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Résultats du concours de 3K

Vous étiez une centaine à participer à ce concours des 3000 abonnés.

Merci à vous pour votre investissement! Je suis ravie de pouvoir vous gâter!

Malheureusement, il n’y aura que 4 gagnants.

Voici le nom des gagnants:

  • @Les_lectures_de_steph gagne la box contenant le matériel de papeteries ainsi qu’un livre grand format de son choix d’une valeur de 20€ maximum.
  • @la_biblio_d_elo gagne un marque-page ainsi qu’un livre de poche d’une valeur de 10€ maximum.
  • @deslivresetdesgourmandises gagne un marque-page ainsi qu’un livre de poche d’une valeur de 10€ maximum.
  • @zaziebrindacier gagne un marque-page ainsi qu’un livre de poche d’une valeur de 10€ maximum.

Les gagnantes peuvent me contacter afin de recevoir leur lot.

A bientôt!

Divers·Entretien·Littérature·Littérature française

Didier van Cauwelaert: « Les livres sont des jalons de vie… »

En mai dernier, j’ai eu la chance de m’entretenir avec l’auteur Didier van Cauwelaert.

Bonjour Didier van Cauwelaert. Quel plaisir pour moi d’avoir cet entretien avec vous. Nous parlerons aujourd’hui de votre dernier roman « Une vraie mère…ou presque » sorti aux éditions Albin Michel en mai dernier.  J’avais aussi quelques questions d’ordre plus général.

En préparant notre rencontre, j’ai réalisé que votre nom n’était pas souvent évoqué sur #bookstagram, le réseau social que je fréquente. J’ai l’impression que la communauté Instagram ne met pas spécialement vos livres en avant. Je trouve cela dommage.  Vos livres ont tout le potentiel pour être mieux représentés sur les réseaux.

Je ne fréquente pas les réseaux sociaux. J’ai un coach numérique. Là, il vient d’ouvrir un compte sur Instagram où il poste des capsules vidéos (l’entretien a eu lieu au mois de mai) tous les dimanches soir.

Vous avez aussi un page internet, un site vraiment très bien construit et très chouette.

Justement, ce site existe parce que c’est vrai qu’à un moment donné, il faut contrôler l’information. Sur Wikipédia, il y a des choses parfois invraisemblables. Un jour, les rédacteurs m’ont inventé un livre. Ils ont fabriqué un faux numéro ISBN. Ils ont pris 2 numéros précédents pour en créer un nouveau. Ils racontent l’histoire et tout ça en expliquant bien pourquoi le livre était dans ma thématique. Ils se sont donnés beaucoup de mal. Un journaliste, en Belgique à Louvain-la-Neuve, arrive et me dit : « Alors ! Parlez-moi de ce livre ! Quoi ? Pardon ? Oui oui celui mentionné sur votre page Wikipédia. »

Je ne sais pas si vous le savez mais c’est impossible de faire retirer un truc par vous-même sur Wikipédia. Il a fallu qu’une émission sur le Web à l’époque sur Europe 1 leur fasse remarquer. Ils ont réussi à faire disparaitre ce fake. Le fameux livre s’appelait « Le mystère je sais plus comment ». C’était un canular !  

Incroyable ! Comme vous le racontez, j’aurais pu y croire !

Je ne me rappelle plus vraiment du truc. La personne s’est vraiment donné beaucoup de mal pour me créer une œuvre supplémentaire.

Notez que moi aussi je commence mes recherches par Wikipédia. C’est d’ailleurs en partant de là que je suis arrivée sur le site. J’ai aussi consulté Babelio. Je prépare toujours mes entretiens en passant par Babelio. Je me suis rendu compte que votre compte Wikipédia était bien contrôlé. Les informations coïncident avec celles du site. Ce n’est pas toujours le cas.

Vous avez des origines belges faciles à identifier avec votre nom de famille. Comment est-ce qu’un auteur aux origines belges nait en 1960 à Nice, dans le Sud de la France ?

Mon père était venu sur la côte d’Azur quand il était bébé. Il était né en 14 pendant que son père se faisait tuer dans les tranchées. Il faisait du rachitisme. Le médecin a dit que pour lui sauver la vie, il lui fallait du soleil. Donc sa mère et sa grand-mère sont parties à Nice où elles sont restées.

Van cauwelaert n’est pas un nom facile au départ à Nice. Dans le livre, mon vrai faux double, le narrateur s’appelle Pijkswaert qu’on appelle pic-vert. Ben moi Cauwelaert en niçois caulé vert, ce qui veut dire chou vert. Donc voilà, j’étais obligé de faire voir le coup de poing pour qu’on arrête de se moquer mon nom.  

Vous avez fait une entrée dans l’écriture très très jeune…A 8 ans, on apprend à peine à écrire et à construire le texte.

Dès qu’on m’a appris à écrire, je me suis dit que les mots servaient à raconter des histoires. Les mots sont une merveilleuse armée à ma disposition pour raconter des histoires, mieux que mes petits soldats, que les Dinky toys et les ours en peluche qui étaient jusqu’à présent ceux à partir de quoi je scénarisais les histoires.

Votre destin littéraire est impressionnant. Avoir 8 ans et se dire : « Je vais écrire des livres pour aider mes parents qui sont en difficulté » est hors du commun.  

Etre chef de famille est très valorisant. C’est une manière de rendre supportable ce qui aurait pu me casser. Au contraire, ça m’a donné un challenge.  Mon père était quasiment invalide. Je l’ai entendu dire que le jour où il serait dans un fauteuil roulant, il se mettrait une balle dans la tête.

Quand j’entends ça à 8 ans, je me dis que je vais faire un truc tellement extraordinaire. Ce truc lui donnera envie de vivre même en fauteuil. Je serai le plus jeune auteur au monde à être publié. Voilà ! J’ai raté mon coup. La chirurgie a sauvé mon père.

En tout cas, le voilà, le côté écrire un professionnel que je suis vraiment devenu à 8 ans et demi.  J’ai arrêté de faire mes devoirs. Je n’avais plus le temps. A l’oral, je participais énormément. On me croyait un bon élève mais je ne pensais qu’à mes histoires.

J’imagine la tête des profs…

Et celle de ma mère !

Dans « Une mère…ou presque », votre maman avait l’air plutôt ravie de votre réussite.

J’ai décalé beaucoup de choses dans le roman. L’émotion est vraie comme la sincérité et les énergies. Après le contexte est différent. Après, mon père a été ce personnage tellement romanesque qu’à sa mort, j’ai écrit « Le père adopté ». Ce roman racontait sa vie et nos rapports. Ma mère s’était donné ce rôle nécessaire de garde-fou, de contre-feu, de faucheuse d’enthousiasme par rapport à lui qui me disait : « Vis ton rêve, ne t’occupe pas du reste ». Elle espérait que j’ai un vrai métier. Elle ne pensait pas que je vivrais un jour de ma plume. Tout cela était nécessaire.

