Au départ, c’est surprenant car il s’agit d’un récit conté par un homme…

Tu dois bien te douter que cette dernière sait exactement où porter l’attention, l’intonation, le questionnement. Bref, Estelle Faye offre au texte une dimension inédite et unique. L’ensemble est surprenant et prolonge l’imaginaire du texte.

Malgré cette lecture de qualité, je dois me faire une raison. L’imaginaire ce n’est pas mon monde. Les univers trop éloignés du mien me perdent en général. J’adore l’idée d’un roman historique fantastique. Ici, je n’ai malheureusement pas pu y trouver mes marques…

Ou alors, peut-être un peu trop…et je crains que le widjigo n’existe réellement…

Fantastique·Littérature belge·Roman·Romance·Saga

Witch games de Shana Lyès

This is Halloween! This is Halloween! This is Halloween!

Je n’attends pas la période d’Halloween pour lire des histoires de sorcières, de vampires ou de fantômes. Je prends les lectures comme elles arrivent et en fonction de mes aspirations du moment. Mais ce soir, c’est Samain, une fête importante dans le calendrier sorcier.

Samain est l’annonce de l’hiver…qui malgré les températures estivales de ces derniers jours est en effet en mode approche. Le changement d’heure de ce week-end a sonné le glas de la luminosité. La période sombre débute.

Samain est aussi une période où la durée entre le jour et la nuit est quasi identique. Cela permet un passage plus aisé entre le monde des humains et l’Autre monde. En tout cas, nombreux sont ceux à profiter de ce moment pour lire des histoires qui font peur.

Sorcières, vampires, loups-garous sortent de nos bibliothèques et accompagnent nos après-midis pluvieux.

Aujourd’hui, je profite donc de Samain pour te présenter un roman que je suis certaine que peu d’entre vous connaissent. « Witch games » est sorti au printemps dernier chez &H. La maison d’édition connue pour ses romances a décidé de lancer une collection plus fantastique.

Elle démarre fort avec le premier roman de Shana Lyès. Shana est liégeoise et donc une de mes compatriotes. Peut-être la connais-tu mieux sous le pseudo Astro.lya sur Instagram? Son compte te permet de t’ouvrir à l’astrologie.

« Liaison interdite » est, je l’espère, le premier tome d’une longue série de romans mettant en scène une sorcière des temps modernes: Freïa. Shana a créé son univers de toute pièce en s’inspirant de Bruxelles et de ses environs. Je suis fan!

Il est évidemment grandement question d’amour dans ce roman…enfin si Freïa accepte de succomber aux charmes du beau jeune homme lui ayant sauvé la vie. Et ça, ce n’est pas gagné… Freïa s’est juré de ne jamais tomber amoureuse, et encore moins d’un humain…

Ce roman est un délicieux intermède entre deux lectures plus prises de tête. Il m’a apporté détente et plaisir. En plus, les personnages sont méga attachants. Shana nous offre même les thèmes astraux des plus importants. Si ça c’est pas sympa!

Le texte est relativement classique tout comme les rebondissements. « Witch games » est un roman à lire pour s’offrir évasion, légers frissons et bonnes vibrations. La littérature moderne nous offre l’opportunité de ce genre de récit…alors goooooooo sans hésitation!

Fantastique·Historique·littérature américaine·Saga·Saga familiale

Blackwater: La crue de Michael McDowell

Ce roman des années 80 réédité par les éditions Monsieur Toussaint Louverture fait le buzz!

Je t’entends, toi le.a sceptique.

Celui.le qui pense trop fort.

Je t’entends te dire mentalement: « Encore une qui a succombé au matraquage et à la campagne marketing sans faille des éditions Monsieur Toussaint Louverture ».

Pense ce que tu veux.

Tu as grandement raison.

Et tu sais quoi?

J’ai kiffé à donf!

Premier de 6 tomes, La crue est un petit bijou visuel.

Blackwater est absolument partout depuis des semaines sur #bookstagramfrance. Tout le monde ou presque vente cette fabuleuse couverture (les autres sont canons également), cette histoire, ce découpage…

J’avais deux options:

Option 1: fuir

Option 2: me faire mon propre avis

Je n’ai pas résisté à la beauté de l’objet, à l’histoire intrigante, au format poche léger et pratique, au prix mini de 8, 40€ le livre… Comment ne pas succomber à ce merci écrit juste à côté du prix?

Et tu sais quoi? J’ai bien fait.

Un petit aperçu…

Dire que j’ai été emportée dès les premières pages serait un pieux mensonge.

Non, non.

La magie Blackwater a progressivement pris possession de moi.

Son atout coeur est sans hésitation le personnage d’Elinor.

Sortie de nul part, la jeune femme aux cheveux de feu est une des rescapées de la crue. L’eau est sortie de son lit et a inondé la ville de Perdido (mais quel nom…) en Alabama.

Nous sommes en 1919, à la croisée entre deux ères… La première guerre mondiale a tiré un trait sur les vestiges du 19ème siècle. Sauvée des eaux ou presque, Elinor s’installe dans la ville.

Elle conquiert le coeur de tous les habitants…à l’exception de celui de Mary-Love. Notable de la ville, Mary-Love Caskey est la mère de l’héritier de la scierie. Elle voit d’un mauvais oeil l’attachement de son fils Oscar pour cette Elinor venue de nul part.

A-t-elle raison d’y voir un mauvais présage?

Le résumé de l’éditeur

Tout au long de ma lecture, j’ai mordu de plus en plus à l’hameçon. Je suis à présent tout à fait accro et j’ai envie de savoir qui est vraiment Elinor? Quelles sont ses réelles motivations?

L’écriture de Michael McDowell est agréable et envoutante. A l’image de cette jeune femme mystérieuse…

Alors? Prêt.e à te laisser posséder par Blackwater? Plutôt réservé.e face à cette folie littéraire? Dis-moi tout!