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Chronique littéraire: Trois de Valérie Perrin

Trois…ça te fait penser à quoi?

Il n’y a surement que les initiés, ceux qui ne râtent aucun concert, qui sont toujours là des heures avant, qui achètent les places de concert en seulement quelques minutes, qui ont adopté le look et la coupe… Ceux-là savent ce que c’est « Trois »…et ils sont une véritable famille.

Et puis depuis près d’un an, en fait depuis la sortie du dernier roman de Valérie Perrin aux éditions Albin Michel, il y a aussi les autres. Les autres ce sont ceux qui comme moi ont acheté le roman de l’autrice justement intitulé « Trois ».

Désolée si tu ne comprends toujours pas… Non ne t’en va pas. Patience… Tu comprendras quand tu liras la version poche du troisième roman de l’autrice. Il sorti à la fin du mois de mars au Livre de poche. Personnellement, il ne m’a pas fallu plus loin que la dédicace à Nicola Sirkis pour comprendre le lien entre ce titre et le groupe de rock français.

« Trois » est avant tout le titre du troisième album du groupe sorti en 1985. Il contenait 9 titres dont « Canary Bay », « A l’assaut », « Trois nuits par semaine », « Tes yeux noirs » ou encore « 3e sexe ». Certainement un album important pour bien plus qu’une génération.

Alors, tu te demandes toujours où est le lien entre Valérie Perrin et Indochine…

Pour cela, il va te falloir partir à la découverte du roman de Valérie, de l’album ou des deux pour en percevoir le lien. J’ai presque envie de dire l’essence. J’écris d’ailleurs cette chronique avec l’album dans les oreilles.

J’étais enfant quand il est sorti. A 10 ans, je le chantais sans réellement en percevoir l’essentiel. Il m’a fallu l’adolescence pour saisir l’importance de cet album. Valérie Perrin m’a offert un retour vers mon enfance… Une véritable madeleine de Proust que ce roman…

Adrien, Etienne et Nina, les personnages principaux de l’histoire, sont nés comme moi en 1976. Ils auraient pu être mes amis de classe. Sauf qu’eux, ils vivaient dans un village de province où ils allaient à l’école. Moi je vivais dans un village flamand de la banlieue bruxelloise (tous les villages autour de Bruxelles sont flamands) et j’allais à l’école à l’entrée de Bruxelles.

Mes copains de classe s’appellaient Stéphane ou Stephan, Cédric, Caroline, Vanessa, Taline, Chantal, Aude, Véronique, Sergio ou Christopher… J’ai aimé cette époque où nous inventions tous les possibles, où nous pouvions être une récré dans Star Wars et une autre dans un épisode de Starsky et Hutch…C’était le bon vieux temps quand même cette innocence du bise ou baffe… Tu as connu ça?

Je les ai perdus de vue. Chantal est retournée au Canada. Nous nous croisons parfois au hasard d’une rue ou d’un post Facebook…d’une soirée retrouvaille…sauf Cédric…lui, il a choisi de ne plus être depuis 25 ans…

Donc je vous parlais du roman « Trois » de Valérie Perrin avant de m’égarer dans les souvenirs de mon enfance en 1986 comme pour une partie du roman de Valérie. On continue?

En 1986, Adrien, Nina et Etienne rentrent en CM2. Ils ne se connaissent pas et se retrouvent dans la même classe. Très rapidement, ils vont devenir les meilleurs amis du monde, une bande de « Trois », inséparables à la vie, à la mort. Ils font les 400 coups.

En 2017, Adrien, Nina et Etienne se sont également perdus de vue. Une voiture est sortie du lac à proximité du village de leur enfance… Quel est le lien etre le trio et cette épave? Virginie, journaliste et proche du groupe d’amis à l’époque, mène l’enquête et remue ce passé qu’ils ont peut-être envie de voir encore noyé au fond du lac.

J’ai lu avec beaucoup de plaisir ce troisième roman de Valérie Perrin en lecture commune. Oui oui, ce chiffre « Trois » est riche de symboliques. J’ai vraiment adoré retrouver la plume de l’autrice qui a quand même vendu 2 millios d’exemplaires de ses 2 précédents romans. Plutôt impressionnant, non?

Il est certain que « Trois » est bien différent de « Changer l’eau des fleurs » ou encore de « Les oubliés du dimanche »…et pourtant, ici encore, j’ai retrouvé cette humanité, ce souci de comprendre l’âme humaine dans sa diversité et sa complexité. Cette envie de mettre des mots sur les maux invisibles de l’esprit.

Il y a ici aussi ce besoin de justice, de réparer ce que d’autres ont brisé. Ce besoin est tellement primordial dans notre société qui jette, qui efface, qui reproduit encore et encore les mêmes schémas, les mêmes erreurs, les mêmes chagrins…

Trois lectures de cette autrice et troiss sans faute…

Un plus léger…

Deux lourd de ces fleurs…

Trois…vers l’ouverture…

Il n’est pas étonnant que lorsque l’an passé je me suis retrouvée face à Valérie Perrin, j’ai perdu mes mots. Il y a quelque chose chez cette femme de grand. Une humilité et une force impressionnantes. Valérie m’a alors dédicacé son roman en me disant qu’elle trouvait cela beau la timidité…et en écrivant « Trois » c’est le miroir de nos vies.

Oui, il y a dans « Trois », l’album et le livre, un reflet de nos vies. Le lire de par la plume de l’autrice à quelque chose de profondément rassurant. Merci…

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