Il y a beaucoup de cela dans le livre.

C’était indispensable.

C’est même très drôle.

Ce livre n’est pas une psychanalyse. C’est plus une tentative de réparation dans le double sens du terme : la réparation mécanique et puis je lui devais réparation pour quelques malentendus, quelques non-dits. Ce rôle ingrat que je lui avais reproché aussi parfois.

Le fait qu’elle n’avait pas pu aller chez Drucker aussi ?

Ca je l’ai inventé !

A la fois, vous l’avez inventé et à la fois ça aurait pu être tellement possible. Les mères peuvent être tellement capables de tout.

En fait, ce n’était pas Drucker mais la première émission sur mon premier livre que j’ai fait c’était « Boîte aux lettres » de Jérôme Garcin, à l’époque sur France 3. Il a interviewé mes parents. Elle avait une manière bien à elle d’expliquer, de gérer. Je me suis toujours protégé d’elle dans le sens où je sentais le danger d’emprise. Je suis un fou de liberté. J’ai fermé certaines choses pour pouvoir continuer à l’aimer, sans trop lui reprocher. Il y a eu des tensions. Il fallait que je les regarde en face et que je les règle à travers ce roman.

J’ai retrouvé dans le roman cette relation mère-fils. En tant que femme, je vis ou j’ai vécu avec des hommes qui avaient une maman très présente, voir par moment contrôlante. Du coup, cet aspect du roman m’a beaucoup amusée. Je me voyais bien dans Tiphaine…

Ah oui…le fait de se retrouver entre deux feux.

 Démarrer sa carrière à 8 ans, votre carrière est très longue. 50 ans bien passés que vous écrivez.

Alors là en fait, je ne m’en étais pas rendu compte du tout jusqu’à ce que Point roman m’appelle en me disant : « On aimerait republier « Ving ans et des poussières » pour le 40e anniversaire. Je n’avais pas percuté du tout. Oui, ça fait 40 ans que je publie.

Ce qui est drôle, des journalistes m’ont mis le nez là-dessus, c’est que « Vingt ans et des poussières », ça se passait à Nice. C’était l’histoire d’un comédien à la retraite qui prend le contrôle d’une troupe de théâtre amateur. On est vraiment dans quelque chose de similaire. Je n’ai pas du tout eu conscience de ça en écrivant. C’est marrant cette similitude.

Je n’ai plus jamais parlé depuis ce premier roman de comédiens qui s’accrochent dans une situation. Personne ne demande rien et ils viennent par effraction modifier le destin.

Cette notion de comédien/metteur en scène s’impose par l’imposture de manière à agir dans la vie. « Une vraie mère…ou presque » est franchement le même esprit. Je pensais faire du neuf complet avec « Une vraie mère…ou presque ». J’ai pas du tout contrôlé. C’est marrant ce qui se passe dans l’arrière-boutique.

Cette arrière-boutique, je l’appelle la créativité. Comment entretenir cette créativité pendant autant d’années?

C’est comme ça. On ne s’étonne pas de cela pour un pianiste ou un tennisman? On ne leur demande pas si ils ont peur de jouer. Maintenant, ils travaillent tous les jours. J’écris tous les jours. Même une journée comme aujourd’hui où j’ai démarré très tôt. Entre les rendez-vous, dans la voiture, je pense, que je prends des notes. Je ne coupe pas le cordon.

C’est une connexion constante?

Oui parce que ça travaille. Mon inconscient me dit les choses sur lesquelles je bute. Par exemple, j’ai trouvé tout à l’heure une réplique de scénario. Je cherchais depuis trois jours.

Vous avez donc plusieurs projets en même temps?

Il y a toujours un stade d’écriture où je suis en totale immersion. Puis un moment comme maintenant où j’ai un scénario en cours d’écriture, un scénario terminé en cours de casting pour l’an prochain. Je modifie des choses. J’ai aussi un nouveau roman en chantier.

Vous avez plusieurs casquettes et plusieurs carnets pour noter?

Oui, j’ai même plusieurs bureaux.

Physiquement vous changez d’endroit en fonction de ce que vous faites?

Vous verrez ça dans le film sur Instagram. Quand les bureaux sont trop encombrés, je change. Je vais travailler dans ma voiture. Je descends dans ma vieille voiture pour y travailler à l’arrière.

Une fuego?

Non c’est une Rover de 1960. Elle se transforme en mon bureau bureau d’appoint lorsque j’ai besoin de neuf et de ne pas m’emmêler dans des éboulements de papier.

Vous avez reçu de nombreux prix. J’en ai compté au moins une quinzaine. Est-ce que ces prix sont pour vous une sorte de bulletins scolaires, vous qui détestiez l’école? Bulletins scolaires avec la notion de coup de pied au derrière pour continer et avoir l’impulsion ou ces prix sont tout simplement des cadeaux?

Non. Les prix sont des cadeaux. Je ne les ai pas tous mis. Une fois, j’ai reçu le prix d’une maison d’arrêt. Je devrais le mettre d’ailleurs. Un bibliothécaire qui a créé un concours littéraire..

Les prix n’ont pas d’autre sens pour moi que des cadeaux.

Une sorte de reconnaissance du travail?

Oui parce qu’il y a des prix de jury comme le Goncourt, le prix Pagnol ou celui de l’Académie française. Il y a bien entendu les prix des lecteurs, du Livre de poche aussi qui sont des prix de jurys populaires si on peut dire, donc de purs lecteurs qui ne sont pas des professionnels.

Dans les deux cas, ça fait plaisir mais ce n’est pas une fin en soi. Le plus beau des cadeaux est la fidélité des lecteurs et le renouvellement. Je me rends compte grâce aux livres de poche que les jeunes lectrices et lecteurs arrivent. Evidemment, économiquement plus par le livre de poche.

C’est vraiment important! C’est une chance de ne pas avoir d’usure du lectorat et en plus, d’avoir un renouvellement. Il est là le plus beau des cadeaux. Ca va de pair avec « la fraîcheur » que je garde.

Mon problème n’est pas de manquer d’idées. Si j’ai peur d’une chose, c’est de manquer de temps. J’ai 40 sujets en attente. J’ai des chemises cartonnées.

On pourrait considérer cela comme une hyperactivité mentale?

Plus j’écris, plus les choses demandent à être écrites. Après c’est pas tout d’avoir l’idée. Il faut avoir la nécessité de l’écrire. C’est vraiment important. Juste avoir un bon pitch intéressant ne suffit pas. Il faut qu’émotionnellement, j’ai un appel auquel je ne peux pas me soustraire.

