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D’écume et de sang de Mireille Calmel

Certains livres et auteurs souffrent de leur réputation.

Certains romans dit d’amour sont jugés comme de la littérature bas de gamme, de la littérature féminine (vive le patriarcat) ou encore de la lecture de gare. Vite lue et vite oubliée!

Ils m’énervent les intellos de Paris ou d’ailleurs à l’égo surdimensionné, eux qui prétendent savoir mieux que nous ce qui nous nourrit, nous transporte et nous comble.

Depuis plus de 20 ans, Mireille Calmel écrit l’histoire des femmes au cœur de l’histoire de France. Certains me diront qu’elle écrit de la romance. Ceux-là n’ont jamais lu Mireille Calmel.

Ce serait te mentir que prétendre qu’il n’y a pas d’amour dans ses romans. Mais croire qu’il n’y a que cela est se méprendre. « D’écume et de sang » publié par les éditions XO au printemps dernier est un roman historique d’aventures chargé en drames, combats et violences.

Nous sommes bien au XIVe siècle, au Moyen Age et cet âge n’est pas tendre. Heureusement finalement qu’il y a une histoire d’amour dans ce roman.

Honnêtement, j’ai vraiment aimé découvrir ce roman bouleversant. Je n’ai lu que 3 romans de Mireille Calmel. Je les ai fortement apprécié tous les trois.

Dans « D’écume et de sang », la romancière a choisi de nous conter l’histoire de Jeanne de Belleville.

Sais-tu qui est Jeanne?

Avant ma lecture, je ne savais pas que Jeanne avait existé.

Comment a-t-elle réussi à marquer l’Histoire écrite par les hommes?

Elle était pirate!

Née au début du 14e siècle, Jeanne de Belleville a vu le jour dans une famille noble. Mariée de force très jeune, elle est amoureuse d’un autre homme, Olivier de Clisson.

Le jour où Olivier est assassiné pour trahison sous l’ordre du roi de France, Jeanne entre en guerre contre ce dernier. Sa vengeance l’amènera à faire bien des sacrifices et à vivre des aventures hors du commun pour l’époque.

Alliée du roi d’Angleterre, elle prend part à sa manière à la guerre de 100 ans.

Pour raconter la vie de Jeanne, Mireille Calmel a pris le parti de la confession écrite à l’aube de la vie. Jeanne nous raconte dans un carnet sa vie mouvementée. Au fil du roman, la corsaire nous explique avec émotions et détermination les tenants et les aboutissants de son existence.

A travers l’histoire de Jeanne, l’autrice partage le manque et le vide ressentis après la mort d’un être bien aimé. Le tout est plein de justesse.

Les faits concernant la vie de la tigresse bretonne tiennent de la légende. Huit siècles séparent la réalité et la fiction. J’ai eu la chance d’en discuter avec l’autrice. Elle m’a partagé son besoin absolu d’écrire ce roman. Comme si Jeanne, elle-même, lui dictait ses aventures.

Le tout tient la route. La lecture est agréable, riche en émotions et me parait tout à fait crédible. Maintenant, je ne suis pas érudite en Histoire et je n’étais pas présente pour le certifier.

Mon seul petit bémol est le choix de la couverture. Je la trouve un peu vieillotte. Elle donne l’impression de réserver ce roman à une certaine catégorie de lecteurs.trices. Or, amateurs.trices d’histoire, d’aventures et de sensations fortes de 16 à … ans risquent bien d’apprécier.

Tu te reconnais dans ma chronique.

Tu as envie de tenter cette lecture!

N’hésite pas!

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