Je n’avais pas du tout prévu l’écriture d' »Une vraie mère… ». J’avais terminé un roman qui a laissé sa place. Il sera le prochain. D’un coup, dès que l’idée s’est imposée, je me suis dit voilà parce que je ne savais pas comment mettre en scène ma mère. Il me fallait un décalage romanesque. Il fallait une situation et lorsque cela est arrivé brusquement, j’ai plongé.

Vous écrivez souvent dans l’urgence?

Oui. En tout cas, ce n’est pas une urgence genre il faut que je rentre mon manuscrit. C’est l’urgence de ne pas laisser passer un canal qui s’est ouvert. Rien à voir avec l’image caricaturale de l’inspiration qui descend comme ça.

Tout d’un coup, à partir d’une idée ça attire les idées provenant de l’imaginaire pur ou les souvenirs qui remontent, qui se satellisent. Là, il ne faut pas laisser perdre. Il ne faut pas laisser perdre surtout quand on sent qu’il y a le rythme.

Dès que j’ai ma première phrase qui est mon diapason, qui doit contenir tout le roman, à ce moment-là, il vaut mieux y aller. Puis, je sens quand une histoire peut attendre et quand elle ne peut pas attendre. Ca ne s’explique pas.

A moi, de dégager des choses dans ma vie pour laisser la place. J’ai la chance de n’avoir jamais eu de vrai métier comme disait ma mère. Je n’ai pas à négocier du temps auprès d’un patron, d’un chef ou du rectorat.

Je n’ai jamais eu d’autres sources de revenus que des droits d’auteurs. Donc ça c’est avec moi-même. Il y a des producteurs. Pour cela, je dégage aussi le temps dont j’ai besoin.

Sur votre site est repris une citation journaliste qui vous qualifie en tant que maître du feel good. Je trouve ça amusant car dans l’univers d’Instagram, les auteurs et autrices feelgood sont fortement représentés alors que le style lui-même un peu décrié.

La citation complète de Julie Malaure pour le journal « Le point » est « On aime compter au panthéon des lettres françaises un maitre de la feel-good fiction, ces romans qui font du bien.

A la fois elle précise le style dans lequel j’évolue et elle mentionne que ce n’est parce que j’écris du feel-good que je suis un moins bon écrivain. Elle contredit ce nombrilisme douloureux et un peu stérilisé qui est plus dominant dans la littérature française que la littérature d’imagination et de construction positive.

Or, je pars de choses qui sont toujours graves, douloureuses. Je montre comment la reconstruction se met en œuvre plutôt que de montrer quelqu’un qui a tout, qui perd tout et qui s’effondre.

Dans chaque livre, mon but est de résoudre et d’évoluer. De résoudre les problèmes, de se réconcilier,… même si ça doit passer par des épreuves douloureuses voire par la mort.

J’aime que la personne qui referme le livre d’un coup sente une énergie qu’elle va utiliser pour autre chose. J’aime bien essayer de rendre le monde un peu plus respirable, produire l’oxygène comme le font les arbres à travers mon imagination et mon style.

Je ne vous avais plus lu depuis un petit temps et c’est vrai qu’en démarrant ma lecture, je me suis dit…Ah! Je retrouve sa plume! Un peu comme un rendez-vous…comme une madeleine de Proust. Vous relire me ramenait à l’époque de mes lectures précédentes.

Il y a tous les souvenirs qui sont reliés aux émotions que donnent un livre. C’est merveilleux. Moi aussi, j’adore me rappeler quand je relis un livre:  » Tiens c’était là! Telle année, telle personne, tel lieu… »

Le contexte dans lequel on l’a lu aussi… »L’éducation d’une fée » m’a été prêté par ma sœur. Elle me l’avait conseillé. J’étais une jeune maman…

Les livres sont des jalons de vie…

Oui! Il est sorti en 2000. Ma fille est née en 2000. Elle a l’âge de votre livre. C’est d’ailleurs une sacrée fée!

Donc cet écrivain Pierre, dont je passerai le nom parce que même si je suis belge vous avez quand même été fort avec la prononciation, débarque à Nice pour ce fameux salon littéraire après le décès de sa maman. Il a gardé sa fuego et il a reçu des contraventions pour des excès de vitesse posthum. Est-ce que cette histoire d’excès de vitesse est un fake?

Non non, le départ est dans la réalité. Une contravention est arrivée à son nom avec une perte de points. Voilà mon déclencheur. La réalité m’a fourni l’élément déclencheur.

Jusqu’où auriez-vous été si ça avait été nécessaire pour pouvoir garder justement ce permis qui vous permettait finalement de sortir un peu du rail, de ce qui est permis par la loi? Auriez-vous engagé quelqu’un pour couvrir vos arrières?

Non justement, l’idée m’est venue mais je l’ai transformée en roman. Ce roman est venu par une phrase lors de la deuxième fois, quand le deuxième excès de vitesse est arrivé, j’ai dit:  » Ma mère n’a jamais aussi mal conduit depuis qu’elle est morte. »

Là, je me suis dit que ça pourrait faire un livre. Puis la logique du truc, le jour où elle n’a absolument plus de points, l’administration la croyant vivante, elle risque de recevoir une convocation. Et je fais quoi? J’engage une sosie?

J’ai pris note de tout ça. Puis après, j’ai construit le récit en imaginant comment Pierre rencontre la comédienne. Voilà le processus de l’imaginaire à partir d’un point de situation.

Comme je le disais tout à l’heure, ça va satelliser, attirer des éléments imaginaires et reconditionner la réalité. C’était impressionnant dans « Une mère…ou presque », la manière dont les décors m’ont parlé.

Les décors m’ont, par exemple, suggéré des choses. La maison de retraite est celle où vit ma tante dans la réalité. Je n’ai pas rencontré Lucie Castagnole mais la salle du tea time est comme ça avec des spectacles, un pianiste.

Souvent les décors racontent une histoire. J’ai une écriture très très imagée. C’est important pour moi de ne pas faire trop de descriptions. Mais que la sonorité et la précision des mots que j’emploie donnent à voir tout de suite.

Il ne s’agit pas de précipitation. On dit qu’il faut du temps pour rentrer dans un roman. Ca m’énerve quand j’entends ça! Comme si c’était une qualité! Ah oui ne vous laissez pas rebuter, il faut du temps pour entrer…

Pour moi, ce temps est une manière de donner une chance au livre.

Absolument et en même temps, l’auteur peut se donner du mal pour qu’on ait pas besoin d’attendre pour entrer dans l’histoire.

Certains livres vivotent tout le long et puis à la fin, un cliffhanger surgit et annonce une suite que l’on aura forcément envie d’acheter pour connaître le fin fond de l’histoire. En vous lisant, je n’ai jamais rencontré cette difficulté.

La prise de contact avec les lectures est très importante pour moi. La manière de les quitter après également. Donc tant que je n’ai pas mon accroche, ma première phrase, je ne peux pas me plonger dans la rédaction. Je prends des notes.

Et la manière de nous quitter aussi ? Ici vous m’avez quitté avec un peu de perplexité parce que je retrouvais un peu des thèmes qui sont récurrents, sans vouloir spoiler parce que c’est la fin aussi… Cette connexion entre Lucie et Simone est très forte. Elle m’a rappelé votre roman « J’ai perdu Albert » où Einstein revenait à travers un personnage du livre pour délivrer son message. J’ai tendance à croire en ce genre de connexion… et maintenant, je suis un petit peu même presque en manque d’en savoir plus. Vous voyez le truc?

Rires…

Ce qui est intéressant c’est de varier. J’ai la chance d’avoir publié beaucoup. Quand les gens aiment un livre, ils en lisent beaucoup. J’ai un lectorat très fidèle. Je veux leur donner du neuf à chaque fois même si la thématique se retrouve. En tout cas, chaque fois, le milieu, le décor et la problématique sont toujours différents.

Dans « Une mère…ou presque », j’ai abordé autrement ce thème de la survie des consciences à travers ce questionnement: la vérité du personnage qui parle dans la comédienne est-ce que c’est le fruit du travail, est-ce que une incarnation ou est-ce un phénomène d’opposition?

Je ne sais pas. Ce n’est pas de moi qui dit ça, c’est le personnage. Quelle est la part d’influence?

Est-ce qu’on pourrait dire ça pour l’écriture aussi qu’il y a une part finalement de possession ou d’influence du personnage?

D’influence certainement! Il y a par exemple le moment où le personnage prend le pouvoir. Ca m’arrive à chaque fois. J’ai prévu cela dans mon plan car je fais toujours un plan. Après, je l’enrichis ou je m’en écarte. J’ai une trajectoire.

A certains moments, j’ai prévu un truc, un événement ou un rebondissement et voilà que tout à coup, le personnage fait grève. Il se met en grève. Il semble me dire « Non, je ne peux pas faire ça. Ce n’est pas moi. Tu ne peux pas dire ça.

Comme la comédienne qui dit non c’est parce que ce n’est pas dans le ton du personnage. Là, ça veut dire que le personnage a pris une telle densité et une telle autonoie qu’il peut me dire non. Il faut que je trouve autre chose. Parfois cela me pose de vrais problèmes. Sinon, je sais que ce ne sera pas vrai puisque le personnage n’en veut pas. Je sais que ce sera pareil pour le lecteur.

A ce moment-là, le personnage vous vous insuffle la solution ou c’est un blocage?

Parfois, il m’aide. Blocage non. Je raie moi. Je n’ai pas l’angoisse de la page planche mais de la page trop noircie, trop raturée.

Vous écrivez encore à la main?

Oui mais j’utilise l’ordinateur de plus en plus. Avant je me recopiais à la main quand il y avait trop de râtures. Là maintenant, je tape, j’imprime et je continue mes râtures après. Mes écrits ont tendance à devenir un peu hybrides.

J’ai besoin de la main. L’imagerie cérébrale a montré que le geste de clavier trop récent ne connecte pas toutes les zones du cerveau.

En revanche que l’on soit droitier ou gaucher, on voit très bien en imagerie cérébrale que toutes les connexions se font quand il y a un geste de la main. Ce geste existe depuis les hommes des cavernes.

C’est une catastrophe de priver les enfants de cet apprentissage. Il est criminel de ne pas donner aux gens la possibilité d’écrire des lettres d’amour autrement que par texto.

Comme pour tout, il vaut mieux avoir les bases très tôt. Il est impossible de commencer à être tennisman à 20 ans, à être un brillant pianiste à 20 ans. Mais non!

Vous pensez que tout est écrit?

Non mais tout est tellement plus simple quand on commence très tôt. La capacité de formation et d’adaption est bien plus grande.

Ce qui est écrit est un brouillon que l’on peut totalement transformer. Il n’y a aucune fatalité. Nous sommes les maîtres de notre destin.

Vous avez beaucoup de casquettes…pouvez-vous nous parler de vos projets?

Si tout se passe bien mon prochain film sera l’adaptation de « La personne de confiance ». Je suis en train de peaufiner le casting. Ce sera très très bien si ça se concrétise, si on a les financements qu’il faut et tout.

J’ai aussi un projet américain avec la MGM, un projet de théâtre, comédie musicale et tout. Il y a du retard pour tout ce qui n’est pas le roman pur pour cause de COVID. Cela ne m’a pas empêché d’écrire. En revanche, les projets théâtraux et cinématographiques ont pris du retard et ont été décalé.

Mon anxiété est de choisir aujourd’hui.. en arrivant à mon âge… Même si je pense que comme j’ai besoin de beaucoup de temps pour écrire tout ce que j’ai à écrire, je pense qu’on me l’accordera. Il faut choisir les priorités quand même. Je sais aujourd’hui en voyant les trucs en cours que je ne pourrais pas tout faire vu qu’il a encore des nouveaux projets qui arrivent…

Donc choisir… choisir… c’est dur!

Choisir c’est renoncer à certaines de choses...

Oui…

Merci beaucoup pour cet entretien!

Billet doux·Divers

Tout ce que tu as toujours voulu savoir et que tu n’as jamais osé demander sur le bookhaul!

Tu le sais certainement, le milieu littéraire sur #bookstagram a son propre jargon. Après le book club, aujourd’hui je te parle du bookhaul!

Prêt.e à en savoir un peu plus sur ce mot aux consonances anglo-saxonnes?

C’est parti!

  1. Qu’est-ce dont qu’un bookhaul?

Le bookhaul est la version littéraire d’un haul. Le mot « haul » vient du milieu des Youtubeurs. Sur la plateforme Youtube, les influenceurs montrent après une séance de shopping leurs dernières acquisitions à leurs abonnés.

Le but d’un haul est de donner son impression sur le produit acheté. Son utilité est relativement similaire à un unboxing. Durant un unboxing, les youtubers nous présentent les produits achetés ou reçus.

Lors d’un bookhaul, tu peux donc présenter tes derniers achats livresques mais aussi tout objet en lien avec la lecture: marque-pages, bibliothèque, serre-livres, bougies, thés, tasses, carnets, tote bags…

2. Sous quelle forme un bookhaul est-il présenté?

Initialement, le bookhaul se fait sous la forme d’une vidéo sur Youtube ou tout autre plateforme vidéo.

Progressivement d’autres formes ont vu le jour. Sur Instagram, il n’est pas rare de voir des bookhauls en story, en post ou en live (repartagé ensuite en replay).

Libre à toi de choisir le format qui te plait le plus…Si tu n’as pas envie de montrer ta trombinette sur les réseaux sociaux, le format story ou post sera plus adapté.

Perso, j’aime les lives sur Insta. Du coup, j’organise un bookhaul avec d’autres #bookstagramers chaque mois. En général, je fixe la date au milieu du mois en cours.

Tu as envie d’y participer? Reste attentive à mes annonces en story!

Bookhaul de juillet 2022 avec Melofil et Ynoowe

3. Est-on obligé de vider son compte en banque pour faire un bookhaul?

Si à la base, l’idée est de montrer tes derniers achats, il n’est bien entendu pas obligatoire de casser ta tirelire pour participer à un bookhaul ou pour en faire un.

Tout livre entrant en ta possession peut être présenté.

Tu as emprunté des livres à la bibliothèque de ton quartier? Présente-les.

Une amie t’a prêté des livres? Présente-les.

Tu as reçu des services presse? Présente-les.

Tu as acheté des livres en bouquinerie ou à la brocante? Présente-les.

Tu l’auras compris. Dès qu’un livre arrive chez toi, il y a une occasion d’en parler!

4. A quelle fréquence faire un bookhaul?

Il n’y a pas de règle là non plus. Libre à toi de le faire quand tu en as envie.

Le support que tu utiliseras pour faire ton bookhaul dictera un petit peu la fréquence.

Si tu le fais en story, tu peux le faire lors de chaque réception.

Si tu le fais en live, un ou deux lives par mois devraient suffire au risque de lasser tes abonnés.

Je partage en story mes réceptions à chaque fois qu’elles arrivent. Par contre, je ne fais qu’un bookhaul en live par mois. Je ne présente pas spécialement toutes mes réceptions mais uniquement celles qui m’inspirent plus ou que j’ai envie de mettre en avant.

Il est certain que les réceptions en lien avec mes partenariats seront mise en avant vu que cela fait partie des conditions du partenariat! Je rappelle que je choisis les livres que j’ai envie de porter.

Il est également possible de présenter ses réceptions livresques dans son blog.

5. Un bookhaul se fait seul ou en groupe?

A la base, l’idée était de le faire seul vu que sur Youtube, l’influenceur est seul face à son écran.

Maintenant, j’aime beaucoup transformer les bookhauls en moments de partages entre lecteurs. Tu trouveras sur mon compte #booksta ICI un exemple de live à plusieurs.

C’est une belle occassion de découvrir l’univers livresque des autres. En général, nous rigolons beaucoup!

6. Un bookhaul est-il obligatoirement virtuel?

Forcément, comme l’idée du haul est une idée née sur les réseaux sociaux, il semble normal qu’elle soit avant tout virtuelle.

Cependant, ne te méprend pas, un bookhaul pourrait tout à fait se faire dans la vraie vie. L’idée est déclinable à l’infini…un apéro ou une soirée pyjama avec les copines?

Si tu es comme moi, toutes les occasions sont bonnes pour retrouver tes copines lectrices et passer du temps ensemble.

Alors? Ai-je répondu à toutes tes questions sur le bookhaul?

Si tu as encore des inconnues à ce sujet, n’hésite pas à les indiquer en commentaire. Je tenterais de répondre à tes questionnements le plus clairement possible.

Prêt.e à te lancer dans l’aventure bookhaul?

Envie de participer au prochain bookhaul sur Insta?

Mentionne-le en commentaire!

Divers

Tout ce que tu as toujours voulu savoir et que tu n’as jamais osé demander sur… le Bookclub!

Peut-être fais-tu partie de ceux qui se demandent ce qu’est un bookclub?

Si c’est le cas, cet article est fait pour toi.

Peut-être sais-tu déjà ce qu’est un bookclub?

Dans ce cas, lis quand même cet article, tu pourrais peut-être y ajouter quelques informations oubliées ou mieux apprendre de nouvelles choses.

Commençons par le commencement…

  1. Qu’est-ce que c’est un bookclub?

Le mot bookclub est l’équivalent anglais de l’expression « club de lecture ». Il est vrai que je pourrais utiliser cette expression francophone plutôt que son équivalent britannique. Et pourtant, je trouve que cet anglicisme donne au concept un petit vent de jeunesse et de modernité.

Je suis certaine que pour toi, un bookclub est un lieu où de vieilles grand-mères bigotes et poudrées discutent de leurs dernières lectures autour d’une assiette de biscuits mous et d’une tasse de thé insipide.

Soyons honnête…tu as en partie raison.

Un club de lecture est une rencontre réelle ou virtuelle autour des livres et de la lecture.

Néanmoins, ces rencontres n’ont pas d’âge requis! Un bookclub pourrait réunir des enfants de 10 ans partageant une passion commune pour la lecture ou des adultes fans de Fantasy!

Un livre et une tasse de thé…l’image du bookclub! Photo: Teona Swift

2. Quels sont les différentes sortes de bookclub?

Un bookclub peut être envisagé sous différentes formes.

Il peut être soit organisé virtuellement comme c’est déjà le cas sur mon compte Instagram où j’organise un bookclub au début de chaque mois.

Il est également tout à fait possible d’organiser un bookclub sous la forme d’une rencontre réelle comme je compte le faire à partir de l’automne sur Bruxelles.

Le dernier Bookclub de juin sur mon compte Instagram

3. Un bookclub suit-il toujours la même ligne de conduite?

Le bookclub peut-être organisé de différentes façons.

En voici quelques unes:

  • Chaque participant présente son coup de coeur du mois.
  • Chaque participant présente un livre qui est ensuite lu à tour de rôle par les autres participants du groupe.
  • Un livre est choisi par le groupe et lu pour le bookclub suivant. Une discussion a ensuite lieu lors du bookclub suivant. Cette discussion peut être très académique ou plus en dilettante. Il est possible de discuter sur la compréhension profonde de la lecture, sur les personnages, sur l’analyse de l’écriture et du style narratif. Il est aussi envisageable de parler plus des ressentis, des émotions, de l’histoire… Sous cette seconde forme, la discussion peut s’éloigner légèrement du livre même si le livre doit rester l’élément central.

Le bookclub sur le compte Instagram est par exemple plus un partage mensuel du coup de coeur du mois précédent. Si tu veux voir un replay, c’est ICI .

Lors d’un bookclub, il est également possible de prendre l’apéro , un petit-déjeuner ou le goûter!

Les membres peuvent s’échanger les livres ou organiser une vente de livres lus. Un auteur peut être invité au bookclub et participer à la discussion autour de son livre. Il peut ensuite dédicacer son livre.

Les membres du bookclub peuvent organiser des visites culturelles, se rendre à un salon ou un événement littéraire ensemble.

Dans le cadre d’un bookclub, tout est envisageable!

Photo: Cottonbro

4. Tous les genres littéraires peuvent-ils être abordés?

Bien entendu! Maintenant, il est quand même judicieux de ne pas trop se disperser.

5. Combien de participants peuvent participer à un Bookclub?

Sur les réseaux sociaux comme dans la réalité, il est préférable de limiter le nombre de participants. Dans l’absolu, l’idéal se situe entre 8 à 15 participants.

Je pense qu’un Bookclub comme celui organisé sur Instagram aurait tendance à limiter les participants à 8 pour éviter que le live ne dure trop longtemps. La multiplication des coups de coeur peut provoquer une lassitude au bout d’un moment.

Par contre, dans le réel et pour un échange autour d’une même lecture, un échange peut être agréable et surtout enrichissant avec un plus grand nombre de lecteurs…

Il faut donc adapter le nombre de participants au format choisi.

6. Où se tient un Bookclub?

Sur les réseaux sociaux ou sur les plateformes telles que Twich ou Discord, de nombreux groupes et lives sont déjà organisés. Ils ont l’avantage de permettre aux lecteurs de tous pays de communiquer et d’échanger.

Dans le monde réel, il sera utile de définir un lieu de rencontre. L’idéal est de choisir un endroit fixe. Cet endroit peut être le domicile d’un des membres du club mais peut aussi être une librairie, une bibliothèque, un café littéraire ou un parc en été!

Photo: Mikhail Nilov

7. Qu’est-ce qu’un Bookclub peut t’apporter?

Le Bookclub t’apportera une motivation certaine à sortir de ta zone de confort et à découvrir d’autres genres littéraires, de nouveaux auteurs.

Un Bookclub, qu’il soit réel ou virtuel, t’offrira l’opportunité de rencontrer d’autres lecteurs et peut-être, à te lier d’amitié avec eux. Si tu es introverti, c’est l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes partageants ton amour de la lecture et de l’univers qui l’entoure.

Se réunir lors d’un Bookclub est l’occassion de t’ouvrir l’esprit lors des échanges. Chacun apporte son point de vue et ses connaissances lors des nombreux partages. Tu auras certainement l’occasion d’enrichir tes connaissances et de t’ouvrir l’esprit à la différence.

Discuter d’une lecture commune est également une excellente opportunité de t’exercer au débat et d’argumenter ton point de vue de manière rationnelle et dans le respect de chacun.

C’est une grande richesse de réaliser que l’avis de l’autre est différent sans pour autant être mauvais.

Si tu es timide et que prendre la parole t’effraie, s’exprimer en petit groupe et en sécurité peut t’offrir l’opportunité d’améliorer tes compétences verbales.

Le Booclub est aussi un excellent moyen d’exercer tes facultés intellectuelles et notamment ta mémoire.

En rediscutant d’un livre lu plusieurs jours ou semaines avant, tu muscleras ta mémoire et évoquera des éléments enregistrés précédement. Les informations mises en avant par les autres membres du groupe évoqueront certainement chez toi des éléments de ta lecture que ton cerveau avait mis de côté.

8. Quand a lieu le Bookclub?

Habituellement, le Bookclub s’organise une fois par mois. Les dates sont fixées bien à l’avance afin que tout le monde puisse bloquer la date.

Sur Instagram, le Bookclub est organisé une fois par mois autour du 1er du mois.

Voilà toutes les infos auxquelles j’ai pensé concernant les bookclubs! J’espère que tu as appris plein de trucs et surtout que tu as envie de tenter l’expérience. Finalement, c’est la première fois la plus compliquée. Ensuite, ça roule comme sur des roulettes!

Si tu as envie de participer au Bookclub virtuel du mois de juillet, envoie-moi un petit message sur Instagram. Je t’ajouterai à notre conversation sur le sujet.

Pour un bookclub réel à Bruxelles? Serais-tu partant.e?

N’hésite pas à commenter ou à m’envoyer un message privé.

Je compte faire un annuaire des bookclub par ville. Qu’en penses-tu?

J’attends tes retours…

Divers

Qui a gagné le premier tome de la saga Blackwater?

Il est plus que temps de vous révéler le nom du gagnant ou de la gagnante du concours « Blackwater ».

J’ai effectué le tirage au sort avec l’application Plouf plouf! Vous étiez 30 participants et c’est cafeandbooks28 qui a été sélectionnée.

Notre gagnante!

Félicitations à toi! Contacte-moi en mp sur Instagram afin de me communiquer tes coordonnées et recevoir ce très bon premier tome.

Rendez-vous très bientôt pour un prochain concours!

Divers

Concours Agatha Christie: Qui a gagné un exemplaire de « Mr Brown »?

Comme tu le sais, début mai, j’ai organisé un concours pour gagner un exemplaire neuf du livre de poche « Mr Brown » d’Agatha Christie.

Je vous remercie pour votre participation!

J’ai utilisé le site Plouf plouf pour exécuter le tirage au sort!

La gagnante est Sandrinalillebookine!

Félicitations à toi!

Contacte-moi en MP sur instagram pour l’envoi de ton livre.

Divers

Une rentrée compliquée de Jessica Poncin et Maty

La rentrée d’Anaïs est compliquée!

Si je te dis « rentrée des classes », quels sont les mots qui te viennent spontannément à l’esprit?

Pour moi, la rentrée évoque la nouveauté, les retrouvailles avec les copains, une nouvelle classe, un professeur différent…

Nos souvenirs varient…

Même si nous allons plutôt vers la fin de l’année scolaire et les vacances d’été, je voulais te parler de ce tout nouveau et bel album de Jessica Poncin @the.eden.of.books.

« Une rentrée compliquée » est le second livre de Jessica Poncin

Après « Un été déconnecté » sorti à la fin de l’été dernier, les éditions Prunelle poursuivent la publication autour de héros imaginaires sortis de l’imagination de Jessica. Ils ont joliment pris vie sous le coup de crayon de Maty.

Dans ce nouvel album, nous retrouvons la pétillante Anaïs. Après avoir passé l’été avec Hugo, un sympa petit gars accro aux jeux vidéos, il est temps de retrouver les pupitres et les cahiers.

Cependant, si pour beaucoup d’enfants, rentrée est synonyme de joie, Anaïs appréhende un peu son retour à l’école. En effet, comme elle avait tendance à s’embêter en classe, Anaïs saute une classe.

Ce n’est pas une rentrée ordinaire pour la petite fille et les premiers jours risquent d’être compliqués. Notre petite blondinette s’intègrera-t-elle à sa nouvelle classe?

L’album est édité par les éditions Prunelles

Avec un texte un petit peu plus soutenu que le tome précédent, Jessica Poncin nous propose un récit classique au thème important. La rentrée des classes est un moment marquant dans la vie des enfants.

Très souvent, cet événement majeur est source de stress. Lorsqu’un changement d’école ou de classe est à l’ordre du jour, l’angoisse est encore plus présente et peut même durer plusieurs jours, voir plusieurs semaines.

Cet album jeunesse est un bon moyen de dédramatiser une situation. Il peut bien entendu être le déclencheur d’un dialogue avec l’enfant concerné ou encore la base d’une discussion avec le groupe classe.

De ces discussions peuvent émerger des stratégies, des conseils pour accueillir less nouveaux élèves en classe et les aider à s’intégrer plus rapidement.

Je suis d’accord avec toi, ce n’est pas encore le moment de retourner sur les bancs de l’école. Cependant, une rentrée se prépare… Ne dit-on pas mieux vaut prévenir que guérir?

As-tu vécu une rentrée compliquée? Cet album jeunesse te tente-t-il? As-tu envie de l’ajouter à ta whislist? As-tu déjà lu le premier album de Jessica?

Divers

Elianne de Judy Nunn

Elianne est le dernier roman paru aux éditions Faubourg-Marigny

Quels sont les pays et territoires que tu as pu fouler grâce à la lecture?

Certains livres nous font voyager à travers le monde. Ils ont le pouvoir de nous transporter au coeur de lointaines contrées bien éloignées de nos cieux.

J’adore ces livres. J’ai une petite prédilection pour l’Australie et la Nouvelle Zélande que je rêve de parcourir en long, en large et en travers.

La mondialisation n’a pas que du bon. Pourtant si je dois lui reconnaître une qualité, c’est celle de nous faire découvrir des auteurs d’un peu partout!

Elianne est sorti le 12 avril!

Les éditions Faubourg-Marigny contribuent grandement à nos voyages littéraires. Chaque mois, une petite pépite voit le jour. L’éditrice, Laury-Anne Frut n’hésite pas à se rendre sur différents salons littéraires étrangers.

Lors de ses voyages, Laury-Anne dégotte des perles rares de la littérature internationale. Elle était encore il y a peu à Londres! Les romans proposés par la encore toute jeune ME n’arrivent donc pas par hasard entre nos mains.

Chaque mois, un nouveau roman voit le jour. Pour le mois d’avril, nous voilà partis en Australie. L’autre côté de l’univers. Là où tout va à l’envers…les saisons et le sens du tourbillon dans l’évier…

Judy Nunn, l’autrice d’ « Elianne » est née sur ce continent en 1945. Dans son pays natal, l’écrivaine a écrit 15 romans. Sa spécialité…les grandes sagas…les histoires de famille et leurs secrets.

Judy Nunn intègre dans ses romans l’histoire de son pays. Trois de ses romans ont été traduit en français. Un premier roman jeunesse a été édité en 1994 chez Pocket Jeunesse.

En juin 2021, « Sous le ciel de Maralinga » est paru également chez Faubourg-Marigny. Je ne l’ai pas encore lu. Ma lecture d' »Elianne » me motive grandement à le lire. Je l’ai donc ajouté dans ma wishlist!

Elianne est le troisième roman traduit en français de Judy Nunn

« Elianne » et son titre élégant est le troisième roman publié en français. Le titre et couverture élégants allient l’exotisme australien, la classe française et l’histoire de la construction de l’Australie.

« Elianne » est le nom d’un domaine. Un domaine comme ceux que nous avons découverts dans « Les oiseaux se cachent pour mourir »…

Vois-tu ce que je veux dire?

Je te parle de ces grandes plantations de canne à sucre crées à la fin du 19ème siècle par des colons venus d’à travers le monde…

Elianne, c’est aussi le prénom de la jeune épouse de « Big Jim » Durham. Il a créé cette plantation par amour pour elle. Comme de nombreuses propriétés de cette fin de siècle (et du début du siècle suivant), Elianne prospère et accueille une nombreuse communauté.

Notre récit se situe plus particulièrement dans les années 1960. La quatrième génération de Durham a vu le jour et vit une adolescence entre rock, découverte de la contraception, guerre du Vietnam…

Les révolutions de ces années-là ont franchi les frontières et traversé la Terre. Le monde change. Les arrière-petits-enfants de Big Jim bousculent l’ordre établi par leur aïeul.

Lorsque l’ancienne demeure familiale est détruite, Kate Durham met la main sur les carnets d’Elianne, cette arrière-grand-mère exemplaire que tout le monde décrit comme une épouse aimante et amoureuse.

Très vite, Kate réalise que la réalité est bien loin de la légende familiale. Comment va-t-elle bien pouvoir réveler les secrets de sa famille alors que son père fait face à de nouveaux enjeux et que la tension monte au sein du domaine?

Ce roman réunit de nombreuses qualités. Ces qualités font que j’ai aimé « Elianne ». Entre la plume de l’autrice, les partages sur l’histoire australienne, les personnages attachants ou détestables, l’univers fescinant de ce domaine et les secrets de famille, je me suis sentie comme un petit poisson dans l’eau.

Judy Nunn sait raconter des histoires. Habituellement, les romans de cette catégorie sont construits sur une double temporalité. Elle est bien présente ici mais de façon assez originale.

Car oui, nous voyageons entre la fin du XIXe et les années 60! Si la majorité de l’histoire prend place au vingtième siècle, les éléments plus anciens dévoilent les secrets de la famille Durham.

Au début de ma lecture, j’ai pressenti un coup de coeur. Au fil des pages, il ne s’est pas confirmé. L’autrice met en avant de nombreux thèmes propres à l’époque. J’ai trouvé qu’ils étaient un peu trop survolés.

A chaque changement de personnage ou de thématique, une certaine frustration se faisait sentir. Je voulais en savoir plus, aller plus loin. « Elianne » fait 500 pages. Pour moi, il aurait pu en faire 3X plus.

A mes yeux, il y avait des choses à creuser et à développer…

Alors? As-tu toi aussi envie de découvrir « Elianne »?

Divers

La prophétie des abeilles de Bernard Werber

J’ai écoulu le dernier Werber!

Es-tu parfois déçu.e par les romans d’auteurs dont tu as adoré lire le premier roman et qui te laisse à présent indifférent.e?

As-tu lu « Les fourmis » de Bernard Werber?

Je l’ai lu il y a 30 ans. Je me souviens vaguement de l’histoire. Je sais qu’il était question de fourmis bien entendu. Je me souviens surtout que l’adolescente rebelle que j’étais y avais trouvé une différence, une nouveauté et surtout un message.

J’ai relu Bernard Werber à plusieurs occasions ces trente dernières années. Notamment, les « Thanatonautes » ou « Le Père de nos pères ». J’en ai d’autres dans ma PAL.

Il y est question d’une prophétie issue du Moyen-Age.

En 30 ans, l’auteur a muri, s’est enrichi de ses expériences et de ses découvertes. Moi aussi. Lors de la lecture de « La prophétie des abeilles » sorti aux éditions Albin Michel, la maturité m’a rapprochée de l’auteur qu’elle ne m’éloigne parfois de certains.

Je ne suis pas fan de « Demain les chats » par exemple… J’ai passé un bon moment. L’approche m’a semblée intéressante mais j’ai du mal avec les dystopies. Ces fins de monde me laissent toujours un peu terrorisée.

Par contre, j’ai adoré écoulire « La prophétie des abeilles ». Je remercie d’ailleurs une fois de plus Audiolib grâce à qui j’ai pu me plonger dans ce très bon roman. Je n’ai rien à redire sur cette lecture offerte par Aurélien Ringelheim.

Les thèmes du roman sont l’écologie, la méditation, les abeilles

Le tout est lu avec une énergie en phase avec le livre. Je pense même que le lecteur améliore même, par son charisme vocal et sa prestance, la qualité du récit. Il faut dire que cette histoire de prophétie est incroyable…

J’adore ces histoires qui modifient l’histoire.

Les abeilles auraient-elles écrit une prophétie?

Non, pas du tout!

Par contre, il est connu depuis la nuit des temps que les abeilles ont une influence sur le destin de notre planète. Sans elles, plus de polinisation…plus de verdure…plus de fleurs…plus de fruits…

Si les abeilles ne sont plus là pour faire leur job, qui le fera?

Si les abeilles n’ont pas écrit cette prophétie, qui donc?

Bernard Werber pardi!

Pour le savoir, il va te falloir (écou)lire ce roman fantastique teinté de thriller historique.

Bernard Werber a une personnalité qui lui est propre. Il a ses valeurs et ses croyances. Ses livres en sont empreints. J’ai retrouvé certains éléments chers à l’auteur comme la méditation déjà présente dans les « Thanatonautes ».

Cette méditation est utilisée comme levier pour nous embarquer vers un possible qui nous semble inimaginable. Perso, j’adore lorsqu’il exploite les limites de la conscience…et si Bernard avait raison…

« La prophétie des abeilles » est la solution imaginaire (ou pas) que l’auteur nous propose pour tenter d’éviter la catastrophe écologique à laquelle nous assistons. Sa réponse est peut-être irréaliste.

Néanmoins, ce livre, tout comme « Une histoire des abeilles » est un excellent outil d’ouverture, de compréhension et de sensibilisation. Ce n’est peut-être qu’une petite goutte d’eau face à l’océan de défis à relever…

A sa manière, Bernard Werber fait sa part. Il écrit des livres et nous invite à prendre conscience de notre rôle à jouer pour sauver notre si belle planète.

Peut-être que tu as déjà lu ce roman et que tu n’y as pas adhéré…

Peut-être le liras-tu et ne trouveras-tu pas ce que tu t’attendais à y trouver.

Ce n’est pas grave…

En tout cas, quelque soit le format (livre, ebook ou audio livre), j’ai aimé et j’avais envie de le dire!

Sinon, tu as déjà lu Bernard Werber? Quels livres conseilles-tu?

Le roman est disponible chez Albin Michel!
Divers

Chronique littéraire: Huit battements d’ailes de Laura Trompette

« Huit battements d’ailes de Laura Trompette est édité par les éditions Charleston

Faut-il toujours se fier à un premier ressenti? T’arrive-t-il de te dire que le nouveau roman d’un.e auteur.e peut attendre parce que le roman précédent était juste bien mais pas un gros coup de coeur?

Perso, ça m’est arrivé pas plus tard qu’il y a une dizaine de jours…

J’ai découvert en 48 heures le dernier roman de Laura Trompette et j’ai ADORE. « Huit battements d’ailes » est depuis pas très longtemps dans les rayons de nos librairies préférées. Il est sorti le 22 mars aux éditions Charleston.

Ce roman fait partie de mes deux coups de coeur du mois de mars. Une belle surprise sans conteste!

Laura Trompette est une autrice portant haut et fort ses convictions. Ce dernier roman n’échappe évidemment pas à cette caractéristique. Ici , il est question de féminité, de sororité, de notre monde à l’ère du confinement…de ce qui s’y passe de bon et de moins bon.

A travers huit personnages féminins, Laura nous présent huit personnalités différentes. Qui dit différences dit histoires différentes, réactions différentes et moments de vie différents. Chaque personnage apporte sa pierre à l’édifice qu’est ce roman.

Elles sont huit. Elles vivent aux quatre coins du monde. Elles ont des âges différents mais toutes les huit (ou presque) font ce geste vers les autres, toutes les huit font un pas vers elles-mêmes, vers leurs valeurs, vers leurs besoins même si elles ne rencontrent pas les attentes d’une majorité.

Oser aborder des thèmes comme la violence faite aux femmes, la maternité, le deuil, la maltraitance envers les animaux, l’homosexualité, l’engagement politique…est déjà un acte de résistance en soi quant on est une femme dans nos sociétés encore tellement paternalistes.

Ecrire un roman comme « Huit battements d’ailes » est un formidable outil vers l’ouverture, vers l’affirmation de soi, vers la compréhension, vers la solidarité et vers la lutte pour abolir les différences, supprimer les abus, mettre en avant le potentiel positif de notre humanité.

Je suis donc au regret de t’annoncer que tu vas devoir lire ce roman…et rapidement! L’histoire est prénante. L’écriture est soignée. Je me suis complètement laissée emportée par le style de l’autrice…jusqu’à avoir envie de connaître la suite…

Jusqu’à vivre les périodes entre deux moments de lecture, la tête complètement dans l’univers du roman…Pour moi, c’est la caractéristique première du coup de coeur. Et ça n’arrive pas assez souvent ces derniers temps…

« On peut lire tant de choses dans un regard, même d’une espèce à l’autre. »

Pour terminer de te convaincre, je suis en pleine retranscription de l’entretien que j’ai eu la chance d’avoir avec l’autrice à la fin du mois de mars. Un superbe moment d’échange que j’ai hâte de vous transmettre.

Alors? Tu l’as déjà mis dans ta wishlist? Tu l’as déjà lu? As-tu lu un autre roman de Laura Trompette? Raconte-moi tout et assouvis ma curiosité!